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 [RP - Mleouf] La rencontre

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Mleouf
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MessageSujet: [RP - Mleouf] La rencontre   Sam 28 Déc - 1:30

La rencontre:



Le texte qui va suivre n'est qu'un fragment de ma mémoire, il se peut que mes descriptions sont parfois floues, vagues... A la vérité, ces souvenirs ne m'appartiennent pas, mais sont ceux de l'Autre . Oui, l'Autre moi, celui qui se terre au plus profond de mon être, celui qui me ronge l'âme depuis ma naissance, celui qui 'empêche de vivre comme l'un d'entre vous. Cette chose, c'est Fenrir. Il est celui que j'appelle mon « coté animal » et parfois même « le démon ». Et pourtant, j'ai appris, non pas à le dompter car il m'est impossible de le faire, mais à cohabiter avec lui. Car j'ai appris à le connaître, et lui à me comprendre. Vous autres, Humains, dormez pour rêver. Mais moi, je ne dors que pour me remémorer, et ainsi, apprendre à mieux connaître Fenrir. Depuis un bon moment, les souvenirs de Fenrir rejaillissent sous forme de rêves, et aujourd'hui encore, cela n'a pas cessé. Fenrir n'était pour moi qu’une abjecte créature, incarnation même de la Bestialité, et de la Colère. Et pourtant...

Certes, ce démon n'est pas comme nous, il n'est qu'un animal à forme anthropique, tuant qui, et quand il veut. Mais même lui, aussi inhumain soit-il, a ressenti le plus fort des sentiments : l'Amour.  Finalement, il n'est pas si différent de nous, mis à part sa férocité et son apparence. Oui, même ce monstre ressent des choses. Quand bien même l'histoire qui suit peut paraître étrange, il n’empêche le fait que le personnage cité est bien Fenrir.



Tout commença en l'an deux-cent trente-sept de la troisième ère Andorathienne, le septième jour d'Akolsolah. Depuis que Fenrir avait quitté sa demeure pour trouver l'assassin de son père, il rôdait à travers le pays, en quête de vengeance. Ce jour-là, il se trouvait près de la Plaine de Cendres, c'était ici que les Dragons durent vaincus, il y avait de cela près de deux siècles. Fenrir, sous forme humaine, aimait marcher près des racines de la Montagne. L'air y était frais, malgré les particules de cendres qui se rependaient dans l'air, deux cent ans après la Grande Bataille. C'est alors qu'il aperçut une personne au loin, accroupie au centre de la clairière. Curieux, Fenrir s'en approcha prudemment. Il tendit l'oreille : la curieuse personne était à genoux, et semblait sangloter. Il mit sa main sur l'épaule de l'individu. Celui-ci se retourna vivement, révélant ainsi un visage féminin. La femme se releva, inquiète. Fenrir put observer son sublime visage rond. Elle avait le teint légèrement pâle, ses cheveux étaient d'une magnifique couleur argentée, fin et longs. Sa bouche était fine. Autour de son cou était placé un pendentif représentant un dragon aux ailes déployées. Au centre, était placé une pierre triangulaire de couleur rouge-sang. Celle-ci était entourée de runes gravées. La jeune femme portait un longe robe de couleur gris argent. Puis Fenrir remarqua qu'elle ne portait pas de chaussures : elle marchait pieds nus. Mais ce qui frappa Fenrir, c’était ses yeux. Elle avait les yeux d'une magnifique couleur bleu fumée. Ses yeux étaient si beaux qu'il se perdit dans son regard. Cette femme était d'une beauté divine. Une telle beauté ne pouvait exister pour les humains. Elle était tellement charismatique que Fenrir sentit son cœur chavirer. Il en tomba éperdument amoureux dès le premier regard. La jeune femme semblait toutefois apeurée.

« Calmez-vous ! Je ne vous veut aucun mal ! Fit-il
_ Qui êtes-vous ? Demanda la jeune femme
_ Un simple rôdeur... Pardonnez ma curiosité, mais qui pleurez-vous ?
_Je ne puis vous le dire. »

Fenrir regarda alentours... Le sol était couvert d'un jolie herbe verte. Ont pouvait voir à certain endroits de vieux ossements. Fenrir comprit...

« Vous pleuriez les Dragons n'est-ce pas ?
_ Comment le savez-vous ?
_ Peu d'humains s'aventurent dans ces terres, on raconte que la descendante des dragons rôde encore en ces lieux. Et  je doute que quelqu'un vienne dans un cimetière draconique pour faire autre chose que pleurer la mort des Dragons. »

il s'approcha d'un squelette. Celui ci semblait bien plus grand que les autres. Il caressa doucement les ossements. Au même moment, il crut entendre un léger grognement de la part de la jeune femme.

