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 -L'appel du Nord- [Chapitre 1]

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bapto
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MessageSujet: -L'appel du Nord- [Chapitre 1]   Lun 30 Juin - 14:23

-Capitaine avons nous un cap?
-Faites cap au Nord Lieutnant!
-Le Nord?
-Oui vous avez bien entendu, c'est notre destination, et notre ultime chance de survie dorénavant...
-Va pour le Nord dans ce cas, j’espère seulement que vous savez ce que vous faites mon Capitaine.
-Moi aussi, je l’espère sincèrement...

  Un navire arborant le pavillon rouge du vieil empire navigue dans les eaux tumultueuses qui ont récemment englouties Nethergrad. Un cap est fixé, mais quel cap! Les terres du Nord sont empreint de mythes, de rumeurs, et d'horreurs! Seul un fou tenterait le voyage dans ce genre de contrée. Pourtant le capitaine du navire n'est en rien sujet à la folie, il est tout justement désespéré, comme bon nombre de Nethariens au jour d'aujourd'hui...
  L'Empire était autrefois constitué d'un seul continent insulaire, bordé par plusieurs mers et océans. L'océan située au nord de cet empire était extrêmement vaste et périlleux, il menait tout droit vers une ile faisant approximativement un tiers de la taille de Nethergrad.
Approximativement, oui car aucun des explorateurs envoyés n'en est revenu indemnes...
 En ces temps de crise, il semblerait que ce continent glacial soit l'unique salut des quelques survivants de l'empire. En langues anciennes on nommait ce continent Natafark, mais prononcer ce mot est synonyme de mort. Le nord est une malédiction, une hérésie pour l'empire, des guerres millénaires ont fait rage entre le sud et le nord, aucun récit n'indique clairement l'issu de ces conflits. On a préféré oublier ce pays et celui qui le dirige...

-Dites capitaine, est ce vrai que le Nord est toujours habité par les Natafarkiens?
-Vous le saurez une fois le pied à terre mon brave! La seule chose que je peux vous dire c'est qu'ils sont au courant de notre venue...
-Vous blaguez? n'est ce pas?
-Pas le moins du monde, et si vous voulez un conseil, gardez toujours une main sur votre fourreau. Depuis plus de mille ans, je doute qu'ils aient pu se procurer un certain sens de l'hospitalité.
-Mais qui dirige ces sauvages, chef?
-Oooh, toujours le même depuis l’émergence de leur civilisation j'imagine, leur grand Rhaemlord!
-Que l’impératrice nous viennent en aide...
-Vous n'aurez aucune aide de celle-ci, l'empire n'existe plus mon brave, il faut t'en faire une raison. Pense davantage à ce qui nous attend plutôt qu'au passé. Natafark n'est en rien une terre d'accueil paisible, si nous voulons y vivre, l'épée et la ruse seront nos seules alliées...

 Le Calypso, navire de l'empire fait voile pour le royaume perdu de Natafark, en quête d'une terre d'asile. Mais tout le monde ignorent encore les dangers qui les attendent. Les montagnes enneigées de Rhaemlord ne se laisseront pas si aisément souiller par de pauvres humains en exiles...


Dernière édition par bapto le Ven 13 Fév - 9:19, édité 1 fois
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Kikoo996
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MessageSujet: -Les Gardiens-   Mar 1 Juil - 9:04

Chers amis,

Je me suis échappé de l'île irradiée de Nethergrad la veille de l'explosion de la bombe d'Azenstein. Je suis parti car je voulais être un homme libre et pourtant en ce moment même, alors que je vous écris... Tout espoir de liberté a disparu pour moi.

Je me suis échappé à bord d'un vieux bateau de pêche, profitant d'une tempête qui m'a emporté loin de l'île. J'ai voyagé. Beaucoup. J'ai exploré les terres d'Andorath qui étaient pour nous humains un royaume inconnu, j'ai navigué vers l'archipel de l'Ouest, vers les îles Hadgar et Yukta, puis je me suis aventuré au Nord vers vers le royaume de Natafark. Mais si seulement j'avais su... À peine avais-je mis le pied sur terre que cinq guerriers sortis de nul part, portants chacun une arme démesurément grande, se jetaient sur moi et m'assommaient.

Je me réveillai dans une cellule de prison délabrée, à moitié inondée, ayant pour seule source d'air une minuscule fenêtre donnant sur la mer. Quelques heures plus tard, deux gardes m'emmenaient dans une salle du trône en ruine, devant leur roi : Rhaemlord.
Celui-ci me dit :
- Dis, humain, sais-tu pourquoi nous t'avons fais prisonnier ici, comme tant d'autres depuis des millénaires?

Je n'osai pas répondre, sous risque de me faire trancher la gorge, ou pire, me faire torturer, ou encore pire... Non il ne fallait pas imaginer.

- Sais-tu pourquoi nos deux peuples sont entrés en guerre il y a des millénaires?

Sa voix se faisait plus forte sous l'effet de l'énervement. Il tapa du poing sur le trône:
- C'est à cause de VOUS!

Il marqua une pause. Je ne comprenais pas pourquoi il racontait cela à moi et non à un autre, mais j'écoutais.

- Mon peuple, les Natafarkiens, a été créé bien avant les humains et avait pour mission de protéger les terres de Nethergrad. On nous a appelé les Gardiens. On nous a loué, couvert de gloire, respecté, car nous parvenions à éloigner Nethergrad de tout danger. Puis les humains sont arrivés. Nous avons cohabité sur ces terres pendant des siècles dans la paix et la prospérité jusqu'à ce qu'un roi humain déclare un jour que Nethergrad devait être contrôlée par une seule espèce dominante. Il décida que seuls les humains pouvaient être considérés comme Nethariens, et que ces terres n'avaient en aucun cas besoin de Gardiens pour les protéger. Les humains commencèrent donc à nous persécuter et nous fûmes contraints à s'installer au Nord, sur ces terres inhospitalières que nous avons depuis nommé Natafark. Une guerre inévitable éclata et humains comme Natafarkiens moururent par milliers puis, nos deux empires ruinés, la fin de la guerre fut déclarée entre nos deux empires mais la paix, elle, ne revint jamais. Nous avons encore aujourd'hui gardé une haine contre les humains que nul ne pourrait appaiser.

Je restai immobile, bouche bée devant ce récit dont nul humain ne se souvenait, alors qu'il avait une valeur immense pour le peuple des Natafarkiens.
-Nous somme aujourd'hui seuls les Gardiens de la haine et nous vivons repliés sur nous-mêmes, éloignés de tout autre civilisation, mais nous ne regrettons rien. Les humains n'ont toujours pas payé pour leurs actes.

Je lui répondis enfin:
- Votre Majesté, la race humaine est presque éteinte suite à la fin de notre empire... Les humains ont donc payé de leur sang et de leur âme. Cela ne suffit-il pas?

Rhaemlord sembla réfléchir quelques secondes puis il ordonna d'une voix calme:
-Renvoyez-le dans sa cellule.

C'est donc dans cette même cellule que je vous écris en moment et c'est par la fenêtre de celle-ci que que je vous l'envoie. Les Natafarkien ne sont en aucun cas les sauvages que l'on décrit, mais leur désir de vengence est si fort que rien ne les arrêtera... Je suis enfermé ici avec des dizaines d'autres Nethariens enfermés depuis des années voire des siècles, espérant tous sortir un jour de cette prison.

Ceci n'est donc pas qu'une simple lettre...
C'est un appel à l'aide.


Dernière édition par Kikoo996 le Dim 6 Juil - 10:08, édité 1 fois
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bapto
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MessageSujet: Re: -L'appel du Nord- [Chapitre 1]   Mar 1 Juil - 15:46


--Journal de bord du Calypso--

Après des mois en mer, nous foulons enfin le sol. Je devrais me réjouir d'avoir atteint mon cap, mais en fait non... Natafark n'est en rien l’éden que nous attendons. En vérité il serait plus juste de parler d'enfer, ou plutôt de purgatoire. Nous sommes venus ici pour purger nos erreurs passés sur Nethergrad. Si nous avions mieux pris soin de notre terre natale nous n'en serions pas venu à nous exiler au bout du monde. Je pense viser juste en parlant de "bout du monde", car au-delà de ces contrées glacées et enneigées il n'y a plus rien, nous sommes aux limites du monde connu et de la civilisation. Le terme civilisation me semble peut être mal approprié lorsqu'il traitre des Natafarkiens...

On ne connait aucun peuple plus sauvages qu'eux. Leur chef, ou "Thark" comme ils préfèrent mentionner, est le grand et millénaire Rhaemlord. On dit qu'il naquit en même temps que l'ile de Natafark, puis selon des légendes obscures, une divinité du Chaos lui aurait fait don d'une armée de cinq cents créatures de glaces. En échange de ce don, le dieu scella un casque d'acier sur son crane, il lui fut alors impossible de le retirer. Ce casque serait maudit, l'essence du dieu réside dans cet acier et contrôle comme bon lui semble son porteur.

Rhaemlord et son armée prirent la mer à bord de navire fraichement bâtit, ils débarquèrent seulement quelques semaines plus tard sur les rives de ce qui serait plus tard Nethergrad. Le grand Thark y bâtit son royaume et un palais. Jusqu'au jour où les premiers humains firent leur apparition. Rhaemlord n'y voyait en eux que faiblesse et stupidité. Mais son orgueil le perdit... Des caravanes, des fermes, des villages, des villes, et des bastions apparurent progressivement. Nethergrad était née. Le premier Empereur Netharien leva une imposante armée qui mis au pas les cinq cents créatures du Seigneur nordique. Il fut contraint de repartir avec ces quelques gardes du corps dans son pays natal...

Il n'existe aucun mot en vieux Natafarkien pour exprimer la haine qu'éprouve Rhaemlord contre les humains de Nethergrad. Mais grâce à son casque impie, il vécut des siècles et des siècles. Dans son palais de glace et d'obsidienne il échafaudait un plan pour reconquérir cette ancienne colonie. On dit que Natafark comprend plus de soldats que toutes nations du monde réunis... Et c'est ici que nous avons décidé d'habiter après la destruction de Nethergrad... Quelle folie nous poussée à faire cela... J’espère sincèrement que sa haine c'est allégé depuis...

Voici la seule gravure conservée depuis plus de milles ans illustrant le Thark Rhaemlord.


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MessageSujet: Re: -L'appel du Nord- [Chapitre 1]   Ven 4 Juil - 0:26

Rentrant de mon long périple, je déposai mon fardeau et releva mes lunettes emplies de givres. Ayant pris soin de refermer la porte de mon taudis, je mis mon butin sur la maigre brasier qui brûlait encore dans la cheminée de pierre et baissai mon foulard pour profiter au mieux de la chaleur de ce dernier.
La tendre chaleur réchauffa quelques peu mes doigts gelés à travers mes mitaines déchirées. Un frisson me parcouru quand je réalisai que je devrais encore me contenter ce soir d'une carcasse de ragnard dont le goût évoquait un subtil mélange entre le jus de chaussette de néo-Versailles et l'andouillette.


Je songe tranquillement au long chemin qui m'avait amené là. Je me souviens d'une explosion... Oui, une explosion, une immense explosion qui m'avait projeté avec avec mes vêtements en lambeaux dans la mer. J'avais confectionné un radeau avec les pans de ma maison autour de moi, et m'était laissé emporté à la dérive, lentement, me nourrissant des poissons cru que j'attrapais au fil de ma dérive...
Mon périple nautique dura 12 jours, et je me souviendrait toujours du moment où, réveillé par le froid, dans une nuit noire d'encre, j'avais heurté la glace. Je m'était alors relevé, et ai marché la nuit durant sur la glace fragile dans l'espoir de trouver une terre.
j'était finalement parvenu à trouver la terre qui me sert d'asile aujourd'hui, affamé et frigorifié, claquant des dents à en faire fuir les ours. La fatigue me gagna au plus profond de mon être et je tombait, éreinté, sur le dur sol gelé.

Le lendemain fut le début de ma nouvelle vie. Je me réveillai à l'aube, lorsqu'une innocente marmotte essaya de me renifler. j'ouvrit brusquement les yeux et le reflet du soleil sur la neige immaculée m'aveugla. Je me relevai, et me mit en route, longeant la côte, jusqu'à trouver un abris creusé dans une bute, dont la porte haute de 1 m 50 était ensevelie de moitié par la neige. Je trouvait à l’intérieur le cadavre gelé d'un nain, assis sur un lit fait de fourrures de loup, dans une petite pièce creusée qui comportait un coffre dans lequel je trouvais un fusil, des vêtements et de la nourriture et une cheminée en pierre rudimentaire sur lequel trônait une lettre d'adieu, écrite en une écriture étrange, qui me semble très ancienne.

Je pris la décision d'enterrer la nain sous la neige, et je me promis de demander à un sage de traduire cette mystérieuse lettre, si toutefois je serais amené à en croiser un avant de mourir.

Je lâche un soupir. Combien de temps s'est écoulé depuis le jour de mon arrivée sur cette terre hostile ? Je ne sais le dire. Le Nord n'est finalement pour moi pas si hostile qu'il ne me paraissait dans les légendes. Je remerciait chaque jour Akatosh de n'avoir pas croisé les sauvages qui peupleraient les lieux, et je sors sans un bruit comme à mon habitude pour camoufler l'entrée de mon antre, lorsque j'aperçu au loin sur la mer une faible lueur fantomatique qui se refléte sur l'eau...
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MessageSujet: -La Révolte-   Sam 5 Juil - 18:19

L'atmosphère des prisons Natafarkiennes est de plus en plus tendue. Alors que les prisonniers arrivent par milliers, d'autres bâtiments destinés à ceux-ci ne sont pas construits à temps. Certains détenus n'obéissent plus aux ordres et meurent alors roués de coups, réveillant l'indignation de leur proches qui, à leur tour, tiennent tête aux gardes de la prison.

Il semblerait également que certains Natafarkiens soient de notre coté, car ceux-ci ne comprennent plus la raison de leur vie sous la dictature d'un roi que l'on sait à demi-conscient... Nous avons donc pu dialoguer sans violence et dans le plus grand secret au risque de finir écorchés vifs. Et à cette heure, un plan est en marche.

Au lever du Soleil, une énorme explosion se fait entendre : il est temps.
Un Natafarkien participant à la rébellion passe devant chacune de nos cellules avec un exemplaire des clés pour nous libérer, puis désactive le système d'alarme de la prison. Nous nous ruons vers la sortie dans ces couloirs sombres dont on ne voit pas l'issue et nous frayons un chemin alors que je donne les dernières instructions pour l'heure fatidique. Certains arrêtent de courir après quelques minutes, exténués et sont aidés par les plus rapides, animés par leur désir de liberté.

Arrivés au lieu de rassemblement, nous faisons une seconde brêche dans la muraille entourant la prison, sous une pluie de flèches tirés par les gardes, transperçant le corps de certains détenus. Les plus courageux restent pour se battre, pour mourir en héros et défendre leurs proches des coups d'épées assénés par l'armée Natafarkienne. Nous parvenons enfin à nous enfuir, nous dirigeant vers la forêt de Narghis réputée pour être inaccessible aux êtres n'y appartenant pas. Mais ce que nos poursuivants ne savent pas, c'est que l'un de nous y appartient.
Ce dernier, nous l'appelons le "Dral-Thark".
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MessageSujet: Re: -L'appel du Nord- [Chapitre 1]   Dim 6 Juil - 13:31

J'étais tiraillé entre mon espoir de retrouver mes anciens compagnons et mon appréhension face à cet esquif qui ne m'augurait rien de bon. J'entendis au loin la glace se briser sous la vitesse du bateau, et je pris peur lorsque je songeai que ce bruit risquait d'alarmer les autochtones. Je pris ma décision en une fraction de seconde, et rassemblai mes loques, mon fusil et la moitié de ragnard carbonisé qui restait dans un sac de voyage confectionné avec du cuir de lapin, sans oublier bien sûr la lettre du Nain.

Je relevais mon foulard, mis mes lunettes fêlées et partit dans la nuit calme, que seul le bruit lointain de la glace qui se fend venait perturber . Je lançais un dernier regard vers la mer avant de partir affronter les dangers du Nord, et constata que le vaisseau avançait à une allure raisonnable vers le continent. Je ne sus pourquoi, mais le vaisseau m'inspirait de vagues souvenirs... Un espoir fou me restait, et je décidai de rester sur les quais, pour affronter ma curiosité de plus en plus forte face à ce mystérieux navire qui me semblait de plus en plus familier. Le bateau s'approchait tant et plus, et je pouvais désormais distinguer le motif des voiles. A la vue de ce motif, tout me revint, et une euphorie démentielle me traversa. J'agitai les bras, criai à plein poumon, et je reconnus plusieurs personnes sur le pont.
Le bateau s’échoua calmement dans la neige, et une femme pirate lança une échelle de corde que je m'empressai d'escalader. Sur le pont se trouvait un curieux groupe formé d'un lycanthrope, d'une pirate, d'un homme-ovin, d'un scaphandrier et d'une femme mystérieuse dont je me souviens être la compagne du loup.
Les retrouvailles furent plutôt froides, à cause du contexte qui empêchait d'être heureux et serein en vue des dangers qui nous guettent. L'homme-loup ne cachait pas sa déception de me voir toujours en vie, chose que je regrettais car j'ai toujours eu pour lui un profond respect. Mais je me sentais néanmoins ravi de retrouver ces compagnons que je savais comme une famille d'adoption pour moi. Je déplorais l'absence de certains, et tous me répondirent que lors de l'explosion, beaucoup disparurent, et je me sentis profondément triste lorsque je pensais que certains n'étaient peut-être plus...