« Ces créatures ne méritaient pas leur mort. Dit-il. Les Humains sont faibles, et ont peur des choses qui les surpassent. C'est pourquoi ces majestueuses créatures  sont mortes.

_ Vous semblez si différent des autres...

_ Peut-être parce que je le suis. (Puis, il se retourna vers le squelette : ) Ainsi donc, reprit-il, voilà ce qu'il reste du Dragon DwiinSilVul. Il était sans doute parmi les plus noble des Dragons. Il était brave, et a donné sa vie pour protéger ceux qu'il aimait. Et sa femelle s'est sacrifiée pour le sauver à son tour, pour au final, mourir aux cotés de son Amour, prouvant ainsi que les Dragons ressentaient des choses. De ce fait, cela aura permit à leur progéniture d'être sauvée de ce massacre odieux. »

L'air suspicieuse, la jeune femme regarda attentivement Fenrir :

« Vous semblez en connaître long sur ce sujet.

_ Des Hommes m'ont prit mon père alors que je n'était qu'un enfant. Ma mère est morte de chagrin quelques mois après. Cela fait quelques années que j'arpente ces terres, a la recherche de ces hommes. J'ai pu apprendre de nombreuses histoires et légendes au court de mes voyages.»

La jeune femme observait Fenrir, elle semblait surveiller le moindre de ces gestes. Il était mal à l'aise, il avait l'impression que la jeune femme lisait à l’intérieur de lui-même, elle semblait lire en son cœur, découvrant en lui tous les secrets qu'il avait gardé jusqu'ici. Mais une question le taraudait :

« Pourquoi pleuriez-vous les dragons ?

_Je suis désolée... Je dois partir ! »

Puis elle tourna les talons et s'enfuit a travers la forêt.

« Attendez ! Hurla Fenrir. Comment vous appelez-vous ? »

Mais il était trop tard, la jeune femme s'était déjà enfuie. Fenrir observa le ciel qui commençait à s'assombrir. Il était temps pour lui de monter un bivouac pour passer la nuit. Il s'installa à la lisière de la forêt, alluma un feu, dévora goulûment un morceau de viande fraîchement chassé, puis une fois rassasié, il s'allongea et s'endormit.

Il fut brusquement réveillé par un groupe de personnes approchant. Rapidement, Fenrir se leva, cacha ses affaires, éteignit le feu de camp et se camoufla derrière un rocher. Il tendit l'oreille et jetai de temps en temps un œil furtif afin de voir à qui il avait affaire. Ils étaient une dizaine de personnes. Des Humains, vu leur allure. Ils étaient vêtus pauvrement, et certaines étaient armés d'arbalète. D'autres, étaient équipés de scies et autres instruments coupants. Il comprit qui ces individus étaient et ce qu'ils comptaient faire. Il s'agissait de braconniers, venus s'emparer d'ossements de dragons. Selon certaines croyances, les os de dragons permettaient de créer de puissants enchantements et sortilèges.

Fenrir, tapi dans l'ombre, rampa derrière le braconnier qui était le plus à l'arrière, mis sa main sur la bouche de l'homme et lui transperça le ventre de sa lame. Le corps devenu flasque il s'empressa de le cacher dans un buisson avant que les autres ne se retournent, et ne remarquent la disparition de leur coéquipier.  Rapidement, Fenrir s'empara de l’arbalète chargée du défunt, et visa la tête de celui qui s’apprêtait à couper le squelette d'un dragon. Le carreau traversa la tête du malheureux, ce qui éclata sa boite crânienne en immenses gerbes de sang. Puis Fenrir courut, l'arme au poing, tranchant le torse de deux hommes peu réactifs. L'un chargea son arbalète, Fenrir s'empara de l'un des braconniers et s'en servit comme bouclier humain. La flèche lui perça le torse. Mais un autre braconnier eût le temps de planter une dague dans le dos de Fenrir. Sous la douleur, il s’arrêta, et s'agenouilla.