J'aidai mes compagnons retrouvés à installer un camp sur la plage, et nous nous affalâmes tous, éreintés, au coin du feu de camp, recroquevillés dans nos vêtements pour ne pas prendre froid, sauf le mouton qui était à l'aise dans sa fourrure. Vers la fin de la soirée, beaucoup étaient partis se reposer dans les abris fraîchement construit ou dans les cabines du bateau, et je profitais de cet instant pour prendre le loup-garou à part.

- Excuses-moi de te déranger... J'ai trouvé une lettre sur le cadavre d'un nain, mort de froid dans sa cabane, peux-tu me la déchiffrer ?
- Si tu me montres ladite lettre, je veux bien essayer...

Je sortis de ma veste le parchemin jauni par le temps et dont les caractères étranges sont à peine visibles.

Le lycanthrope s'assit dans la neige, et commença à étudier la lettre silencieusement, ses sourcils épais froncés et l'air concentré.

-Il s'agit bien de runes naines! Laisses-moi un peu de temps, je devrais pouvoir déchiffrer ça rapidement…

Il resta comme ça quelques minutes, puis soudain se leva et hurla:
PAR LES CROCS DU VURDALAK !
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MessageSujet: -Le Sanctuaire-   Ven 11 Juil - 20:47

Alors que nous arrivons à l'entrée de la forêt de Narghis, le Dral-Thark s'approche d'un autel situé au centre d'une clairière. Elle pose sa main sur un objet situé sur celui-ci qui, en réponse à son toucher, s'illumine puis disparait, comme désintégré dans l'air. Puis, l'hotel s'enfonce dans le sol et les branches  menaçantes des arbres bloquant notre passage s'écartent progressivement, nous ouvrant l'accès à la forêt.

Le Dral-Thark marche en tête, sa silhouette féminine nous guidant à travers le sanctuaire. Car oui, le Dral-Thark, bien que la tradition Natafarkienne ne le permet que très rarement, est une jeune femme. Les Dral-Tharks sont choisis à l'âge de seize ans par les sages de Natafark, après avoir passé de nombreuses épreuves pour se montrer digne de ce titre. Ils sont ensuite touchés par le Drahem pendant une cérémonie souvent appelée le "Baptème du chaos" en référence au dieu du chaos habitant le Thark. Un nom définitif leur est donné pendant celle-ci; et la jeune femme nous guidant aujourd'hui se nomme Mitrinthia, signifiant "lumière du peuple" en ancien Natafarkien.
Mais si Mitrinthia s'est mis du coté de la rébellion, c'est parce que nous avons un but commun : atteindre le mont Tir et retrouver Rhaemlord pour briser le cycle de haine qui règne chez les Natafarkiens.

La forêt de Narghis est souvent surnommée le "Sanctuaire de Feu", et c'est en pénétrant dans celle-ci que je comprends cette appellation : les feuilles des arbres sont d'un rouge flamboyant penchant vers des teintes dorées et orangées. Le tronc de ces arbres sont aussi sombre que si on les avait brûlé, et leurs racines tentaculaires forment parfois un pont au dessus des rivières qui traversent Narghis.

Nous marchons. Longtemps. Certains sont à bout de force mais Mitrinthia, infatigable, nous entraine avec elle. Alors que nous sommes sur le point de tomber d'épuisement, un immense portail marquant la fin de la forêt se dresse devant nous : l'entrée menant au mont Tir. Le portail est couvert de gravures, entouré de colonnes somptueuses et de scupltures représentant Raemlord et les anciens Dral-Tharks.

Nous décidons d'installer le camp à la nuit tombée afin de nous reposer. Alors que nous nous réunissons autour d'un feu, je réalise quelque chose: bien que la plupart d'entre nous somme humains ou Natafarkiens, d'autres races qui m'étaient jusqu'alors inconnues sont également présentes; les Jorkis, hommes aillés pouvant s'adapter à chaque environnement, les Phargons, peuple vivant sous terre dans d'immenses grottes creusées par leur ancêtres il y a mille ans, et j'en oublie... Je finis finalement par m'endormir sur un lis de feuilles.

Je suis réveillé par Mitrinthia au levé du Soleil, m'annonçant que nous levons le camp. S'en suit une longue journée pendant laquelle nous escaladons les rochers du mont Tir, évitant crevasses et fumées toxiques, nous cachant des créatures hostiles qui y rôdent et portant ceux et celles n'ayant plus la force de continuer. Peu à peu, une forme se dessine dans le brouillard : la forteresse du Thark.
Une fois à l'intérieur, je reconnais immédiatement ce lieu ; j'y avais été ammené une première fois lors de mon arrivée sur l'île. Nous traversons  le couloir somptueux menant à la salle du trône, puis nous poussons la lourde porte de glace qui y mène.

Rhaemlord est seul dans la pièce en ruine, siégeant dans son trône de saphir, immobile. La Dral-Thark s'approche lentement de lui, lève les bras vers le ciel puis, dans un éclat de lumière, un objet apparait dans ses mains : le Drahem.
Soudain, une voix semblant sortir de la bouche du Thark se fait entendre... Hors, celui-ci ne bouge pas.
-Je vous attendais.
Une fumée noirâtre sort de son corps, puis une forme monstrueuse apparait derrière lui. Mitrinthia, faisant quelques pas en arrière, s'écrie:
-C'est, c'est... Le dieu du chaos!
La voix répond :
-Tu as bien vu , petite, mais l'esprit du Thark règne en moi comme je règne en lui... Souviens toi que nous partageons le même esprit et le même corps, ce corps dépourvu de vie.

Un de nos hommes se jette sur le dieu qui, d'un mouvement de main, le transforme en glace.
La Dral-Thark continue:
-Pourquoi faites vous cela? Que cherchez-vous?
-Ce monde m'appartient. Certains prétendent en être les souverains et le gouvernent,  établissent leurs lois, mais ces espèces échouent... Je viens rétablir l'Ordre. Grâce à l'immense armée qu'est l'armée Natafarkienne, je pourrai marcher sur n'importe quelle terre, faire fuir des populations ou les réduire à l'esclavage. Je pourrai même... Recréer ce monde.

Je suis désemparé... Alors que nous voulions simplement changer l'avis de Rhaemlord à l'égard des humains, nous voila maintenant confrontés à un dieu du chaos décidé à reconquérir le monde.
Tout espoir semble perdu quand tout à coup, le plafond de la salle s'effondre et un lycantrope accompagné d'une dragonne, d'une pirate, d'un homme-mouton, d'un scaphandrier et d'un homme au visage caché aterrissent sous les yeux écarquillés des rebelles. Une femme en robe blanche et un homme à la peau verdâtre apparaissent également, déposés par la dragonne.
Fenrir, un sourire aux babines, me crie:
-Eh ben, il semblerait qu'on arrive juste à temps!
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MessageSujet: Re: -L'appel du Nord- [Chapitre 1]   Jeu 17 Juil - 23:04

Entrée n°1253 du journal de bord

Voila maintenant 1 an 6 mois 2 semaines 4 jours 1 heure 8 minutes 38 secondes et 16 centièmes que nous n'avons reçu aucun approvisionnement pour la base lunaire. Le communauté scientifique et moi-même commençons à sérieusement nous inquiéter. Si cela continue, nous allons devoir évacuer la base lunaire et perdre plusieurs mois de recherches.


Entrée n°1270 du journal de bord

Fait intéressant, en relisant les rapport, j'ai remarqué que peut avant l'arrêt total des ravitaillement une forte lueur se dégageais du continent de Nethergrad. Initialement interprété comme un volcan en éruption, je me demande si cette lueur n'est pas la causes de nos ennuis.


Entrée n°1275 du journal de bord

Le délai est dépassé, nous enclenchons donc la procédure d'urgence  consistant à l'évacuation de la base et la destruction de toutes les données scientifique stockée. J'entend d'ici la voix sans vie nous enjoignant à rejoindre les capsules.


Entrée n°1276 du journal de bord

Enfin, nous voila partis, moi et le professeur Azenstein-KO25 (un cyborg clone du professeur) et deux autres scientifique sommes montés dans la dernière capsule. Il me parait évident qu'il est arrivée quelque chose à Nethergrad pour que l’approvisionnement stoppe ainsi. Nous voyons au loin la base lunaire maintenant vide s'éloigner de nous. L'accélération en rentrée d'atmosphère se fait sentir. Je suis en train de perdre conn...


Entrée n°1277 du journal de bord

Fait incroyable alors que nous étions sensé atterrir non loin des côtes Nétharienne, nous voila perdu en pleine océan! Je ne peut croire que nous nous soyons autant trompé dans nos calcul balistique. Alors que j'écris ces lignes, le professeur Azenstien-KO25 et nos collègue commence déjà à travailler sur un moteur pour transformer notre capsule en frêle embarcation.


Entrée n°1280 du journal de bord

Voila maintenant 3 jours que nous naviguons et toujours aucune côte en vue. Nous avons pris la décision de nous diriger vers le Nord en espérant rencontrer des cieux plus cléments.


Entrée n°1287 du journal de bord

Après une semaine de tension insoutenable, nous apercevons une colonne de fumée au loin. Nous mettons cap sur elle.


Entrée n°1289 du journal de bord

La colonne de fumé s'est révélée être un navire à vapeur Nétharien, après nous être reposé, sustenté, et lavé, nous rejoignons le capitaine dans sa cabine. Il nous explique brièvement la situation en nous propose de nous conduire au point de rendez vous sur Natafark. C'est avec plaisir que nous acceptons la proposition et que nous mettons le cap sur Natafark.


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MessageSujet: Re: -L'appel du Nord- [Chapitre 1]   Dim 20 Juil - 22:01

Le crépuscule tombait déjà sur la citadelle d'Andorath. La cité baignait dans une lumière orangée. La ville était bâtie sur une immense colline, et comptait trois étages. Le plus bas comportait les habitations des villageois basiques, et commerces. Le deuxième, les maisons des plus riches, et les lieux de cultes. Le troisième étage était consacrée au jardin et au palais royal.
C'est d'ailleurs dans une immense salle que demeurait le roi. Ses appartements étaient grands et comportait une chambre, un bureau et une bibliothèque. Les rideaux d'un bleu foncé était paré de multiples croix argentées rappelant l'embleme du pays flottaient au vent.  Le feu dans la cheminée brulait, éclairant en partie la salle. Derrière le roi de trouvait un groupe de rescapés Nethariens. Ce groupe était formé d'un guerrier encapuchonné, d'une femme aux cheveux blancs, une femme-pirate, un scaphandrier, et d'un homme a l'apparence ovine...
Le silence régnait dans les appartements royaux... Jusqu'au moment où le guerrier demanda après un long silence:

"Majesté ? Vous semblez contrariée! Quelque chose ne vas pas ?
_Le ciel est noir au Nord Ouest... répondit le souverain.
_C'est également ce que j'ai remarqué...
_Une tempête sans doute. proposa l'homme ovin.
_Peut-etre, peut etre pas.... Difficile a dire."

Le roi se retourna, puis revint près de l'endoit où le groupe se tenait. Le scaphandrier était debout, les bras croisés. La femme pirate avait trouvé une carte marine posée sur une table, et s'était mise à l'etudier attentivement. La dragonne, elle, s'etait assise sur un fauteuil près du scaphandrier, perdue dans ses pensées. Quant au Dah'Luhrin, il manipulait son talisman entre ses doigts.

"Je suis heureux que vous ayez survécu au cataclysme, Nethariens... reprit le roi.
_Si vous saviez comment on a vécu pendant c'voyage sur ce rafiot... lança la navigatrice.
_Je peux concevoir le fait qu'un voyage entre votre empire et notre pays a dû paraître long."

Fenrir commençait à s'impatienter :

"Si je puis me permettre, Andor*, vous nous avez fait venir pour autre chose que le temps, je me trompe ?
_En effet, mais cette fois, cette affaire ne te concerne pas directement, Fenrir. J'aimerais parler a tes camarades..."

Le scaphandrier releva sa tête, comme soudainement interessé. La femme-pirate se détacha des cartes et revint s'asseoir aux cotés de Fenrir. La dragonne lui adressa un regard sombre, mais elle ne le remarqua pas.

"J'ai entendu dire que vous comptiez vous rendre en Natafark. Puis-je vous demander pourquoi ? reprit le roi.
_Cette decision ne concerne que nous. fit la pirate.
_Natafark ? Qu'est-ce ? demanda la dragonne.
_Il s'agit de ce que l'on appellé la Terre Originelle. On dit que les premiers hommes descendent tous de ces habitants du Nord Lointain.
_Ce nom m'est familier. remarqua Fenrir.
_Je ne l'ai jamais entendu auparavant. dit la dragonne.
_Pour vous, Dame SotOdWiing, c'est naturel ! affirma le roi. Il est neanmoins inutile de s'y rendre ; l'endroit est desert depuis des temps immemoriaux. Cependant...
_Oui ? lança Fenrir.
_Il m'a été rapporté que des navires rôdent dans la mer du Nord.
_Vraiment ?
_La prudence est la meilleure des choses. Si toutefois, vous comptez vous y rendre.
_Vous allez nous aider ?
_Fenrir... Tu veux vraiment y aller ?
_Bolrag an Dalan !*
_Je comprends... Je ne peux malheureusement pas vous envoyer d'escorte actuellement. Mais je peux vous fournir un équipage complet et efficace."

Ils parlementèrent quelques heures. Le roi voulait en apprendre davantage sur la civilisation Netharienne. 
Tard dans la nuit, le groupe descendit en ville pour rejoindre leurs confrères à l'auberge. Le lendemain, tous se dirigèrent vers le Sud afin d'embarquer au port de Leneth. Fenrir fit un détour par sa maison, à la demande de sa compagne : elle voulait absolument revêtir sa vieille armure d'argent. C'est une fois la porte de la ville atteinte que le groupe se sépara de leurs montures. Ils traverserent la ville à pied, déambulant dans les rues pavées du centre-ville. Puis ils arrivèrent enfin devant le navire impérial , où un équipage déjà présent chargeait le batiment de provisions.
Ils partirent en fin d'apres-midi. Le vent leur était favorable. L'équipage était réactif et suivait les ordres du capitaine autoproclamé : la femme pirate. Les Nethariens jouaient aux dés assis sur des sacs de sable, se servant d'un vieux tonneau comme table. Fenrir, lui s'etait penché sur le bastingage de la proue et songeait. SotOdWiing le rejoignît vetue de son armure d'Argent. Ils regardèrent ensemble l'horizon quelques instants. La dragonne le questionna :

"Dis moi... Cette femme... Tu la connais depuis longtemps ?
_Ne sois pas jalouse, c'est une bonne amie, mais il n'y a jamais rien eu entre nous.
_Tu en es sûr ?
_Je t'ai vu la regarder méchamment ces derniers jours. Elle est certes, autoritaire et parfois rustre, mais elle reste quelqu'un de très sympatique quand elle le veut. Il n'y jamais eu relation plus forte que l'amitié entre nous."

Ils marquèrent une pause

"À quoi tu penses ? Tu n'as pas dis grand chose depuis notre depart...
_Natafark... Je l'ai deja entendu quelque part...
_C'est un pays plus au Nord, d'après ce que j'ai compris.
_Certes, je le savais, mais il y'a autre chose...
_Tu penses à quelque chose en particulier ?
_Je ne sais plus, je ne parviens pas a me souvenir..."

Les jours passaient, les uns après les autres. L'ambiance à bord devenait de plus en plus lassante, malgré la bonne humeur qui y régnait. L'Equipage chantait des chants marins Andorien. La dragonne apprit à naviguer. Le capitaine l'avait fait quartier-maitre pour qu'elle l'assiste. L'homme ovin, lui, n'avait visiblement pas le pied marin, malgré tout le temps passé en mer. Il avait souvent la tête par dessus le garde-corps, regurgitant son repas. Ils s'arrêtaient de temps en temps pour se ravitailler en vivres, faisant escale dans des villes proposant un port.

C'est au bout de plusieurs semaines de voyage que le froid commençait à se faire ressentir. Les côtes s'enneigaient au fur et à mesure qu'ils se rapprochaient du continent Natafarkien.
Un jour, la vigie repéra sur les côtes un homme. Une fois à portée suffisante, celle-ci en fit la description, c'etait un homme qui portait un foulard, et des lunettes. Il avait également une arme à feu dans sa main droite, et tentait d'alerter le navire en faisant de grands gestes. Le capitaine ordonna qu'on le fasse monter a bord. Il s'agissait visiblement d'un ancien Netharien. Cela faisait bien longtemps qu'il avait subitement quitté sa terre natale sans raison.
Le soir même après les retrouvailles, ils décidèrent de débarquer sur une toundra voisine, afin de se reposer et de monter un camp. Les temperatures baissaient : SotOdWiing, alluma plusieurs feux de camp afin que tout le monde beneficie d'une chaleur constante. Parmi l'equipage, beaucoup avaient froid, et s'étaient vêtus chaudement. L'Homme-ovin avait une fourrure épaisse naturelle qui maintenait sa température corporelle à la normale. La dragonne ne ressentait rien, elle était la fille de la dragonne des glaces BriiSahFo. Fenrir, lui n'avait pas froid, il était trop occupé à ressentir autre chose. Une sensation de mal-être s'était emparée de lui... Quelque chose s'etait réveillé au plus profond de son être, une chose qui lui remuait les entrailles.

Ils repartirent quelques jours plus tard vers le Nord. Les glaciers devenaient trop dangereux pour le navire, le capitaine décréta qu'il serait bien plus prudent de s'éloigner des côtes et de quitter les hauts-fonds pour revenir en mer profonde.

La nuit vint à tomber. Fenrir humait l'air frais qui s'était légèrement alourdi. Au bout de quelques minutes, il sentit les premieres gouttes de pluie taper contre sa capuche et entendit les gouttes tinter contre ses canons d'avant-bras. Le capitaine hurla :

" 'Va falloir vous accrocher les gars, la nuit va être longue et mouvementée, une tempête fonce droit sur nous ! "

À peine ces mots furent prononcés que le tonnerre commença à gronder, et la pluie s'intensifia. Le pont devint glissant et la vision de l'equipage diminua, leurs regards obstrués par l'eau battante. L'océan se reveilla, et le navire tanguait de plus en plus. Le temps passait, et les vagues se déchaînaient. L'équipage peinait à manœuvrer, certains manquaient de s'ecraser la tête contre le pont glissant. Les éclairs se faisaient plus fréquents. Fenrir avait un mauvais pressentiment, il regardait partout autour de lui. Il remarqua que la dragonne plissait les yeux, observant à babord... Il regarda rapidement dans la même direction, mais ne vit que la brume nocturne. Il y eut soudain une détonation.

" Qu'est ce que c'etait ? s'inquiéta un marin.
_Le tonnerre, sans doute... le rassura un autre.
_ Peut être que... "

Mais il fut interrompu par une autre détonation, suivie d'un « plouf ». Le sang de Fenrir ne fit qu'un tour, il hurla:

 " On nous bombarde ! Armez à babord ! "

En effet, au loin se dessinait la silhouette d'un galion. Le bâtiment ennemi se rapprochait, toutes voiles dehors, à une vitesse inquiétante. Le capitaine du navire impérial constata son adversaire, c'etait un navire un peu plus grand que le sien, mais semblait fragile. Elle donna ses ordres :

" Mi-mât, moussaillons, et chargez la mitraille à tribord ! "

Les marins s'attelaient à la tâche, certains, manquant de glisser des mâts. La femme en robe blanche, qui avait embarqué avec eux, cria :

" Capitaine, la poudre est trempée, nous ne pourrons tirer qu'une seule salve !
_Ca ira, il n'y a qu'un seul galion ! Chargez tout de même des boulets rouges et les boulets chainés. Mais ne tirez que lorque je le dirai ! Il ne faut pas gâcher notre poudre.
_Bien Capitaine ! "

Le navire imperial se mit en position, et attendit, tout en maintenant un mouvement de manière à eviter dêtre transpercé par le navire adverse. Entre temps, d'autres bateaux Natafarkien l'avaient rejoint. Une fois que le navire posséda une ligne de mire parfaite, la femme pirate hurla :

" Mitraille ! FEU ! "

Les dizaines de boulets volèrent et transpercerent les coques des galions ennemis, les planches détruites, libéraient l'architecture interieure, le navire le plus proche avait sa réserve de poudre à decouvert.

" BOULETS ROUGES ! TIREZ ! "

Les boulets enflammés atteignirent la réserve de poudre qui fit exploser le galion et achevèrent les autres navires. L'equipage du navire Netharien, hurlait de joie. Mais Fenrir, lui, avait repéré un problème bien plus grave. 

Profitant de l'assaut de ses congenères comme diversion, un Galnoran* avait contourné la bataille pour se rapprocher du navire. C'etait un navire imposant, deux fois plus grand que le navire imperial. Il disposait de quatre mâts, et à priori, ses flancs étaient très hauts, larges, et laissaient apparaître des dizaines de sabords...

" A COUVERT ! "

Le Galnoran tira une salve de boulets. La poupe fut touchée, si bien qu'un projectile heurta la balustrade qui vola en éclats. Dans sa course, le grand morceau de bois frappa le capitaine, qui tenait la barre, à la tête, ce qui la fit tituber, et s'evanouir.
Fenrir ordonna à ce qu'on s'occupe d'elle, et prit la barre. Il tourna sec à babord... Ce qui fit dériver le navire droit vers le flanc du Galion de guerre.

" Mais qu'est ce que vous faites ? Vous allez nous faire tuer... ! s'étrangla un marin.
_Faites-moi confiance!
_Mais que fait-il... ?
_Je n'en sais rien... lui répondit un autre.
_Oh mais attendez, il va... "

« BOUM » Le navire Netharien avait éperonné le Galnoran. Fenrir lâcha la barre, hurla à son ami à la peau verte de s'en occuper. Instinctivement il s'élança par dessus le garde-corps, puis s'aggripa de toutes ses forces au navire ennemi. Il grimpa, et sortit son épée. Il transperça un matelot, s'empara rapidement de son arme à feu et l'accrocha sur sa bandoulière. Il esquiva plusieurs assauts. Il entendit une énorme détonation, et un sifflement dans l'air. Instinctivement, il se jeta à terre, et vit des boulets chaînés déchirer les voiles et trancher le mât de misaine, et le grand mât... Les cordes coupées se détendaient et fouettaient mortellement l'air. Mais Fenrir ne devait pas rester là, les mâts s'écroulaient : le navire était immobilisé. Le mât tomba à l'eau, déchirant les planches du pont, et libérant un large trou dans lequel Fenrir s'engouffra rapidement. Il descendit à la hate à la seconde batterie, jouant des poings et tranchant les membres. Quand il arriva enfin dans la reserve de poudre du navire, visiblement sèche. Il perça un trou dans un tonneau de poudre, et le fit rouler au sol à l'aide de son pied. Une petite ligne de poudre reliait Fenrir à la réserve. Il fit à nouveau rouler d'un coup de pied le tonneau vers la réserve. Puis il sortit le pistolet qu'il avait subtilisé auparavant, et tira à bout portant sur la mèche de poudre. Il s'empressa ensuite de ressortir de la cale. Il ne fallait pas s'attarder; le navire allait bientôt exploser. Il courait, sautant par dessus les débris et les cadavres. Mais le navire explosa de l'intérieur, et la coque, détruite, se sépara en deux. Fenrir, sous le choc, glissa et tomba. Il se releva en titubant légèrement: il ne lui restait plus que quelques secondes avant que le bateau ne sombre à jamais dans les abysses. Il courut vers le mat de Beaupré, parvint à atteindre son bout, et sauta dans le vide. Il fut rattrapé au vol par d'immenses pattes écailleuses argentées. Fenrir remercia la dragonne qui le déposa délicatement sur le pont du navire Netharien. 
Haletant et en sueur, il était agenouillé sur le pont, vidé de toute force. Il avait été blessé, d'une balle à l'épaule gauche.
Le navire était jonché de cadavres: les Natafarkiens avaient visiblement tenté un abordage. 
La femme-pirate, qui avait visiblement repris conscience, ordonna à ce qu'on mette toutes voiles dehors, car il ne fallait pas s'attarder ici, et que le navire ne survivrait pas à un nouvel assaut...


La nuit vint à tomber, ils avaient fait halte sur une ile isolée. Ils étaient tous éreintés par la bataille. Fenrir était assit près du feu, la dragonne lui bandait l'épaule. 

"Il faudra qu'un jour, tu m'expliques comment tu raisonnes! tonna t-elle. Tu as failli tous nous tuer.
_Je ne sais pas... J'ai agi sans réfléchir. J'ai suivi mon instinct…"

Elle soupira. Fenrir se perdit dans son regard. Il glissa sa main derrière les cheveux d'argent de la dragonne, puis la regarda droit dans les yeux.

"Merci de m'avoir rattrapé…
_Tu es vraiment imprudent!
_Je sais…"

Puis ils s'enlacerent tendrement avant de s'embrasser passionnément.



Quelques jours plus tard, le navire avait été remis en état. Ils avaient été rejoint par une flotte Andorienne: les renforts étaient arrivés. Des rebelles Natafarkiens les avaient accompagnés jusqu'à l'entrée du port de Natafark. C'est ici qu'ils frappèrent. Arrivés au port, ils firent feu sur une immense forteresse qui servait de prison, avant de s'attaquer aux habitations.

Plus tard, alors que la ville avait été conquise, et que les forces rebelles et Andoriennes se chargeaient de maintenir le calme, ils décidèrent de se diriger vers la forteresse de RhaemLord. Un guide rebelle leur indiqua le chemin vers le mont Tir.
C'était une gigantesque montagne, entourée d'une forêt dense et de marécages. Toute vie sur la montagne semblait avoir disparue, on n'y voyait que roche, cratères, glaces et désolation. À son sommet, se dressait une immense forteresse gelée qui semblait avoir été construite depuis des millénaires.

Toutefois, l'air y était lourd et le fort semblait innacessible par la terre. Le seul moyen d'y accéder serait par les airs. La dragonne, sous sa forme originelle les déposa tous sur le toit. 
Puis la dragonne utilisa son poids pour faire céder le plafond.
Fenrir sauta, suivi par le scaphandrier, la femme-pirate, un homme à peau verdâtre, et la dragonne qui déposa délicatement la femme à robe blanche et l'homme ovin, un aventurier et un homme au visage masqué. 

L'intérieur de la salle était délabré. Certaines colonnes de pierres étaient brisées, les murs étaient couverts de glace. Au centre de la grande salle, était assis sur un trône de saphir, un homme desséché, un étrange casque sur sa tête. Il semblait dégager des volutes noirâtres. Près de la porte se tenait un groupe de personnes, agenouillées et menacés par des hallebardes pointées sur eux par des gardes. 

Fenrir ajusta son arbalète et tira, la femme pirate sortit à son tour un pistolet et tous deux firent mouche. Les deux gardes tombèrent, leurs gorges et leurs poitrines transpercées. 

Fenrir s'approcha des prisonniers et leur tendit sa main.

"Et bien? Il semble qu'on soit arrivés a temps..."

 L'homme à terre se releva. Et adressa un regard inquiet derrière Fenrir. Le Dah'Luhrin se retourna et effaça tout sourire lorsqu'il aperçut enfin son ennemi.  Camouflé derrière l'épais nuage de fumée que dégageait le roi, une gigantesque et noire créature se tenait là, observant de ses yeux rouges luisants, Fenrir. Elle avait de grandes cornes noires, et de larges ailes, dégageant un genre de fumée obscure. Sa forme restait floue. Mais son identité était claire. C'était le dieu du Chaos en personne. Celui que Fenrir appelait Altan. 

"Fenrir! Comme je suis heureux de te revoir... Cela fait plusieurs siècles qu'on ne s'est pas vus... fit le démon, de sa voie gutturale.
_Je pensais t'avoir réduit au silence éternel en t'enfermant à jamais dans l'Outre-Monde. cracha Fenrir.
_Les portes vers votre monde sont nombreuses. D'autant que certains sont encore sous mes ordres!"

Il pointa du regard le roi, immobile sur son trône. Son casque semblait luire, désormais d'une pâle lueur bleue. Le démon fit un geste de la main, et tous se retrouvèrent propulsés contre le mur. 

Altan s'approcha de Fenrir. Ce dernier était désormais sur ses genoux, haletant. Le dieu lui retira sa capuche violemment de ses longs doigts griffus.

"Tiens donc! Tu gardes forme humaine? remarqua Altan. Tu renies ta véritable nature? Tes origines bestiales? J'ai créé votre monde de mes mains! Je suis le créateur de chacunes de vos pitoyables races. Je vous connais, vos points forts et vos points faibles. Et pourtant, voilà trop longtemps que je n'arrive pas à vous éradiquer. Toi et ta race d'hommes chiens! Et pourtant, vous êtes parmi mes plus belles créations. Vous avez échappé à mon contrôle depuis bien trop longtemps, et vous avez renié la véritable puissance que je vous avait offert. "

Fenrir en sueur ignorait de quoi il parlait, il ne pouvait plus bouger, comme aucun de ses compagnons. Il était forcé d'ecouter le discours du Dieu-Démon, impuissant. 

"Mais je t'offre une chance, Fenrir! Une chance de survivre et de te rallier à nouveau à mes cotés et à libérer toute la puissance que tu détiens au plus profond de toi..."

Fenrir serra les dents et se souvint alors de cette sensation de mal-être qui l'envahissait des jours auparavant. C'était donc l'essence démoniaque au fond de lui qui s'était réveillée. 

"Alors, quelle est ta réponse? continua le monstre. Ta place n'est pas aux cotés de ces faibles créatures, ta race faisait jadis partie de les meilleurs guerriers...
_Les humains ont plus de volonté que toutes vos forces réunies... criai la dragonne. Elle ne se laisseront jamais dominer car c'est une race libre! Fenrir le sait et ne joindra jamais vos rangs.
_Oh je crois que si, insecte! Et je vais m'en assurer..."

À ces mots le roi maudit se leva, sortit sa lame, et poignarda la dragonne dans le ventre sous le regard de Fenrir. Ce dernier commença à saigner du nez, tremblant de colère. La dragonne, encore en vie, hurla au Dah'Luhrin:

"Il essaie de te faire perdre ton esprit! Ne cède pas, j'irai bien! Ne le laisse pas prendre possession de ton..."

Elle fut interrompue par le poing du Démon qui l'assoma sur le champ. La bouche de la dragonne laissait échapper un léger flot de sang. Fenrir serra les poings, tellement fort qu'il ne se rendait pas compte que ses griffes avaient poussé et lui perçaient les mains. Le Dah'Luhrin avait perdu le contrôle de lui même. Ses yeux devenaient rouges et laissaient bientôt échapper une fine brume rougeoyante. Ses dents devinrent des crocs et son corps grandit. Déchirant ses vêtements. Un grognement bestial jaillit de sa gorge, mais parfaitement intelligible.

"Laisse... La...! TRANQUILLE!"

Sa métamorphose douloureuse achevée, il se jeta droit sur le gigantesque démon qui lui attrapa la gorge d'une main et l'étrangla. Ce dernier ricana.

"Allons! C'est tout? Je vois que vous avez toujours cette rage qui vous anime. Sens-tu la puissance couler en toi? Elle afflue dans ton corps et bientôt, tu seras mien!"

Puis il asséna à nouveau un coup de pied sur la dragonne, lui ouvrant le nez. Fenrir lâcha un grognement bestial et sentit de nouveau son corps changer... Il abandonna, laissant le démon le posséder: il ne voulait pas voir sa dulcinée souffrir une fois encore. Il sentait l'aura maléfique le contrôler, son esprit et ses mouvements, mais son corps continuait de changer, il grandissait encore jusqu'a ce que sa masse musculaire et sa taille fassent plus de la moitié de la salle. Il ressemblait dorénavant a un gigantesque loup gris foncé aux pattes puissante. Une brume bleue s'echappaient de sa gueule glacée et de ses yeux. Fenrir versa une larme et perdit tout contrôle sur sa pensée et son corps... Il ne ressentait plus que la haine, la faim... Il regarda les nethariens, sa gueule suintante de bave. Il avait vraiment faim! Et ces pauvres créatures sans défense allaient le rassasier.

SotOdWiing se réveilla, l'esprit encore flou. Elle évalua la situation, se demandant si ce loup, plus grand qu'un navire, avait été celui qu'elle avait toujours aimé. Il fallait lui faire perdre l'influence démoniaque qui le possédait, sans quoi, il seraient tous dévorés...

Il fallait libérer Fenrir...

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MessageSujet: -L'Oubli-   Sam 26 Juil - 15:40

Alors qu'une terrible bataille se poursuit entre mes compagnons et le Dieu Démon, le sol s'effondre sous mes pieds et ceux d'autres rebelles encore vivants, et nous sombrons dans l'obscurité, dans les profondeurs, dans l'Oubli.

Puis je perds conscience.

Cette lumière blanche... Est-ce celle dont on parle si souvent? 
Je dois être mort.

"Réveille-toi!"

Je parviens à entrouvrir mes yeux mais les forces me manquent pour me lever. Ma tête me brûle et je lache un cri de douleur.

"Réveille-toi!"

Cette fois, j'ouvres grand mes yeux et m'adosse contre un rocher. Une femme, effrayée mais un sourire au lèvres, se tient devant moi. 

"Ah! Tu as repris conscience. Je croyais que tu étais -"

Elle ne finit pas sa phrase. C'est à ce moment là que je découvre la vraie nature de la lumière : Mitrinthia se tient devant moi, sa silhouette illuminant les rochers environnants. Ses yeux rayonnent dans l'obscurité, son iris passant du bleu au vert, puis au jaune, les couleurs s'entremellant sans arrêt.
Elle me tient la main et m'aide à me remettre sur pied. J'inspire, j'expire.
Je suis vivant.

J'ai mille questions à lui poser, sur elle, à propos du Thark et des Natafarkiens... Mais je lui demande simplement :

"Où sommes-nous?"
-À l'intérieur du mont Tir, sous la forteresse de Rhaemlord. 