Il sentit son cœur battre rapidement, et son corps lui brûler les entrailles. Il était temps pour lui de se révéler sous son vrai jour. Il se releva difficilement, et proféra une insulte dans une langue inconnue des Hommes. Mais sa voix était différente : beaucoup plus grave, beaucoup plus rauque... Elle n’était plus celle d'un Humain, mais celle de quelque chose de plus bestial... Plus démoniaque. Ses yeux devinrent rouge sang, ses oreilles devinrent pointues, une épaisse fourrure noire lui sortait de la peau. Ses dents devinrent des crocs acérés. Son corps devint plus grand, ses muscles croissaient. D’énormes griffes noires lui sortaient des doigts, et une queue touffue lui poussa sur le bas de son dos. Les braconniers, tremblants, regardaient le spectacle avec horreur. Il était rare d'assister à la métamorphose d'un homme en loup-garou, et généralement, personne n'avait le temps de le dire à qui que ce soit, car leur mort allait les faucher aussitôt la mutation finie.

Fou de rage, Fenrir arracha la tête de celui qui lui planta une dague dans le dos, déchiqueta le torse de l’arbalétrier devant lui. Mais fut aussitôt arrêté dans sa folie par une profonde douleur dans son bras... Une flèche y était plantée, Fenrir retira la flèche mais son bras était comme paralysé. Il jeta un bref coup d’œil sur la flèche, et remarqua qu'elle avait été forgée en argent. Une autre flèche le transperça dans le ventre cette fois. Grognant de douleur, il s'effondra, totalement paralysé.

« Je t'avais dit que ces sortes de flèches valaient le coup ! Lança un braconnier. »

Puis il se rapprocha du loup-garou, le sourire aux lèvres, et lui susurra :

« Ne t'en fait pas... Une fois que les autres en auront fini avec ces foutus os, je m'occuperai de toi et de ta jolie fourrure. »

Mais son sourire s’effaça lorsque, des cieux, retentit un rugissement que Fenrir n'avait encore jamais entendu. Les braconniers, terrorisés, s'enfuirent en courant, laissant Fenrir seul, gisant dans son propre sang. A bout de souffle et de force, Fenrir ferma les yeux, sentant les Ténèbres l'emporter.
Il entendit a nouveau l’étrange rugissement, suivi de cris humains. Il tenta de lutter, mais ce faisant, il épuisa ses dernières réserves de force, et par la suite, s’évanouit.

Lorsqu'il revint à lui, Fenrir était allongé sur un vulgaire tas de paille, il avait recouvré sa forme humaine. Il remarqua qu'il était dans une sorte de caverne et que quelqu'un lui avait fait un bandage autour du bras et du ventre. Il tenta de se relever, mais la douleur étaient encore trop grande... C'est alors qu'elle apparut ; la jeune femme de la veille dans sa robe gris argent. Elle s'approcha, un bol d'eau chaude à la main, puis s'assit aux côtés du blessé. Elle fit infuser une plante rouge dans l'eau, et tendit le récipient à Fenrir qui le prit, et but son contenu. Le goût était légèrement sucré, quoiqu'un peu acide. Il sentit la douleur s’apaiser. Il essaya à nouveau de se lever, mais la jeune femme le retint d'un bras. Elle lui retira délicatement le bandage, puis nettoya la plaie a l'aide d'un onguent jaunâtre. Il sentit un frisson lui parcourir l’échine lorsque la jeune fille le toucha: ses mains étaient froides. Ils s'échangèrent un bref regard. La jeune femme examina la plaie.

« L'argent a pénétré trop profond dans votre chair, je peux vous soigner, mais cela risque de prendre beaucoup de temps. C'est un miracle que vous soyez encore en vie.

_J'aurais dû prévoir la possibilité que l'un d'entre eux décoche une flèche d'argent. Fit Fenrir en grimaçant.  Selon vous, combien de temps vais-je rester allongé ici ?

_ Peut être cinq ou six jours. Mais vous devrez vous reposer pendant quelques cycles supplémentaires, le temps que la paie soit bel et bien cicatrisée. Les braconniers tentent fréquemment de s'emparer des ossements la nuit. Vous ne survivriez pas à une nouvelle flèche. »

Elle marqua une pause, puis prépara un nouveau bandage qu'elle enroula autour du bras de Fenrir.

« Pourquoi m'avoir caché votre véritable nature ? Demanda t-elle.

_ Ma race a été longtemps chassée par les Humains... Nous faisons en sorte de rester dans l'ombre, afin d’éviter tout conflit avec eux... La mort a déjà trop frappé nos semblables, nous préférons empêcher que cela ne se reproduise. »

Nouveau moment de silence. Fenrir ne pouvait s’empêcher d'observer le sublime regard de la jeune femme... Puis il se remémora les événements de la veille, la rencontre avec la jeune femme, l'attaque des braconniers, la dernière chose qu'il avait perçu... Ce rugissement, suivi de ces cris humains. C'est alors que Fenrir comprit...