Je tente de me remémorer le combat avant l'écroulement du sol. Le dieu du chaos, la dragonne poignardée, Fenrir sous l'emprise du dieu, se transformant en une bête monstrueuse. 
Il doit y avoir un moyen d'agir. De sauver Fenrir et les autres, et d'annéantir le Dieu-Démon.

J'ai le bras droit ouvert, et une coupure profonde court de mon œil gauche à mà lèvre inférieure. Mitrinthia pose ses mains sur mon bras et, dans un éclat de lumière, la blessure cicatrise instantanément. Une fois mes forces retrouvées, nous entamons un long chemin dans l'obscurité, ayant pour seul source de lumière la Dral-Thark elle-même. Peu à peu, le paysage change et des habitations en ruines gisent de part et autre de la route sur laquelle nous marchons. 

"Un village-"
"-sous terre", finit Mtrinthia. "Sous le mont Tir."

Puis un voix chaude derrière nous nous dit :

"Bienvenue dans le Vieux Natafark."

Nous nous retournons, surpris. La voix est celle d'une femme et celle-ci  se baisse devant nous en signe de respect. D'autres personnes s'approchent et s'abaissent à leur tour; il sont tous étonnamment grand, plus grands encore que les Natafarkiens. Puis, se relevant, la femme se tourne vers la Dral-Thark et dit : 

"C'est un honneur de vous avoir parmi nous, Dame Mitrinthia. Permettez-moi de me présenter; mon peuple me nomme Arvène."

Mitrinthia reste bouche bée... Elle semble connaître ces personnes. Ses yeux deviennent d'un bleu profond et elle lache un petit cri.

"Vous êtes... Les oubliés!"

Arvène acquiesse. Je suis perdu... Je ne connais ni ce peuple, ni cet endroit et je suis pris d'un mal de tête abominable.
Nous quittons les autres habitants et elle nous emmène dans sa demeure. Impatient, je demande: 

"Qui êtes vous? Comment cela se fait que vous nous connaisiez?"

Un silence pesant remplit la pièce puis, après un soupir, les yeux d'Arvène se perdent dans le vide et elle nous répond :

-Le récit que je vais vous conter maintenant vous expliquera tout. Mais vous devrez m'écouter attentivement, car chaque detail y a son importance.

Nous hochons de la tête.

-Au début, le dieu du chaos créa l'île de Natafark au milieu des eaux en cadeau à son plus jeune frère, le dieu de l'Oubli, aussi appelé Fraknir. Ce dernier y bâti une ville qu'il appela Thalnir, un mélange des noms des deux frères, symbole de leur éternelle amitié et complicité. Hors un jour, le Chaos (ou Thalarmor), lassé de voir ses terres se limiter à une simple île, décida de faire de Natafark un continent et ce sans l'avis de son frère. Une terrible bataille éclata, mais Fraknir était plus faible et dû reconnaître sa défaite. Pour montrer l'infériorité du dieu de l'Oubli, la cité de Thalnir fut ensevelie sous le mont Tir, jaillissant du nouveau continent de Natafark.

Arvène marque une pause, elle a visiblement des difficultés à se remémorer ces temps lointains. Enfin, elle reprend :

-Le peuple de Fraknir et le dieu de l'Oubli lui même furent emplis d'un désir de vengeance, mais leur impuissance leur empêchait d'agir : le dieu avait perdu l'utilisation de ses pouvoirs lors de sa défaite. La légende raconte que seule une Dral-Thark pourrait récupérer ses pouvoir, après un contact avec Fraknir et que ceux-ci pourrait annéantir Thalarmor, sans pour autant faire sombrer le reste du monde... On raconte également que la Dral-Thark serait accompagnée d'un homme venant du Sud et que celui-ci mettrait la main sur l'Apocryphe, ou le second Thark, libérant les Oubliés de leur prison de roche.

Mitrinthia et moi nous regardons. Je vois une question dans ses yeux, mais avant même que nous puissions la poser, Arvène murmure :

-Et vous l'avez sans doute deviné, nous pensons que la Dral-Thark et l'homme du Sud... C'est vous.    

Le lendemain, nous préparons une expédition afin d'atteindre le temple de l'Oubli, où réside le dieu Fraknir.
Des armures et des armes nous sont données : deux longs couteaux pour Mitrinthia, une lourde épée pour moi. Nous procurons également d'une escorte pour nous défendre et nous éclairer, car nous ne savons pas à quoi nous attendre une fois face à l'Oubli.

Nous ne rencontrons finalement aucun danger en traversant le temple, et nous pénétrons enfin dans le sanctuaire où repose Fraknir.
Celui-ci est assis au centre d'une immense salle remplie de vie, d'arbres, d'animaux; et contrairement à son frère, son corps rayonne d'une lumière pâle, mais projetant des couleurs vives à travers toute la pièce. Qui aurait pu deviner qu'un dieu de l'Oubli puisse être déteneur d'autant de bien...

"Fraknir?"
-Quelle est cette douce voix qui vient me réveiller?
-C'est... C'est Mitrinthia. La Dral-Thark. Nous venons vous libérer, mon ami et moi.
-Aah, tu es donc venue... Approche toi. 

Elle s'approche prudemment, et je la suit. Fraknir se relève lentement puis, se tournant vers moi, me demande :

-Et toi, jeune Netharien, comment t'appelles-tu?
-On m'appelle Hilkaan.
-Hilkaan... Tu portes un grand honneur : celui de toucher l'Apocryphe. Mais d'abord, Mitrinthia, pose tes mains sur les miennes.

Elle obéit, et à peine a-t-elle posé ses mains qu'un éclat de lumière, de couleurs et d'énergie apparait. Les pieds de Mitrinthia quittent le sol et son corps flottant en l'air tremble de toute part. Entre eux deux apparait soudain un casque d'un métal brillant, portant gravures et symboles mystérieux. Fraknir m'ordonne d'une voix sourde :

-Vite, prends l'Apocryphe et libère mon peuple! Courrez, courrez et arrêtez Tharlarmor à tout prix!

Je prends le casque mais ne le porte pas sur ma tête. Nous sortons du sanctuaire et les convulsions de la Dral-Thark s'arrêtent. Tout en tenant l'Apocryphe, je lui tiens la main et nous quittons à nouveau le sol. La ville entière de Thalnir s'illumine et, miraculeusement, la grotte s'éfondre de quatre côtés opposés du mont Tir, laissant une ouverture vers l'extérieur : les Oubliés sont libérés. 

Nous volons main dans la main jusqu'au sommet du mont Tir, et retrouvons la forteresse du Thark encore plus délabrée qu'elle ne l'était auparavant. Mitrinthia court vers la dragonne gravement blessée et la soigne instentanément de son toucher. Celle-ci se relève puis, reprenant sa forme humaine, crie désespérément à Fenrir d'arrêter ce carnage, mais en vain. Mais remarquant l'Apocryphe dans mes mains, elle se tourne brusquement vers moi et s'exclame :

-Vite! Mets ce casque sur ta tête, c'est notre dernier espoir!

J'hésite mais, voyant notre position désespérée face au Chaos, j'obéis. D'abord, une lumière aveuglante m'éblouit, me faisant perdre tous mes repères. Mais peu à peu je me sens grandir, me métamorphoser, gagner en force et je vois plus clair. Puis une voix me parle du plus profond de mon esprit : C'est Fraknir, il réside désormais dans l'Apocryphe.

"Attaque le, sauve tes amis, sauve ce monde!"

Sans un regard en arrière, je me rue sur Thalarmor, suivi par la Dral-Thark et la dragonne. Nos lames se heurtent, envoyant des étincelles à chaque coup. Fenrir, hors de lui, défend Thalarmor mais nous prenons soin de ne pas le blesser. Enfin, rassemblant toute nos forces et notre haine, nous portons chacun un coup fatal au dieu, transperçant son corps et laissant échapper une fumée noire de celui-ci. Une colonne de lumière remonte subitement vers le ciel, laissant apparaître un morceau de ciel pur : nous avons réussi. Lachant un dernier cri de douleur et d'agonie, le dieu du chaos s'écroule à terre.


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MessageSujet: Re: -L'appel du Nord- [Chapitre 1]   Jeu 7 Aoû - 17:32

Sur le flanc de la montagne enneigée, un homme revêtue d'une lourde armure achève sa longue et épuisante ascension. Ayant bravé les mers déchaînés de Nethergrad, les vents glacés de Tlihua et enfin la rudesse des terres du nord, le téméraire aventurier touche bientôt à son but. Le sommet du mont Tir, là où est érigée la forteresse de Khrulkar. Cet homme du sud se fait appeler Bapto, il porte une tenue de scaphandrier intégrale, ainsi qu'un long manteau de fourrure noire. Son unique arme est une pioche de diamant relativement usée. Il est bien déterminé a arriver au bout de la quête qui l'a amené aussi loin de son pays.
Bapto est originaire des terres Nethariennes, ancien Imperator déchu, il a réussi a fuir le continent avant que celui-ci ne sombre entièrement dans les abysses. Pour on ne sait quelle raison, il s'est lancé dans un long voyage en direction des contrées oubliées du nord. Étrangement, nombre de survivant de l'ancien monde ont eu cette initiative, sans pour autant comprendre leurs choix. Mais l'ex-dirigeant de Nethergrad a fait compagnon seul, attiré comme un aimant vers Natafark et sa forteresse maudite.
Après plusieurs jours de marche et d'escalade, le scaphandrier peut enfin se reposer, et admirer l'ampleur du paysage que lui procure le sommet de la plus haute montagne Natafarkienne. Malheureusement pour lui, la vue est obstruée par une imposante brume mêlée à une neige épaisse.Mais au sein de cet épais brouillard on peut y percevoir une forteresse constituée de blocs de tailles cyclopéennes. Bapto s'approche doucement, la neige au sommet est bien plus profonde qu'auparavant ralentissant considérablement ses mouvement, qui plus est son imposante armure de bronze et de cuir ne facilite pas les choses...
Le voila maintenant face à face avec le bastion tristement célèbre de Rhaemlord, le grand Thark nordique. D'une taille de prés de vingt mètres de haut, il semble impossible d'abattre une telle porte pour un individu quelconque, toutefois l'un des battants est anormalement entrouvert. L'Imperator a semble t-il était devancé, soit l'entrée a oubliée d’être fermée, soit d'autre Nethariens sont arrivé plus tôt à l'Appel du Nord. Bapto se dit qu'il aura sa réponse une fois à l’intérieur du donjon.
Le voila à l’intérieur de Khrulkar, face à lui, un long hall sombre et glacial, le plafond est parsemé de toiles d’araignées et de stalactites gelées, les murs latéraux sont usés, mais derrière la poussière on y observe encore quelques hiéroglyphes nordiques ainsi que des fresques guerrières et religieuses, traitant de la naissance du monde entre autre. Bapto semble s’intéresser à ces runes, mais en même temps une tache plus importante le pousse a continuer son chemin. Ce dernier le mène finalement dans la salle du trône, là où siège les seigneurs vassaux et le roi, ou comme il se fait appeler ici, le Thark. Néanmoins c'est une pièce ravagé par les combats qui s'impose à la vue de l'homme du sud. Les quelques ouvertures situées au plafond du donjon viennent éclairer un sol fragmentaire. En effet, toute une partie du sol semble s’être effondrée récemment. Un élément vient capter le regard vitreux du scaphandrier, un trône de saphir où siège un certain Thark. L'homme est inerte, aucune vie semble circuler en lui, pour autant son esprit semble hanter et résonner dans la salle. Mais rapidement les yeux de bapto dévies vers une ombre noire étendue au sol, non loin du trône de Rhaemlord. Cette ombre vaporeuse est elle même accompagnée d'un casque identique a celui porté par le roi. Le scaphandrier s'y approche doucement, il tend sa main gantée et s'empare du casque. A l’intérieur de ce dernier y figure un parchemin fraîchement rédigé. On peut y lire; "Pour celui qui trouvera ce casque, sachez qu'il s'agit de l'Apocryphe, il m'a permit moi et mes compagnons d’anéantir l'ombre Tharlarmor qui possédait l'esprit du roi. Toutefois Rhaemlord reste invincible et indétrônable. Ce Thark Apocryphe ne pourra jamais siéger sur le trône de saphir, par conséquent je m'en débarrasse ici, ne voulant pas d'un tel pouvoir dans mes mains... Hilkaan"
L'ancien Imperator aurait été ravi de porter ce casque légendaire, mais en raison de l'utilité primordiale du port de sa lourde armure, il lui est par conséquent impossible de retirer son scaphandre. Toutefois il décide de conserver cette relique, espérant ainsi qu'il lui sera utile ultérieurement.
Le voila désormais devant un problème, le dieu démon contrôlant l'esprit du roi est désormais mort, mais Rhaemlord "vit" toujours. Or impossible de le réveiller de son hibernation. L'autre question que Bapto se pose, est qu'est devenu ses compagnons Nethariens qui ont combattu le démon peu de temps avant son arrivée? Il ne sait comment résoudre ces questionnement. La froideur du lieu n'aide en rien à la concentration, d'autant que malgré la mort de Tharlarmor, l'esprit de Rhaemlord hante toujours les lieux, cette folie semble s'emparer de l'esprit de l'Imperator. Ne pouvant plus supporter cette atmosphère pesante, il se saisit de sa pioche de diamant, et d'un coup violent la plante dans le torse du roi assis. Des éclairs d'un bleu étincelants jaillissent du torse écorché du Natafarkien, la pioche et le corps de Bapto se voient propulser à dix mètres en arrières. Très vite la salle se sature d'un épais brouillard où fusent des arcs électriques, des cris de douleurs et des étincelles bleutées. L'homme du sud perd connaissance pendant dix minutes, à son réveil, un géant de glace, de chair et d'obsidienne s’élève devant lui. Le seigneur du nord est conscient, les yeux de son Thark émettent des lueurs incandescentes, le géant tient dans sa main gauche son épée ancestrale. Rhaemlord regarde l'homme à terre et s'adresse à lui en vieux Natafarkien.
-Kal Nat da m'ere telare da mir trahark, Nat da lark! Tir kalir ka or hir, pir tir kalir ne k'ar mir har laka da tlari nun e Thark klir! Brakara or ti melak d'ere fark mir kraltaro, e thar da larmor, or hir medler tela, pir mir falatark t'altar nar ce grhar, tir hira e phirster er e dlamak!
°°Quelle folie de m'avoir liberé de ma prison, homme du sud! Tu ignores qui je suis, et tu ignores ce qu'il m'est possible de faire avec le Thark unique! Néanmoins je te remercie d'avoir tué mon geôlier, le dieu du chaos, je suis enfin libre, et ma puissance s'abattra sur ce monde, tu seras le premier a la goutter!°°
L'homme du sud étant adepte de langues anciennes, entrevoit amplement la menace à venir. A son tour il répond au nordique dans une langues ancestrales que seul quelques élues ont pu parler.
-Laz kaplam alk ta na faz o plazm ek tar, to masm al tamalakplaz nekta ta tlopazmar, ner pla maz.... o brazm ta mlo obklekaz?
°°Les géants comme toi ne me font pas peur mon cher, je suis ici simplement pour te décapiter, rien de plus... y vois tu une objection?°°
Le Natafarkien conclu ce court échange par une insulte intraduisible, mais pouvant s'apparenter au mot "merde" chez les nethariens
-Takalarta!
-Blopazm! Conclut à son tour l'homme du sud.
Ce dernier échange scelle le destin des deux héros. Rhaemlord le millénaire frappe d'un grand coup d'épée le sol, heureusement l'homme du sud réussit a s’éloigner de l'impact et se relève. Il ramasse sa pioche qui fut propulsée lors du réveil du roi de glace, et se jette de tout son corps sur le Natafarkien. Un rude combat éclate, la lame d'acier vient s'éclater contre la rudesse du diamant, les yeux du seigneur nordique s'enflamme avec une vigueur encore jamais vue. Mais l'Imperator ne peut lutter contre une force de la nature pareille, qui plus est aidée par un Thark lui conférant des pouvoirs démoniaques. Voyant le combat perdu d'avance, il scrute autour de lui une éventuelle échappatoire, hélas, Rhaemlord bloque l’accès au couloir menant à la grande porte, par conséquent la seule issue possible et de sauter dans la fissure au sol.
Lançant un dernier regard au palais, au Natafarkien et au casque qu'il n'a pu retirer de la tête de ce dernier, il se jette dans le trou béant . La chute est longue et le choc douloureux. Il reprend ses esprits et range sa fierté pour admirer la vue que lui offre cette immense caverne. Une immense ville arpente le relief hasardeux des lieux. Les légendes Natafarkiennes sont donc exacts, les Oubliés existent bel et bien, et leur fief se situe dans les entrailles du mont Tir ; Thalnir. Cela dit, un élément vient interpeller l'esprit de bapto, la cité ne repose pas sur un sol rocailleux, mais sur de la glace, des tonnes et des tonnes de glaces. A certains endroit de cette épaisse couche, on peut y percevoir des infrastructures et des individus. Toute une ville et sa population prisonnière du froid, quelle tragédie. Soudain un homme vient poser sa main sur l’épaule droite du scaphandrier, ce dernier ce retourne et reconnaît le visage de l'individu. Un certain Hilkaan, accompagné à quelques mètres par Fenrir, lui même blessé.
-Tiens, je vous pensais mort, lance avec amusement Hilkaan.
-Je ne suis pas homme a me laisser prendre par la mort ainsi, mon cher. Replique à son tour Bapto
-C'est une chance de vous voir ici dans ce cas, qu'avez vous vu plus haut? Demande Hilkaan
-Rien de bon pour nous, une forteresse maudite, une ombre noire déchue, et un roi éveillé, prêt à en découdre...
-Pardon? Rhaemlord est de nouveau conscient? C'est nous qui avons vaincu l'ombre de Tharlarmor, au prix de nombreux sacrifices, mais le roi est toujours resté de glace...
-Oui c'est d'ailleurs pour ça que j'ai retrouvé votre casque, Hilkaan l'Apocryphe.
-Ce titre ne me convient pas, j'ai abandonné l'Apocryphe car celui-ci ne m'a aidé qu'a vaincre le chaos, rien de plus, en aucun cas, nous n'arriverons à le substituer au Thark siégeant actuellement sur le trône de saphir. Explique Hilkaan d'un ton désespéré
-J'ai en effet pu m'essayer au combat contre le géant de glace, et il ne sera pas chose aisée de lui faire tomber son casque maudit. Mais avant tout, où sommes nous exactement? S’interroge bapto
-Ici, l'endroit le plus éloigné du palais, et à la fois le plus direct. La cité des oubliés, la ville du dieu Fraknir : Thalnir. Répond Hilkaan
-Et qu'en est il de la ville prise dans les glaces?
-Ça je l'ignore par contre, les oubliés ne nous en ont pas fait mention, et personne ne s'y est vraiment intéressé.
Au même moment un personnage étrange vient se mêler à la discussion.
-Excusez moi de vous importuner, mais j'ai cru entendre que vous faisiez mention de la cité prison. Demande un vieil homme.
-Oui c'est exact pouvez vous m'en dire plus mon brave? Demande à son tour Bapto.
-Oui je le peux, mais je ne pense qu'il soit très sage de le faire cependant, voyez vous, les gens ici, n'aiment pas beaucoup parler de ceux qu'ils ont sous leur pied. Avec le temps ils n'y voit plus qu'un sol opaque, seul quelques étrangers comme vous continue a s'y s’intéresser encore a cette relique du passé.
-Pourquoi êtes vous si mystérieux? S’énerve Bapto
-Ce n'est pas du mystère qu'il s'agit, mais de la tragédie. Puisque vous voulez savoir, je vais vous raconter quelques faits de la cité prison, comme on l'appelle de nos jours. Avant que le dieu du chaos ne créa Natafark, il existait une cité merveilleuse et gigantesque qui flottait sur les eaux. Sa technologie était telle, que la ville n'avait besoin d'aucune attache, aucune fondation au sol pour tenir, elle se laissait tout simplement dériver sur les océans. Une cité totalement autarcique, vivant dans une utopie. Une utopie trop vite corrompu hélas, une race avec une telle technologie ne pouvait vivre éternellement en paix. Un homme réussit à s'emparer du pouvoir et imposa sa dictature. Aidé de la technologie et de sa folie, il modifia grandement l'architecture de la cité. Elle pouvait à présent naviguer sur l'eau mais également sous l'eau! Sauf que l'ambition de ce dictateur l'amena trop au nord, et malgré toute la technologie possible, la cité encore immergée fut prisonnière des glaces. Le dirigeant élabora plusieurs équipes pour creuser la glace, mes les rares téméraires a avoir atteint la surface ne purent rejoindre la cité, car les tunnels s’étaient rebouchés derrière eux. Beaucoup de choses se sont passées depuis, un continent a été bâtit par dessus tout ça, notre peuple les oubliés ont été contraint de s'abriter dans cette caverne et sur ce vestige. La glace étant si épaisse on ne peut dire avec exactitude si l’intérieure de la ville est encore vivante ou non. Mais quelques uns des nôtres disent voir des lumières s'activer dans les profondeurs glacées, ainsi que des mouvements et des ombres.
-Et cette citée, comment l'appelle t-on? Demande bapto au vieillard
-Peu de gens le savent ou s'en souviennent, mais de mémoire elle s'appelle Némésis, et l'homme qui la pervertit porte le nom de Gordon Drake. Les sources historiques se perdant avec l'age, on pense a tort qu'il a fondé Némésis, dans un sens on peut dire que c'est vrai, il a remodelé l'ensemble de la citée, mais sa création est antérieure à Drake.
-Ce Drake, serait il toujours vivant? De quelle race est il?
-Vivant? J'en sais fichtre rien à vrai dire, depuis plus de milles ans qu'il est prisonnier ici je doute qu'il soit encore en vie. Il est issu de la race primordial, celle qui est apparue après les dieux, mais indépendamment de leur volonté; les Ektoplazms. Adeptes de technologie et de sciences occultes. Selon les rumeurs ils n'en resteraient qu'une dizaine sur ce monde, leur civilisation est presque éteinte depuis que le Némésis c'est perdu dans la glace. Ces Ektoplazms attendent désespérément le retour de leur ville qui la guideront à nouveau. Néanmoins une prophétie Pandréenne fait mention que tant que le dictateur vivra, la glace gardera jalousement dans ses griffes le Némésis. Donc si vous êtes hommes a croire les oracles et autres mysticismes, vous pouvez en déduire que Gordon Drake est toujours parmi nous...
-Merci mon brave pour toute cette histoire, fort intéressante, mais cet homme, ce Drake, est il homme à combattre, et a braver les dangers?
-Il est le seul a avoir réussit un coup d’état sur Némésis, je ne peux imaginer plus téméraire que lui parmi tout les Ektoplazms. S’énerve le vieillard
-C'est bon à savoir... très bien je pense que je vais trouver un lieu pour me reposer, ma journée fut exténuante.
L'homme de bronze et de cuir se dirige vers ce qu'il lui semble être une auberge, délaissant ces compagnons de fortunes provisoirement. Il ne cesse de penser à l'histoire du vieillard, et a ce qu'il se trouve sous ses pieds. Il se dit que l'aide d'un homme comme Drake pourrait leur être utile pour vaincre un certain Rhaemlord. Mais son esprit se brouille due à la fatigue, et il n'entrevoit pas la menace d'un tel homme et les contraintes pour rejoindre Némésis situé trente mètres de profondeurs sous la glace... Il est temps pour l'ancien Imperator de se reposer, l'avenir attendra encore un peu...
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MessageSujet: Re: -L'appel du Nord- [Chapitre 1]   Dim 10 Aoû - 14:33

N'étant plus sous l'emprise du Dieu, Fenrir retrouve peu à peu sa taille normale. La dragonne s'approche lentement de lui et parle d'une voix rassurante, des larmes perlant de ses yeux. J'enlève l'Apocryphe de ma tête et le pose au sol, derrière le trône de saphir où repose Rhaemlord. Celui-ci frémit : lui aussi n'est plus sous l'emprise de Thalarmor et reprendra sans doute ses forces par la suite. Mais nous le considérons pour l'instant comme inoffensif pour le peuple Natafarkien.

À peine ai-je posé l'Apocryphe que mes muscles se détendent et mes pieds se reposent au sol, ainsi que ceux de Mitrinthia. Cette dernière décide de revenir auprès des autres Natafarkiens afin d'annoncer dans toutes les villes la fin du règne du Chaos, et donc de Rhaemlord. Pour ma part, je resterai quelques temps avec les Oubliés pour les aider à refaire de Thalnir une capitale rayonnante. Nos paroles d'adieux nous sont douloureuses, mais nous nous promettons de revenir à cet endroit dans les trois saisons qui viennent. Puis, alors que nous nous apprêtons à partir dans des directions opposées, nous échangeons un baiser, et Mitrinthia lache un petit rire nerveux avant de disparaître dans le froid du mont Tir.

Quelques jours plus tard, alors que je déambule dans les rues de Thalnir en compagnie de Fenrir, je rencontre un homme couvert de givre, sorti du brouillard. Sa silhouette me rappelle de vagues souvenirs, ainsi que son armure. Comment l'appellait-il déjà? Sa tenue de... De Scaphandrier. Bapto.

-Tiens, je vous pensais mort. Dis-je  un sourire au lèvres.
-Je ne suis pas homme à me laisser prendre par la mort ainsi, mon cher.

Alors que nous discutons, un vieil homme se melle à notre conversation, nous aprenant qu'il existe une cité prison située sous la glace, dans laquelle vivrait les Ektoplazm, une ancienne civilisation adepte aux hautes technologies. Bapto est visiblement interessé par l'histoire du vieil homme mais tente de ne pas apparaître comme tel, à sa bonne habitude. Puis, accablé par la fatigue et étant à bout de nerf à cause du vieil homme qui s'éternise, il nous quitte après nous avoir salué poliment. 

J'en profite pour me renseigner auprès d'autres habitants à propos de cette fameuse ville-prison. Celle-ci s'appellerait Nemesis et serait impossible d'accès car, le sol de glace étant extrémement instable dû à une forte activité sismique, les tunnels creusés par certains checheurs s'écroulent, prenant la vie de la plupart d'entre eux. Toutefois, la possibilité qu'il y ait une autre ville, une autre civilisation, une autre culture m'attire : la soif des nouvelles choses, des découvertes... Cela m'avait manqué.

Je commence alors des recherches interminables... Des plans de constructions pour des tunnels pouvant résister au poids de la glace grace à une parrois en metal extrémement résistant, ou encore contourner ce sol gelé et partir directement du continent Netharien pour atteindre la cité-prison. Or, chacune des solutions prendraient plusieurs mois à réaliser et nous ne pouvons nous permettre d'attendre tout ce temps...
Mais alors que je m'apprette à sortir de la maisonnette qui m'a été prêtée, une voix forte m'interpelle :

-Tu ne pensais quand même pas partir sans nous, tout de même? 

La pirate, suivi de Fenrir, la dragonne et de mes autres compagnons me fixent tous avec insistance. Tous arbore un sourire triste, et la pirate continue :

-Nous sommes tous arrivé ici ensemble, autant continuer ainsi! 
-Nous irons donc à Nemesis en tant que groupe. Mais attendons d'abord que Bapto reprenne ses forces... Il a fait un long voyage.
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MessageSujet: Re: -L'appel du Nord- [Chapitre 1]   Jeu 14 Aoû - 7:55

Cela fait des jours que je passe la plupart de mon temps à imaginer des plans qui mèneront à Nemesis... Je suis à bout de nerfs. Chaque possibilité trouvée rencontre un problème, chaque issue présente ensuite une impasse. Mais alors que je plonge ma main dans ma vieille sacoche en cuir usé, je retrouve un ancien dessin me représentant avec le professeur Azenstein, devant l'entrée de son laboratoire. Azenstein... J'étais autrefois son élève et il m'avait appris énormément de choses concernant les découvertes qu'ils faisait lors d'expériences. 
Je me souvient d'un moment avec lui : nous essayions d'agrandir le laboratoire mais le sol était à la fois extrémement dur et instable... Nous avions alors passé des semaines à chercher une solution à ce problème.

"Professeur, j'abandonne. Ce sol ne ressemble à rien que l'on n'ai vu auparavant, pourquoi ne creuse-t-on pas autre part?"
-Hilkaan, réfléchis. Il y a toujours une solution à chaque problème, tu es le mieux placé pour le savoir! Quel produit extrémement corrossif pourrait creuser toute cette terre sans que l'on aie recours à des explosifs?
-Le... L'axofidium?
-Exact. Et quel est le métal le plus résistant que le connaisse à ce jour? 
-Le berylium, professeur.
-Et bien! Nous n'avons qu'à modifier l'axofidium pour qu'il produise du berylium une fois en réaction avec la pierre, et nous feront en sorte que le métal ne remplisse pas le tunnel mais qu'il ne forme qu'une paroi.

Excellant! L'axofidium aurait le même effet sur la glace emprisonnant Nemesis, et le mélange de produits inventé par Azenstein serait très simple à reproduire car ceux-ci sont fréquemment trouvés dans la nature.
Je mets donc mon idée en place dans les jours qui suivent après avoir contenu le produit en grande quantité dans un récipiant. À l'endroit sensé mener vers Nemesis, nous versons le liquide et c'est dans un nuage de fumée et de puanteur que nous pénétrons dans le tunnel creusé par le produit. Nous avançons prudemment quand, tout à coup, nous entendons un cri. Nous courons vers l'origine du bruit, mais Bapto nous devance, pris d'un soudaine crise de panique : il reconnait cette voix. Nous le perdons de vue puis, dans un recoin du passage, nous découvrons une jeune femme alongée au sol. Un masque cache la moitié de son visage et une fine armure de cuir couvre le reste de son corps, auquel est attaché un arc par une ceinture : une Xedienne! Bapto a toujours été très proche des Xediens, voila pourquoi il l'a reconnue.


Le Scaphandrier décide de porter la jeune femme, et nous continuons notre chemin périlleux. Peu à peu, la fumée se dissipe et vue exceptionnelle s'offre à nous : la cité de Nemesis. Mais à peine sommes nous sortis du tunnel qu'une pierre lisse couverte d'inscriptions et de minuscules machines s'élève, bloquant notre passage. Puis, comme sortis de nul part, des hollogrammes apparaissent devant nous -non, parmi nous- accompagnés d'une écriture étrange. Les hollogrammes représentent une île et ses habitants et ceux-ci, bien que miniatures, semblent bien vivants. Bapto reconnait cette écriture et lit à haute voix :

"Au début, il n'y avait que la mer et le ciel. Mais avec la naissance de notre peuple les Ektoplazms, une île est née. Celle-ci, appelée Nemesis, n'était qu'un îlot au départ, une petite masse de terre et de pierre flottant sur les eaux puis, avec le temps, celui-ci grandit grâce au travail des Ektoplazms et de leur génie exceptionnel. Le travail fut très vite remplacé par des machines et les habitants purent donc s'occuper de taches plus importantes, sans le soucis de survivre. Mais ces derniers, une fois leurs tâches physiques supprimées, tombèrent vite dans l'ennui et une longue période de non-productivité morale et scientifique fut entamée. Celle-ci dura plus de dix ans et fut appelée l'Abysse du Progrès. C'est avec l'arrivée de notre nouveau chef que les choses s'améliorèrent : il décida de rendre Nemesis mobile, afin que l'on puisse voyager à travers toutes les mers. Ce chef s'appelait Gordon Drake. Nous nous sommes ensuite installés près d'une autre île nommée Thalnir, avec laquelle nous avons longtemps fait des échanges qui profitaient à nos deux villes. Seulement un jour, le Dieu du chaos créa le continent de Natafark, bouleversant les deux îles... Une vague immense arracha Thalnir des eaux et la fit flotter au dessus de Nemesis mais avant que celle-ci ne l'écrase, l'eau gela au dessus de notre ville qui devint la cité-prison, enfouie sous Thalnir elle-même prisonnière du mont Tir. Nous avons depuis perdu tout contact avec le monde extérieur... Mais notre chef estime qu'il en est mieux ainsi et nous lui obéissons. --fin de transmission--"

Les hollogrammes disparaissent et le pierre bloquant l'issue s'enfonce lentement dans le sol. Nous sommes exténués et décidons donc de sortir nos provisions à quelques centaines de mètres de l'entrée de la ville. La jeune femme que Bapto a sauvé se réveille doucement et nous lui demandons ce qui l'avait amené à venir ici. 

-Je suis de la race des Xediens, ennemis jurés des Natafarkiens depuis des siècles, bien que ceux-ci ne ce préoccupent plus de nous. Nous étions autrefois une minorité parmis les les Natafarkiens, mais ils nous ont chassé de ces Terres et ont ensuite contaminé les autres îles alentours pour qu'on ne puisse s'y installer. Nous n'avons malheureusement jamais eu l'occasion de nous venger car nos forces n'égalisent pas celles des Natafarkiens, mais je suis venue ici afin de rassembler nos troupes et d'attaquer de l'intérieur. J'observe leurs stratégies militaire afin de pouvoir les prendre à notre avantage et je sabote leurs voies de ravitaillement. Quand vous m'avez trouvée, cela faisait plusieurs jours que j'étais prisonnière des glaces suite à une chute dans une crevasse...
-Et comment vous appelez-vous?
-Mon nom est Nazeliah, mais on m'appelle Liha.

Lentement, mes paupières se ferment et je m'endors dans l'atmosphère glaciale de Nemesis, caressé par les flammes du feu que nous avons allumé. Peu à peu, je sens également mes compagnons tomber dans un someil profond et c'est dans un choeur de soupirs et de ronflements que nous nous préparons au lendemain, car nous savons tous que celui-ci nous demandera un long repos.
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MessageSujet: Re: -L'appel du Nord- [Chapitre 1]   Jeu 28 Aoû - 21:49

Un groupe de Netharien accompagné d'une Xedienne avancent péniblement dans le froid et la glace qui cloisonnent Némésis. Cette citée/vaisseau, un immense appareil de plusieurs centaines de long, capable de plonger a des profondeurs improbables, est depuis des centaines d'année figé dans la glace éternelle. Le groupe progresse, mais ils ne se doutent pas de ce que cache Némésis. On l'a appelée avec le temps la "Citée prison", le mot prison faisant référence a la fois à la glace qui l'entoure, mais également à la cité qui garde jalousement ses habitants dans ses entrailles... Les Némésiens sont d'anciens Ektoplazms par conséquent leur espérance de vie peut atteindre plusieurs siècles. Ce qui veut dire qu'il reste encore bon nombre de survivants. Néanmoins il est préférable pour notre groupe d'aventurier de ne pas les croiser...