« Vous n'êtes pas davantage humaine que moi, n'est-ce pas.... ? SotOdWiing, je me trompe ?

_ Comment avez-vous... ?

_ Un humain ne s'aventurerait pas seul sur ces terres, surtout sans armure... De plus, vous pleuriez vos semblables ; vos parents en particulier... Et cette chaîne que vous portez autour du coup. Il y a des runes draconiques inscrites dessus.

_ Ayant découvert mon secret, j'ai une bonne raison de vous tuer sur-le-champ...

_Vous ne le ferez pas. Lança Fenrir.

_ Vous avez l'air plutôt sûr de vous...

_ Si vous vouliez vraiment ma mort, vous n'auriez pas pris la peine de me soigner. Vous le saviez. Vous vous doutiez très bien que je finirais par découvrir votre vraie nature.  Mais vous avez également compris que  malgré ça, je ne vous ferrai aucun mal. J'ignore pourquoi, mais vous tenez à ce que je reste en vie, sinon vous n'auriez pas prit le risque de vous dévoiler devant ces braconniers. 

_ Je suis forcée d'admettre que vous avez raison. Je suis bien SotOdWiing... Celle que les Humains appellent Kaal' Tahra, ou la Dragonne d'argent. Fille de DwiinSilVul et BriiFahSoh.

-Je suis enchanté de vous rencontrer SotOdWiing, je me nomme Fenrir. »






Fenrir resta allongé quatre jours de plus... La dragonne lui permit ensuite de se lever, mais de ne pas se fatiguer. Au bout de quelques cycles, la dragonne permit à Fenrir de la découvrir sous sa véritable forme, a condition que lui aussi se transformerait. C'est donc sous Luna que Fenrir se décida à prendre sa forme originelle. La dragonne tint sa promesse et à son tour changea de forme.

C’était une magnifique créature, elle était bien plus grande que Fenrir. Elle possédait deux longues cornes grises, des crocs acérés lui sortaient de sa gueule brûlante. Elle avait les yeux rouges. Ses écailles étaient argentées et reflétaient la douce lumière de Luna. SotOdWiing fit signe à Fenrir de grimper sur son dos. Fenrir, curieux, s’exécuta. Une fois le loup-garou installé sur son dos, la dragonne déploya ses larges ailes argentées et s'envola... Volant à travers les cieux, Fenrir se sentit renaître, respirant l'air pur. Il apercevait au sol de nombreuses petites cités humaines. Il ferma les yeux, et écouta les sifflement du vent dans ses oreilles, ainsi que les lourds battements d'ailes de la dragonne.

Quelques heures plus tard, SotOdWiing revint à la caverne... Après avoir atterri lourdement sur le sol, et laissé Fenrir descendre de son dos, elle reprit forme humaine. Fenrir en fit de même, et lui révéla tout l'amour qu'il ressentait pour elle. SotOdWiing lui répondit en l'embrassant tendrement. Puis elle invita Fenrir à la rejoindre dans son lit. Fenrir et SotOdWiing s'enlacèrent puis ne tardèrent pas à laisser le désir les gagner, si bien qu'ils cédèrent rapidement au plaisir charnel.


Des cycles se sont écoulés, et Fenrir fut autorisé à repartir : sa blessure avait été parfaitement guérie. Fenrir voulait rester avec son aimée, mais il fallait qu'il reprenne la route. La jeune dragonne   lui rendit ses armements. Après que Fenrir ait remit sa tenue de voyage, elle lui tendit une paire de gantelets de protection d'une superbe couleur argentée, sur lesquels étaient inscrites des runes draconiques. Ils étaient à la taille de Fenrir, qui accepta son présent. Mais la dragonne ne s’arrêta pas là : elle détacha sa chaîne de son cou, et le fixa autour de celui de Fenrir. Il la remercia pour son hospitalité et ses cadeaux, et lui offrit un dernier baiser. Ils s'échangèrent ensuite un dernier regard, puis Fenrir se mit en marche. Il prit la direction de la forêt. En chemin, il serrait toujours le médaillon de la dragonne entre ses doigts. Il lut les inscriptions autour de la pierre précieuse qui était placée au centre du médaillon : « Mulaag Ahkrin Zin ». Il se remémora les dernières paroles qu'il avait échangé avec SotOdWiing :






    «  Ne m'oublie jamais, Fenrir.

       _ Jamais je ne t'oublierai mon amour... Jamais »

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