Les hommes du sud pénètrent dans la salle principale, sûrement ce qui se rapproche le plus d'une "place de village". Autour d'eux il n'y a que glace, neige, débris et végétation repoussante. Des cadavres anciens et frais sillonnent les dalles. Hilkan perd son sang froid quand l'un des vieux hauts-parleurs de la citée s'active dans un grésillement assourdissant.


"Bonjours chers âmes en perdition! Bienvenue à Némésis! Cela fait longtemps que je n'ai plus eu de nouveaux bipèdes ici! Vous devez être bien désespéré pour vous aventurer ici...Peut être que les dieux m'ont envoyés des renforts pour assainir la corruption Ektoplazmique! Bon je vous laisse une chance d'expliquer votre présence, si vous arrivez a trouver mon bureau, peut être que je vous laisserai entrer avant que d'autres bipèdes ne vous aient dévoré, haha!"


La transmission audio s’arrête et c'est avec dégoût et angoisse que les Nethariens observent autour d'eux une quelconque menace a venir. La personne qui vient de s'adresser publiquement n'est autre que le tristement célèbre Gordon Drake, le but ultime de cette quête, malheureusement...


-Si je trouve ce mec je l’égorge je crois!
-Du calme Hilkan, on ferait mieux de trouver un coin ou se cacher, la température baisse a vue d’œil, bientôt il ne restera de nous que des glaçons.
-Oui tu as raison Bapto, trouvons un endroit et réchauffons nous autour d'un bon feu. J’espère que l'on ne croisera aucun des habitants...
-Habitants, ou créature? Je ne sais pas encore comment les appeler au vu du carnage qui nous entoure...


Après avoir allumé un feu dans un recoin isolé du vaisseau les Nethariens se relatent ce qu'ils ont entendus et les légendes que l'on dit de Némésis. L’atmosphère devient pesante, le moindre bruit anormal fait sursauter les aventuriers. Des ombres grandissent à mesure que le feu se consume. La chaleur attirent les Némésiens, mais notre groupe préfère éliminer cette idée de leur préoccupations...


La nuit se déroula sans trop de soucis, aucune visite inopinée n’eut lieu. Hilkan revête son armure, bapto et la Xedienne se réveille péniblement, quand à Fenrir il est déjà en train de déguster une cote de bœuf. Après un déjeuner léger ils reprennent leur ascension du Némésis. Leur avancée s'effectue sans trop de problème, enjambant cadavres et débris, ils arrivent bientôt devant des générateurs détruits. Autrefois ces derniers alimentaient le vaisseau et ses moteurs, aujourd’hui le peu de chaleur qu'ils émettent encore sert de lieux de survie pour les Némésiens. Il n'est donc pas étonnant que nos hommes du sud croisent subitement des survivants de la citée. Ces êtres ont l'apparence morbide, vêtue de fripes , leurs physiologies autrefois humaine se rapprochent plus de la bestiole affamée. Ils en ont même oublié leur langue, communiquant a l'aide de bruits et de gestes. Sans réfléchir une horde de Némésiens se jettent sur notre groupe d'aventuriers. Ils ont tôt fait de les repousser et d'en éventrer une bonne dizaine. La vue du sang de leur camarades aiguise leur appétit, certains émettent des cris comme pour appeler des renforts. Bientôt l’étroite salles des générateurs se voie envahit par une centaine de Némésiens affamés.


-Bapto que faisons nous a présent? Je n'ai qu'une épée, je peux tout au plus en tuer une vingtaine avant de sombrer sous la masse...
-Laisse moi réfléchir veux tu! Ah! Je vois plus loin la salle des machines, elle semble encore active, essayons de nous frayer un chemin, une fois la bas nous aviserons, le bureau de Drake ne doit pas être si loin tout de même!


Dans une furie sans pareille, Fenrir, Hilkan, la Xedienne et le scaphandrier se lancent dans la mêlée, surprenant les Némésiens. Des coups d'épées, de dagues et de crocs s'abattent sur les carcasses ennemies, peu à peu un chemin se dessine au milieu des amoncellement de cadavres. Ils atteignent la salle des machines après une vingtaine de minutes de combats. Ils ne voient autour d'eux rien qui pourrait leur rappeler une porte ou un bureau, juste des machines qui agissent a leur bon vouloir. Cependant les Némésiens se rassemblent et c'est presque deux cents hommes qui se dressent entre eux et le sas d'entrée. Ce dernier se ferme subitement, séparant ainsi Nethariens et Némésiens. Le groupe d'aventuriers se croit enfin à l’abri, mais un vieil interphone s'active:


"Non, non et non! Vous n'avez pas compris mon œuvre, il ne s'agit pas de tuer le bipède, mais de l'absoudre de ses péchés! Bon peu importe, vous êtes arrivé ici, cela prouve une chose, vous êtes des bipèdes d'une autre trempe... Je vais peut être vous laisser voir mon Être! Mais ne pensez pas m'abattre comme l’espèrent tout ces Némésiens depuis des siècles! Je ne suis pas un bipède moi! Je suis le prophète!... bien entrez pauvre fous..."


Un pan de mur de la salle s'ouvre subitement laissant apparaître une lumière bleutée. Sans trop savoir quoi faire, les hommes du sud se décident a pénétrer dans cette ouverture murale. Après plusieurs marches d'un escalier étroit ils débouchent enfin dans un bureau d'une taille convenable. Nous quittons l'air glacial et l’atmosphère morbide pour un air chauffé et une ambiance luxueuse. Derrière un bureau d’ébène se trouve un homme dont la légende le précède, Gordon Drake. Vêtue tel un Dandy, il fume son cigare en observant avec attention les téméraires Nethariens recouverts de sang et de blessures. Il se lève de son fauteuil de cuir pour venir s'adresser au groupe.


-Hum, vous avez une mine déplorable... Haha! Sacré bipèdes que vous êtes, quelle folie vous a menée jusqu'ici? Serait ce moi? Je m'en sens flatté, mais je sais éperdument que vous êtes là pour moi! C'est d'ailleurs peut être la raison pour laquelle je vous ais sauvé... Bref a vous de parler, cela fait longtemps que je n'ai plus eu de visiteur, presque milles ans a vrai dire, mon dieu que le temps passe vite, on le croirait pas, mais qu'est ce que je m'amuse ici avec ces braves Némésiens... Combien sont mort pour la purification de leur âme....


Gordon Drake ne réussit pas a finir sa phrase, Hilkan le prit avec fureur par le coup
-Comment osez vous dire ça, vous êtes un monstre! Un dictateur! Un meurtrier! Vous avez délibérément piégé les Némésiens à l’intérieur du vaisseau pour le seul plaisir de les voir s’entre-tuer, et se bouffer. Vous vous autoproclamez le Purificateur, mais vous êtes juste un bourreau sadique! Je regrette d’être venue ici pour voir un être tel que vous!


-Du calme Hilkan, nous avons besoin de lui, il répondra de ses actes plus tard.


Après avoir calmé Hilkan, Bapto s'adresse a Drake.
-Voila le but de notre venue, nous avons franchis la glace et le Némésis pour vous trouver, non pas pour vous tuer, mais pour nous aider dans une quête.


-Une quête? Vous êtes vraiment des bipèdes étranges vous! Vous venez chercher un type enfermé depuis milles ans dans une carcasse d'acier, oublié de tous pour aider a une quête.... Je vous pensais plus sage que cela monsieur le.. heu Scaphandrier?


-Cessez de jacasser. Vous n’êtes pas sans savoir que l’élément déclencheur qui a cloisonné le Némésis dans la glace est l'apparition soudaine du continent Natafarkien. Le dieu du Chaos Tharlarmor a fait en sorte de vous piéger sous l’île. Et ce même dieu dirigeait l'esprit du roi millénaire, Rhaemlord. Moi et mes compagnons avons réussis a séparer l’âme chaotique du corps du roi, mais ce dernier est devenu une menace que nous ne pouvons arrêter.


-Je crains ne point comprendre votre récit mon cher, voulez vous un cigare pour fluidifier votre esprit? Mais admettons que ce que vous dites est réel, qu'est ce que j'ai a faire dans cette histoire là?


-J'en viens justement, les légendes de toutes nations traitent de manière direct ou non du Némésis et de son chef, donc vous. On dit que vous êtes un des Primordiaux, les premiers Ektoplazms, les plus fort et plus intelligent...


-Vous me flattez! Continuez!


-Cessez de m’interrompre! Et on dit aussi que vous êtes l'unique Ektoplazm a avoir réussis a abattre la monarchie Ektoplazmique.


-Vous parlez comme un livre d'histoire... Ennuyeux, je sais ce que j'ai fais dans ma vie, et oui je suis peut être le plus fort de tout ceux de ma race, mais cette race Ektoplazms comme vous dites, je les ais hais de tout mon Être, je ne me suis jamais sentis appartenir a leur monde, voila pourquoi je les ais démembré! Mais contre votre roi nordique millénaire, je pense que vous vous êtes trompé de personne. Voyez moi, je suis un Lord, pas un brigand sans foie ni lois!


-Vous n’êtes pas un combattant c'est sur, mais votre intellect surpasse tout ceux qui peut se faire ici.


-Ah... Si vous me prenez par les sentiments mon ami... Mon intelligence est la seule chose qui m'a permis d'en arriver ici, bon évidement vous pourrez penser que Némésis ne reflète peut être pas mon intellect, mais c'est ma plus belle œuvre! Une œuvre entropique attendant un remède qui est Moi!


-Hilkan, garde ton épée dans ton fourreau, je m'occupe de tout. Quand à vous Drake, si vous vous croyez si intelligent, et bien vous allez nous le prouver et nous aider a élaborer un plan pour anéantir notre désormais ami commun; Rhaemlord. Accompagnez moi a la surface pour vous montrer ce qu'est vraiment le monde en dehors de Némésis!


-Mais, c'est impossible, je ne peux quitter Némésis, un artiste ne peut quitter son tableau alors qu'il est achevé! Finalement vous ne comprenez rien à l'art et a ma philosophie, vous êtes un bipède de bas étage... Cela dit face à la pointe de l'épée que tend votre ami je me contraint a vous suivre la haut....
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MessageSujet: Re: -L'appel du Nord- [Chapitre 1]   Sam 30 Aoû - 19:54

"Fenrir? Je t'en prie, réveilles-toi!"

La dragonne était agenouillée près du corps inconscient de Fenrir. Ce dernier, totalement nu, avait la peau couverte de cicatrices; séquelles du récent combat qui venait d'avoir lieu. La salle du trône avait été totalement ravagée. Les colonnes de pierre étaient renversées, voire détruites, le sol craquelé laissait apparaitre les fondations de la forteresse. Ces dernières s'étaient énormément affaissées suite au poids qu'avant engendré Fenrir lorsqu'il avait combattu sous sa forme gargantuesque.
SotOdWiing essayait désespérément de le ranimer. Lorsque le guerrier revint à lui, il entrouvrit finalement les yeux, puis tenta de se lever. Il tituba et tomba sur ses genoux, visiblement trop faible pour marcher. Il vomit une légère flaque de sang, et regarda ses compagnons, des larmes plein les yeux. Sa bouche se mouvait à peine, et le son qui en sortit était peu perceptible. "Je suis tellement désolé" disait-il d'une faible voix. Il se laissa tomber dans les bras de sa compagne, qui lui couvrit le corps à l'aide de sa cape noire qui trainait par terre. Elle se retourna ensuite vers les Nethariens, qui la regardaient, l'air inquiet. 

"Il va s'en sortir? demanda l'homme à peau verdâtre.
_Il est très faible. Répondit SotOdWiing. Il faut lui laisser un peu de temps pour qu'il recouvre ses forces et ses esprits. Le démon lui a tout prit, que ce soit son essence vitale ou son esprit. 
_Sera t-il.... Comme avant? 
_Je l'ignore. Son âme est intacte, mais je crains que la créature lui ait laissé des marques."

La pirate rengainait son arme à feu encore fumante. Elle semblait plutôt inquiète. Elle n'avait jamais vu pareille créature. L'homme ovin, qui n'avait rien d'un combattant, s'était calmé après la terreur que lui avait inspiré le loup géant, mais tremblait encore.

"C'était quoi, ce...monstre? Depuis quand Fenrir avait une forme pareille?
_Il l'a toujours eu... Répondit la dragonne. Ce que vous avez vu était sa véritable forme physique; un Valrak. Fenrir descend directement de cette race, comme tous les Dah'Luhrins. C'était la créature d'élite du Dieu Démon. Le fléau de la Terre, créé pour détruire, dévorer, et broyer. Il semble que le sang des Valraks de Fenrir se soit réveillé au contact du Démon. Il a pu prendre facilement le contrôle de l'esprit de Fenrir, et lui redonner toute sa puissance, jusqu'à sa forme originelle, et son instinct primaire.
_Est-ce qu'il existe un moyen de le libérer du Valrak?"

La dragonne soupira, sortit un onguent de son sac, et l'appliqua sur les blessures de Fenrir. Ce dernier serra les dents au contact de la mixture qui, visiblement, lui brulait la peau. 

"Le soigner de l'emprise des Valraks, ce serait comme le priver de sa force vitale: il ne survivrait pas... Il a longtemps cherché à canaliser la puissance que circulait en son sang. Il a appris à se contrôler, mais il reste plutôt réceptif. Le fait de me voir en danger lui a fait perdre ses esprits, et le Démon en a profité pour le posséder."

La femme pirate semblait nerveuse:

"Il vaut mieux ne pas s'attarder ici! D'autres Natafarkiens peuvent arriver d'une minute à l'autre! Sortons d'ici!
_Tu as raison!"

La dragonne ordonna à ce que quelqu'un transporte le corps souffrant de Fenrir. Puis elle récupéra rapidement les vêtements, l'armure et les armes de ce dernier. 
On entendait déjà des bruits de pas venant du couloir, derrière l'immense porte gelée. L'un des membres du groupe proposa de s'engouffrer a travers le trou que le Valrak avait ouvert à cause de son poids. Tous s'y précipitèrent, sauf la femme pirate qui sortit de sa besace un petit sac rempli de poudre à canon, qu'elle plaça judicieusement près d'une colonne de pierre. Elle tira sur la poudre qui explosa, et détruisit la base de la colonne. Celle ci commença à s'effondrer, et la femme pirate se précipita dans le trou, qui allait bientôt être bouché en partie par la colonne de pierre. 

"Astucieux! Intervint la dragonne.
_Fenrir n'est pas le seul à savoir tirer profit de l'environnement et de la situation. Dit fièrement la navigatrice en regardant le trou bouché par la colonne."

On y distinguait à peine un fin faisceau lumineux provenant de la salle du trône. SotOdWiing, bien que disposant de la capacité de voir dans l'obscurité, fit jaillir de ses mains des flammes rougeoyantes, éclairant de ce fait les parois rocheuses et gelées du souterrain. Ils étaient tombé sur une sorte de plate forme rocailleuse. A leur gauche, un immense gouffre sombre et glacial semblait descendre dans les profondeurs de la terre. Une petite cascade s'échappait de la roche, son eau claire tombant dans l'abîme noire dans un clapotis à peine perceptible. 
Hilkaan se pencha au dessus du gouffre.

"On a vraiment chuté d'ici tout l'autre fois? Comment on a pu survivre?" Demanda t-il.

Il réussirent à trouver un chemin qui descendait à la manière d'un colimaçon. 

"Vous qui êtes descendus la dedans, vous pourriez p'têt nous dire c'qu'il y a au fond, non? Lança la pirate.
_Il y'a un village gelé... Répondit Hilkaan. Nous pourrons nous reposer la bas, on pourra également quitter le mont Tir, et retourner dans les villages rebelles. Le Grand'Port étant tenu par les forces Andoriennes, on pourrait reprendre des forces la bas. 
_Fenrir ne supportera pas le voyage jusque là. Il vaut mieux passer une nuit dans Thalnir le temps qu'il puisse se rétablir. Remarqua Mitrinthia. (elle se tourna vers la dragonne: ) Tu penses pouvoir le remettre d'aplomb pour demain?
_Je ne sais pas. Il recouvrera suffisamment de force pour le voyage vers le port, mais ne pourra probablement pas combattre..."

Ce n'est qu'apres plusieurs dizaines de minutes qu'ils atteignirent le fond du gouffre. Le sol était glissant, et ruisselant. Les parois de la roche étaient couverte d'une fine pellicule de glace. Les stalactites menaçantes que l'on pouvait distinguer au plafond laisser échapper de petites gouttes d'eau dans un "ploc" régulier. Un petit lac s'était formé au bas de la cascade. Ils continuèrent quelques mètres plus loin avant de remarquer qu'ils circulaient désormais sur de la glace. Cette dernière était dense, et il était difficile d'en savoir l'épaisseur, mais ce qui était sûr, c'etait qu'elle semblait extrêmement épaisse. À travers l'obscurité ils discernèrent ce qui ressemblait à des habitations. Ces bâtiments avaient une architecture Natafarkienne, mais semblait toutefois plus ancienne. Un temple de pierre et de marbre semblait creusé dans la roche, deux grands braseros rougeoyants éclairaient les fins reliefs sur les parois. Ce village était sombre, on ne distinguait presque rien. Seules quelques torches placées régulièrement sur les murs révélaient les constructions dans un léger halo orange. Les habitants ici semblaient plus grands que la norme, mais leurs corps frêle trahissait la pauvreté de leur peuple. 

Ils entrèrent dans le village, accueillis par la population locale. 
Mais leur soulagement fut de courte durée lorsqu'ils entendirent un immense bruit, qui résonna dans toute la grotte. Cela ressemblait a une immense masse métallique jetée sur un sol dur. Hilkaan dégaina sa lame, SotOdWiing s'empara de celle de Fenrir. Ce dernier huma l'air et fit signe à sa compagne de baisser sa garde. Hilkaan partit en reconnaissance, afin de voir ce qui avait causé un tel vacarme. Il fut suivi de prêt par le reste du groupe. C'est alors qu'ils le virent: il examinait les parois rocheuses, et ne semblait pas avoir remarqué la présence du groupe. Hilkaan posa sa main sur l'épaule de l'individu.  

"Tiens, je vous pensais mort! Fit Hilkaan.
-Je ne suis pas homme a me laisser prendre par la mort ainsi, mon cher. Répondit l'homme."


Quelques minutes plus tard, Fenrir était allongé sur un lit de paille dans un bâtiment faisant visiblement office d'auberge. 

"On est pas rentrés... Soupira t-il. Némésis...
_Rappelles-moi qui a voulu suivre ces Nethariens en Natafark? Taquina la dragonne, occupée à panser les blessures du guerrier.
_Si j'avais su ce qui allait se passer... 
_À propos de quoi? demanda t-elle.
_J'aurai pu tous vous tuer, la-haut! Je suis beaucoup trop dangereux.
_Tu n'étais pas sensé savoir qu'un démon était derrière tout ça.
_J'aurai dû t'en parler...
_De la sensation que tu as ressenti lorsqu'on se rapprochait de Natafark? Ça n'aurait rien changé à la situation! Tu serais venu avec nous de toutes façons."

Fenrir observa la fine chandelle qui brillait sur la table. Elle lui remémora plusieurs souvenirs, et quelques questions commencèrent à le tarauder. 

"Fenrir? Je peux te poser une question? 
_Je t'écoute ma louve d'argent...
_Ce n'est pas la première fois que tu le rencontres, n'est-ce pas?
_Non. Répondit-il. Je l'ai déjà affronté lors de la bataille d'Andorath. Celle qui a marqué la fin de la deuxième ère.
_Est-ce qu'il t'a...? Commença la dragonne
_Non. Il était trop occupé à combattre Nüh'Batvähr. Étant le fils des dieux, le démon a cru préférable de se débarrasser de lui d'abord. La prophétie le considérait comme celui qui libérerait notre terre du joug démoniaque. Il s'est focalisé sur lui, sans se soucier de moi. Il avait mis à Terre Nüh'Batvähr, et au moment de l'achever, j'ai profité d'un instant où il baissa sa garde pour lancer mon épée au jeune Nüh'Batvähr afin qu'il l'achève en le transperçant."

SotOdWiing termina les bandages de Fenrir et le rejoint dans son lit. La dragonne se blottit contre le corps de son amant et s'endormit. Ce dernier la serra contre lui, et céda à la fatigue, à son tour.

Le lendemain, ils quittèrent le village des Oubliés, pour se rendre au Grand'Port, désormais aux mains des forces Andoriennes. Fenrir était encore faible, mais pouvait parfaitement marcher jusque la bas. Le groupe avançait lentement, de manière à ne pas trop s'épuiser.

"Rappelles-moi pourquoi on va la bas? Demanda Hilkaan à Mitrinthia.
On a tous besoin de se reposer au calme et au chaud. Le mont Tir n'était pas sûr. Au moins, on aura de la nourriture, et on ne sera pas menacés par les Natafarkiens. Bapto est sensé nous rejoindre la bas dans quelques jours...
_Que fait-il en attendant? Interrogea Fenrir.
_Je l'ignore... "

Le voyage se déroula sans incident, les premières maisons de la ville fortifiée se faisaient déjà voir au loin. Quelques minutes plus tard, ils traversèrent les rues où patrouillaient régulièrement des soldats rebelles et Andoriens. 
Ils avaient marché toute la journée et le crépuscule commençait déjà à assombrir le ciel nuageux. Ils arrivèrent à l'auberge, commandèrent un bon repas, et partirent se reposer. 

Quelques jours après, alors que Fenrir arpentait les quais froids du port, il remarqua un gigantesque navire Andorien.
Il revint pour le déjeuner où il se régala de la chair d'un agneau. Il fut interrompu par trois individus pénétrant dans l'auberge. Deux d'entre eux avaient de grandes hallebardes, et celui au milieu portait une armure d'or sertie de joyaux bleus, et une cape rouge couverte de neige qui commençait déjà à fondre. Fenrir reconnut la personne.

"Majesté? Que faites-vous ici?
_Mes armées ne vont pas se commander toutes seules. Lança le Roi. (Puis il se tourna vers le tenancier, et hurla: ) Tavernier! Une chope d'hydromel, je vous prie.
_Quelles sont les nouvelles du pays?
_Rien de grave, mais rien de bon non plus.
_C'est à dire? S'inquiéta Fenrir.
_La tempête à l'Ouest s'est amplifiée, et je pense qu'elle n'est pas naturelle. J'ai déjà vu semblable phénomène, mais pas de cette envergure. Quelque chose se prépare dans les Tréfonds: l'Ardian'Torh a été rouverte. J'y serai bien allé moi-même, mais je ne peux y arriver seul, cette fois... Et aucun homme ne veut m'accompagner. Je m'en remet donc à toi, mon vieil ami...
_Je comprends, malheureusement je pense en savoir quelque chose."

Fenrir raconta au roi les événements qui s'etaient déroulés depuis son départ d'Andorath. Il mentionna le dieu-démon, sa métamorphose en Valrak, et la cité de Némésis, dont il était à la recherche.

"_Ainsi donc, votre chef a prévu de retrouver une cité perdue dans la glace? Pourquoi donc? Que cherche t-il à y faire?
_Concrètement, je l'ignore. Mais je ne peux pas l'abandonner ici...
_Je vais retourner au palais, si la situation dégénère, je te le ferai savoir, Fenrir. Mais ne tarde pas, il se peut que ton aide soit la bienvenue. Si Altan est de retour, il va falloir que ta lame soit prête à percer à nouveau son armure. Ceci dit, la situation actuelle ne semble pas être menaçante. Mais une surveillance s'impose. 
_Je rentrerai quand tout sera terminé, majesté!
_Bonne chance dans ta quête, Fenrir. Si tu as besoin de quoi que ce soit, fais-le moi savoir."

Il finit sa chope d'hydromel, puis se leva, plaça quelques pièces d'or sur la table afin de payer, et sortit, accompagné par ses deux gardes...
Fenrir finit de dévorer goulument son agneau. Un personnage vêtu d'un scaphandrier de cuivre entra dans la salle, et s'assit au coté de Fenrir. 

"Bonjour, Bapto...
_Je viens de croiser le Roi d'Andorath, que te voulait-il? Demanda l'homme en armure.
_On a quelques difficultés au pays. Mais rien de bien grave actuellement. 
_Tu veux y retourner?
_Non, ça ira. Trouvons Némésis en premier.
_Tu te sens d'attaque?"

Fenrir se leva, s'étira, resserra ses bracelets de protection, abaissa sa capuche noire sur son visage et lança en souriant:

"En route!"

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MessageSujet: Re: -L'appel du Nord- [Chapitre 1]   Sam 30 Aoû - 20:21

[suite dialogue Némésis]



-Chers amis du sud, vous êtes venu à moi pour que je vous prête main forte, soit. Mais comment comptez vous faire pour nous faire sortir de Némésis ? Voyez par vous même sur ce moniteur. Le Sas de la salle des machines vient de céder suite à l'assaut répété des bipèdes. Le seul rempart contre la vermine Némésienne reste la porte murale par laquelle vous êtes venus. Cela fait bien longtemps que les liaisons électriques principales de mon bureau ont été coupées, je n'ai plus que le strict nécessaire. Par conséquent impossible de réactiver le vaisseau d'ici. Toutefois si vous voulez que je vous aide a vaincre votre Roi du nord, il me faudra mon Némésis !

-Vous voulez rire ! Cette épave est prisonnière des glaces, vos machines partent a la dérive, les générateurs sont détruits, plus rien ne fonctionne ici, et je sais pas si vous savez, mais votre population est quelque peu hostile...

-Dire que vous effleurer le génie sans jamais y parvenir ! C'est bien ça l'idée voyons ! La horde de bipède que j'ai élevée depuis des siècles est d'une combativité et agressivité hors du commun. Réfléchissez un peu, croyez vous réellement que votre roi va attendre votre venue sans rien faire, a l'heure actuelle il doit déjà rassembler ses troupes et les préparer pour de futures invasions. Je pose la question, qui de vous et moi possède une armée ? Moi ! Ils n'ont peut être pas l'allure de soldats traditionnels, mais lâchez les sur du gibier nordique et vous verrez ce dont ils sont capable. Bien entendue aucun général ne peut les contrôler. C'est pourquoi il me faut mon Némésis, il faut mener ce vaisseau sur le champ de bataille et y déverser tout les bipèdes sur votre Nordique de roi !

-L'idée de condamner des innocents à un combat qui n'est pas le leur me dégoûte...

-Je vous arrête, ce ne sont pas des innocents, ce sont des saleté de bipèdes Ektoplazms ! Ils méritent leur sort, ils ont eux même mené le Némésis à sa perte en voulant instaurer une Utopie.... Mais ce n'est pas possible, le bipède a la nécessité absolue de se voir diriger par plus fort et plus intelligent que lui. Je suis la lumière qui guide ces reprouvés !

-Une fois que l'on en aura fini avec Rhaemlord je vous fout dans une cage d'acier et je laisse les asticots vous dévorer ! Mais je pense qu'il n'y a pas d'autres alternatives que d'utiliser les Némésiens comme armée. Cela dit, comment comptez vous réactiver votre cher Némésis ?

-Et bien en le réparant haha ! Vous avez réussis a le traverser, vous arriverez a nouveau a le traverser et effectuer les réparations qui s'imposent !

-Et votre rôle dans tout ça ?

-Oh moi je resterai ici avec un bon cigare, je vous observerai depuis mon moniteur. Je n'aime pas beaucoup le sang et le cambouis... Je dois par ailleurs veiller a vous activer les différents Sas de sécurité pour filtrer la menace Bipède, et vous donnez mes directives par Hauts-parleurs.

-Vous êtes réellement une fripouille vous savez ! Bon de quoi avons nous besoins pour réparer votre épave, et quels sont les lieux a remanier d'urgence ?

-Vous allez avoir besoin d'outils standards, de capsules d'Ectoplasmes pures, de deux circuits hydro-inverseurs et d'une bonne épée ! Bien entendue je ne dispose pas de ses outils là sur moi, vous les trouverez à l'avant du vaisseau dans des coffres privés.

-Bien entendue.... pourquoi nous faciliter la tache après tout... j’espère que vous arriverez a réveiller votre tas de ferraille !

-Le réveiller j'en doute pas, le sortir de son entrave de glace, là c'est une autre histoire...

-Pour ce problème là nous avons une solution, Axofidium, découverte d'Hilkaan. Il nous suffira de vaporiser cet élément par l’intermédiaire de vos ballasts.

-Hum je vois, ingénieux, dommage que je n'ai pas eu accès à cet élément chimique plus tôt....

-L'auriez vous réellement fait ? En d'autre termes, si des le début vous aviez eu la possibilité de sauver Némésis de la glace et laisser sa population quitter le navire, l'auriez vous fait ?

-Non bien sur que non ! Cette glace est justement une bénédiction, je préfère voir mon œuvre sombrer dans le givre plutôt que libérer les bipèdes.

-Mais quel est votre soucis avec les Némésiens exactement ?

-Strictement aucun. Mon unique but est d’étudier le bipède qui jadis c'est battu contre ma personne pour imposer un modèle d'Utopie dans ma ville, et qui aujourd’hui se bat et se nourrit de ses congénères pour survivre. Utopie ou Dystopie ? Voilà la problématique du bipède, il ne sait pas ce qu'il veut réellement, alors je m'efforce de le guider vers une alternative...

-Et quelle est cette « alternative », professeur ?

-l'Entropie ! Le pouvoir de la nature face à l'homme. Croyez vous que l'homme est destiné a vivre éternellement ? Si on lui laisse toute les libertés qu'ils s'est octroyés depuis des millénaires, très certainement. Mais retirez lui ces libertés et voyez ce que l'homme devient face à une nature en colère. Je ne supporte pas la place que le bipède c'est approprié, la nature doit régner sur toute choses. Par conséquent je lui donne les pouvoirs de regagner son hégémonie par l’intermédiaire du Némésis.

-Si je comprend bien, Némésis n'est qu'un début, un sujet d’étude en somme ? Vos ambitions s’étendent sur toutes les races humanoïdes ?

-Vous avez mis du temps a comprendre que les Némésiens ne sont pour moi que des rats de laboratoire... Ce sont les pionniers d'une grande et majestueuse révolution entropique. Dans les entrailles mécaniques et électriques de cette citée se développe une faune et une flore nourrie de la corruption du bipède. Ils sont les nutriments nécessaire à la renaissance de la Nature en tant qu'entité.

-Nous n'avons pourtant vu que lianes et herbes hautes dans cette épave...

-Oui ! Mais vos yeux peuvent ils voir l'autre coté du miroir ? Ces herbes hautes comme vous dites, s'adaptent aux climats les plus rudes, et émettent des toxines qui rendent à long terme les bipèdes fous et inhumains ! Vous même vous portez dans votre génome les traces de ces toxines haha ! Némésis est une bombe à retardement. Êtes vous toujours décidez a la libérer des glaces ?!

-Maudite fripouille ! Donnez moi une raison pour que je ne vous tue pas !

-Je suis le seul a pouvoir vaincre votre Rhaemlord...

-A choisir je préférerais vous laissez crever vous et votre Némésis ici, plutôt que de laisser voir votre projet aboutir et contaminer toutes espèces vivantes !

-Mon grand, tu es là devant un dilemme. D'un coté le roi du nord reste la plus grande menace que le monde ait connu, il n'a perdu aucune bataille, on le dit invincible, et d'un autre coté tu as devant toi le seul être capable de le vaincre, mais en contre-partie tu enclenches volontairement un processus d'auto-destruction des races humanoïdes. A toi de voir, mais sans le Némésis tu n'es rien...

-Moi et mes camarades n'avons pas fait tout ce chemin pour rien ! Nous libérerons le Némésis de la glace. Quand a vous, vous détruirez Rhaemlord et son armée. J'aviserai pour la suite

-J'aime ton courage et ton espoir mon cher Scaphandrier, mais ne pense pas réussir a fermer la boite de Pandore. Au jour d’aujourd’hui tu te décides a l'ouvrir pour sauver le monde de la tyrannie, dans ce cas tu en assumeras les conséquences !

-C'est vous qui assumerez ces conséquences ! C'est vous le génie du mal dans cette histoire, je n’hésiterez pas a vous tuer une fois cette mission achevée, et je détruirais votre carcasse d'acier !

-Faites, faites ! J'ai survécu a des milliers de bipèdes, je survivrai bien aux prochains... Je vais vous faire une confidence. Avant que le Némésis ne soit fait prisonnier de la glace, je n'avais pas encore ce projet de détruire l’humanoïde par l'entropie. Cette illumination m'est venue peu après l'emprisonnement de mon vaisseau. Au début j'ai cru que tout était perdu pour moi, que je n'arriverais jamais a faire remonter a la surface la citée. Je ne voyais que ma mort. Le rêve d'utopie qui sillonnait sans cesse l'esprit des Némésiens, a ce moment là s’éteignit, ils ne pensaient plus qu'a survivre en ignorant tout les codes d'honneurs, les lois et la moralité. Voyant cette folie je me suis cloîtré dans le bureau principal, ne voulant pas être contaminé par cette corruption de l’âme. Des années passèrent et la situation a bord du navire était de pire en pire. La glace broyait et perçait la coque d'acier, les Némésiens se livraient au cannibalisme, au viol et a toutes actes condamnables. Quand a moi j’étais bloqué dans mon bureau, je ne pouvais qu'observer par l’intermédiaire de moniteurs ce qu'il se passait a l’intérieur de ma citée. Ces horreurs me dégoûtèrent, c'est depuis ce jour que j'ai cessé de les appeler humains, ce ne sont que des bipèdes sans âmes... Mais un jour dans un de mes moniteurs je vis sur la place centrales une plante qui avait poussé dans la nuit, au milieu de débris, de fragments de glaces et de charognes. Une plante de couleur rouge sang, d'une hauteur d'environ 60cm et d'une beauté sans pareille. La première touche végétale qui vient s’immiscer dans la vie putride des Némésiens. Bien entendue ces derniers ne lui prêtèrent aucune attention... Que d'ignorants. Cette fleur m'a captivé pendant des jours, elle ne grandissait pas, mais pour autant ne flétrissait pas. Une nuit je suis sortie en douce de mon bureau pour aller la déterrer et la ramener dans mon bureau. J'ai étudié sa composition durant de longues heures, jusqu'à trouver une solution... Le pollen de cette fleur est composé d'une toxine ; celle ci détruisant les espèces animales pour développer une flore toxique. Elle développe sa propre biomasse qui détruit peu a peu tout ce qui n'est pas naturelle. L'homme est son aliment favori. Évidement, j'ai veillé a m'immuniser de ses attraits ! Par contre pour vous c'est une autre affaire... Mais voyez toute la faune du Némésis qui se répandrait sur un territoire de la taille d'un continent, ne serait ce pas magnifique, de voir tout ces bipèdes nordiques se bouffaient entre eux ne laissant au final que des cadavres et une nature omniprésente !

-Vous êtes complètement fou ! Votre maudite faune nous condamne tous a une mort certaine, il est hors de question qu'elle se répande au delà du Némésis !

-Bien vous n'avez donc pas besoin de moi pour tuer votre Rhaemlord, par conséquent je range ma botanique et je vous laisse a vos armes. Mais comprenez une chose, le futur n'est plus à l'épée et aux pistolets, il est a la science, pour ma part je prône la « fleur au fusil » comme arme ultime contre la corruption bipède ! A vous de choisir, mais gardez à l'esprit qu'une simple dose de toxine concentrée peut faire tomber tout héros millénaire qu'il est, Et mon Némésis est une poudrière qui n'attend qu'une simple étincelle !

-... Ais je réellement le choix de toute manière.... Je n'ai aucune autre alternative pour éliminer ce roi maudit, mais une fois cette menace révolue, c'est de vous que je m'occuperai ! Je ne devrais même pas vous donner l'opportunité de libérer le Némésis de la glace, tant sa dangerosité est immense, mais j'en assumerai les conséquences et je jure que moi et mon groupe réussirons a stopper votre « Révolution entropique » !

-J'aime les adversaires tel que vous ! Je ne pensez pas trouver en vous, une personne apte a passer un pacte avec le diable ! Eh bien qu'attendons nous pour détruire votre Rhaemlord haha !!
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MessageSujet: Re: -L'appel du Nord- [Chapitre 1]   Lun 1 Sep - 17:37

Des jours passèrent, et les Nethariens étaient toujours prisonniers du Némésis. Ils enchaînaient diverses missions de réparations à travers toute l’épave. Les Némésiens ne pouvaient s’empêcher de se lancer a leur assaut, ralentissant considérablement le travail du groupe. Tandis que Drake attendait patiemment dans bureau, un cigare a la main.

Les quatre équipiers se remémoraient leur vies passées le soir venue, pour tenter d'oublier les horreurs de la journée. Hilkaan s'amusait a citer des phrases de son ancien professeur ; Azenstein. Fenrir narrait les légendes et contes de son pays, Liha était peu bavarde, mais elle ne rechignait pas a montrer sa haine envers les Natafarkiens. Quand à Bapto, il essayait de se rappeler son ancienne vie sur Nethergrad, mais ses souvenirs l'avait semble t-il quittés, il ne voyait plus que le grand nord et la folie Némésienne. Le groupe aurait aimé être plus que quatre pour cette tache, mais l'aviateur ovin, l'homme a peau verte et la pirate devait remplir une autre mission en parallèle.

Les réparations durèrent un peu plus d'une semaine, le groupe étaient soulagé d'en être venue a bout, mais leur joie était entaché par les centaines de cadavres qu'ils laissèrent derrière eux... Tant de meurtres pour réveiller une machine qui causera la fin de l'humanité, que de folie pensèrent nos aventuriers. Mais avaient ils réellement le choix ? Drake est un parfait manipulateur, personne n'a eu besoin de lui pendant milles ans, et aujourd’hui il semble être le seul espoir pour vaincre Rhaemlord, mais la menace que dissimule Drake est amplement plus dangereuse et dévastatrice. Derrière un homme d'allure respectable se cache un mégalomane paranoïaque qui croit pouvoir amener l'illumination par la neurotoxine d'une plante qu'il nomme Calypso, et c'est de cet homme que les Néthariens reçoivent leurs ordres...

Le Némésis est maintenant fin prêt, ses machines et ses générateurs ont été réparés et renforcés, les générateurs produisent de nouveau de l’énergie infinie et les liaisons électriques du bureau ont toutes étaient rétablies. Cela fait plus de milles ans que personne n'a pu admirer le vaisseau totalement fonctionnel. Toutefois il reste une dernier étape, retirer la glace qui l'entoure.

Hilkaan donne a bapto ses dernières réserves d'Axofidium, celui-ci jette l’élément chimique dans une sorte de grosse turbine elle même reliée aux différentes ballasts du submersible. L'Axofidium est vaporisé par l'air comprimé des machines et s'accrochent aux parois glacées. Selon les calculs d'Hilkaan il faut compter environ dix heures pour que toute la glace entourant le Némésis soit fondue. Hilkaan et Liha utilise ce laps de temps pour se reposer avant leur prochaine mission. Fenrir et Bapto quand a eux préfèrent s'entretenir avec leur Hôte... Ils entrent dans une petite pièce située derrière le bureau d’ébène. Dans cette salle ils y perçoivent différents appareillages ainsi qu'un gouvernail, très certainement la cabine de pilotage du Némésis. Gordon les regardent assis sur un fauteuil tout proche des machines. Comme a ses habitudes on le retrouve un cigare dans sa main gauche, quand a sa main droite elle semble caresser une plante rouge sang plantée dans un pot noir.

-Eh bien mes chers invités, êtes vous prêt a repartir a la surface a bord du Némésis ?! Lance avec amusement Drake

-C'est plutôt a vous de poser la question, pendant milles ans vous n'avez plus vu le soleil, allez vous survivre a cette épreuve ? Ironise Bapto

-J’espère pour vous que vous n'avez pas d’ancêtre vampire haha ! lance Fenrir

-Ne vous inquiétez pas pour moi chers amis, le soleil est mon plus grand ami, après tout c'est lui qui donne la possibilité aux plantes de vivre et de se multiplier.

-Vous faites sûrement allusion a votre Calypso quand vous dites cela...

-Oui mon cher Bapto, Calypso est l'embryon de ma révolution entropique, et Némésis le cœur de toute mon œuvre. Une fois lâchée a la surface rien ne pourra plus empêcher ses toxines de se propager, et ainsi de détruire l'esprit des Bipèdes. De leur cadavres naîtra une nouvelle forme de végétation, une Nature dominante !

-Votre folie ne vous a pas quittée vieux fou ! Si l'on avait pas besoin de vous je vous planterai volontiers mes crocs et griffes dans votre chair !

-Mon petit loup calmez vous, je suis certains que vous et votre scaphandrier de chef trouverez une solution pour me neutraliser et détruire le Némésis !
-Et que diriez vous de laisser tomber votre projet de révolution entropique, et œuvrer pour le bien ?

-Œuvrer pour le bien ? Mais quel bien ?! Vous voyez du bien en ce monde ? Vous les avez vu de vos propres yeux ses Némésiens cannibales, ils ne connaissent pas ce mot ; le « bien », le bipède est corrompu, ils doivent tous périr pour aboutir a une Tabula rasa. La nature doit reprendre sa place dominante sur l'homme et plus l'inverse ! Voila ce qu'est « œuvrer pour le bien » selon moi !

-Bon, vous êtes une cause perdue, remplissez votre objectif, on s'occupera de vous juste après...

-J'ai hâte de voir ça haha !

Les deux Nethariens quittent la cabine de pilotage après une demie-heure de discours stériles. Ne sachant quoi penser ils décident d'aller se reposer avec leur compagnon. Ils s'endorment très rapidement, leur semaine fut si éprouvante qu'ils ne peuvent lutter contre le sommeil. La nuit fut difficile, sans doute a cause des Neurotoxine de Calypso et des ses rejetons qui commencent a agir sur leur cerveaux. Hilkaan sait qu'en restant en contact prolongé avec ces plantes ils finiront tous par mourir d'ici peu. La nécessité de trouver un remède ou un vaccin est plus qu'urgente. Ou sinon leur rêve de voir le nord libéré de la tyrannie prendra fin au fond des glaces...

Au matin les Nethariens sont réveillés par des secousses brutales. Le Némésis semble se détacher des parois glacées. Drake surgit de la cabine de pilotage pour leur annoncer que le submersible est enfin libéré de sa prison millénaire.

-Mes amis le Némésis est ressuscité ! Voila mille ans qu'il est dans sa prison givrée ! Êtes vous toujours d'attaque a anéantir votre seigneur nordique ?

Fenrir se lève, l'air a moitié endormi,
-On serait heureux d'y aller si on ignorait votre projet !

-Ne soyez pas si irrité maître lycan ! Voyez le bon coté des choses, vous n'aurez plus a subir le joug d'un roi maléfique, d'autant que l'esprit du dieu du chaos cessera de vous nuire !

-Comment savez vous que mon âme est lié a celle de ce démon ?!

-Vous savez, j'ai beau avoir été prisonnier a cent mètres sous terre pendant milles ans, je n'ignore pas ce qu'il se trame au dessus de ma tête. Je connais bien des choses sur vous tous, et je sais par conséquent que mon œuvre ne pourra être défaite !

-Bapto, tuons le maintenant, on sera toujours a temps de trouver un autre moyen de vaincre Rhaemlord !

-Non, Fenrir, la mort de Drake et de son Némésis ne feront rien de plus. Hilkaan m'a prévenu que nous étions déjà tous infecté par les toxines végétales du vaisseau, par conséquent Drake est le seul a pouvoir nous obtenir un antidote. Cependant il n'en fera rien, n'est ce pas Gordon ?

-Un antidote, je ne vois pas de quoi vous parlez... Mais c'est vrai que je serais peut être triste de voir partir des bipèdes comme vous. Il se peut que je vous donne ce fameux antidote, juste pour que vous voyez mon œuvre s'accomplir...

-Donnez le nous maintenant et je jure de vous laisser la vie sauve !

-Pas d'affolement brave Hilkaan, vous avez encore du temps devant vous avant de voir les premiers effets nocifs...

-Bon trêve de bavardage, la glace a fondue, votre vaisseau est libre, comment comptez vous faire pour détruire le roi Rhaemlord ?

-Ah enfin vous parlez de choses qui m’intéressent ! Bien dans un premier temps nous allons faire remonter a la surface le Némésis. Ensuite nous continuerons a vaporiser de l'Axofidium pour faire fondre la glace sur notre passage. Puis il existe une caverne suffisamment grande pour faire traverser le vaisseau. Cette grotte nous fera traverser le mont Tir. Nous déboucherons ainsi dans le grand port de Natafark. Je vois d'ici les regards effrayés de ces bipèdes du nord haha !

-et la suite ?

-C'est très simple, votre seigneur Rhaemlord doit pénétrer dans les entrailles du Némésis. Il sera ainsi contaminé par la toxine Calypso, et mourra quelques jours plus tard. Quand a son armée, les Némésiens s'en chargeront, qu'ils le veuillent ou non.

-Et bien entendue une fois le Némésis a la surface les toxines se répandront dans l'air et contamineront toutes espèces humaines et animales...

-Oui, oui entre autre, mais voyez le bon coté des choses, le terrible Natafarkien qui règne depuis milles ans, s’éteindra, vaincu par une plante ! Triste fin... Il commençait a m’être agréable...

-Bon qu'on en finisse dans ce cas !

Drake rejoint la salle de pilotage, quand au reste du groupe, chacun tentent désespérément de s'accrocher a tout ce qui leur tombe sous la main tant les secousses du vaisseaux sont brusques. La remontée du Némésis cause d’innombrables fissures dans l’épaisse couche de glace. Le village de Thalnir battit sur la surface givrée essuie de nombreux séismes, des bâtiments entier s’écroulent, des crevasses d'eau apparaissent violemment, au bout d'une demie heure il ne reste plus rien de l'ancienne ville Natafarkienne, seul un immense lac au milieu de la glace est visible, avec en son centre le Némésis qui flotte. Les pauvres Natafarkiens tentent de nager pour rejoindre l'autre bord de la glace, mais la température et les courants sont beaucoup trop intenses. Les Nethariens observent ce macabre spectacle depuis les hublots sans pouvoir agir. Hilkaan refuse de voir ce massacre, sa seule envie a ce moment précis est d’éventrer Drake...

Quelques heures plus tard le Némésis sort enfin du mont Tir, et débouche dans la baie du grand port Natafarkien. Un submersible d'acier de plus de cent mètres de long trône au milieu de frêles Drakkars et navires corsaires. La remontée du vaisseau a causée quelques léger raz de marée, qui ont mouillés de nombreux passants, commerçants et gardes.
Les braves Natafarkiens ne comprennent pas ce qu'ils voient devant eux. Une carcasse d'acier flottante au milieu d'une mer glacée. Des fragments de glaces sortent de part en part du navire, tandis qu'une végétation mystérieuse se répand a travers les trous et avaries du bâtiment.

Au même moment un navire au pavillon noir pénètre dans la baie Natafarkienne. Un galion dirigé par une pirate, un aviateur et un homme vert.

-Hep moussaillon ! Lancez des cordages sur cette chose métallique, on va voir ce qu'il y a dedans !
-Méé oui m'dame !

Le galion se place au coté du Némésis, et plusieurs individus en descendent. Ils cherchent l'entrée principale du vaisseau, mais sans y parvenir. Celle-ci est bloquée par un mécanisme.

A l’intérieur de la cité, les Nethariens observent leur camarades pirates.
-Gordon que faites vous ? Laissez les donc entrer !
-Je ne laisserai entrer aucun autre bipède dans ma citée... Rappelez vous de ce que je vous ais dit Bapto a propos de la boite de Pandore. Une fois ouverte vous ne pourrez revenir en arrière. Depuis que vous avez réparé les machines et générateurs du Némésis, la Faune interne c'est considérablement développée grâce à l'apport de chaleur et de lumière. Si j'ouvre maintenant le Némésis, vos amis mourront sur le coup. Je ne l'ouvrirais qu'une fois que votre Rhaemlord sera là !

-Et comment comptez vous faire si personne ne se charge de l'attirer ?

-Vous me croyez ainsi idiot ? Le Némésis contient des capsules de secours, qui se détachent du navire par une simple commande. Entrez y et vous voilà dans le monde réel !

-Vous aviez des capsules de secours ? Mais pourquoi ne vous êtes vous pas enfuit il a milles ans ?

-Parce que je n'en avais aucunement l'ambition haha !

Les quatre aventuriers entrent dans les capsules postées a l’arrière du navire, et s’éjectent de ce dernier. Ils se retrouvent très rapidement a la surface. L’équipage pirate les repêchent peu a peu. Fenrir et Hilkaan explique a tout le monde la mission. Trouver Rhaemlord, l'attirer jusqu'au Némésis et faire en sorte qu'il y pénètre. Bapto n'est pas présent pendant le briefing il est partit dans la cale pour s'entretenir avec la femme pirate.

-Dites moi Mokokain, avez vous menée a bien la mission que je vous ai confiée ?
-Bien sur, un jeu d'enfant, la cargaison que vous m'avez demandé se trouve la bas.
-Bien bien, l'heure venue, vous irez la déposer sur le Némésis. On ne peut laissez une telle monstruosité plus longtemps active.
-Comme vous voudrez, mais qu'avez vous vu dans cette citée flottante ?
-Des horreurs et un Être qu'il vaut mieux rayer du monde... Jusqu'où avez vous navigué pour la trouver ?
-Nous sommes allés sur continent engloutit, j'ai envoyé l'aviateur et le peau verte plonger dans les ruines de Nethergrad pour trouver votre Bombe Ectoplasmique... Mais êtes vous sur que ce soit la bonne solution ? Ne peut elle pas tuer a elle toute seule Rhaemlord ?
-Au vu de ce qu'il nous attend si on laisse le Némésis trop longtemps opérationnel, je pense que c'est un mal nécessaire... Et non Rhaemlord ne peut être tué par de l'Ectoplasme, son corps a été trop longtemps nourrit par cette substance par l'intermédiaire de Tharlarmor... Pour mener a bien votre tache vous serez aidé de la marine Andorienne. Bonne chance !
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MessageSujet: Re: -L'appel du Nord- [Chapitre 1]   Lun 8 Sep - 18:42

        L'après-midi avait déjà été bien entamée. Les rues du vieux port avaient perdu de leur activité, et les marchands commençaient à ramasser leurs étals et la marchandise. Sur les quais du Grand'Port, les marins avaient presque tous déserté les lieux. Le navire Netharien qui mouillait dans la baie de Natafark avait été réparé et était prêt à naviguer à nouveau à travers les océans agités du Nord. Sur les digues, Bapto donnait ses instructions à un petit groupe de voyageurs qui se préparait à rejoindre leur galion. Quelques centaines de mètres plus loin, sur un des quais du port, un guerrier encapuchonné et vêtu de noir discutait avec une jolie femme aux cheveux d'argent. 

"Tu es sûr, Fenrir?
_Je ne veux pas que tu aies à subir l'atrocité de cette chose! Dit calmement l'interessé. D'après ce qu'il m'a dit, ce n'est plus qu'un cité morte, où des hommes fous tentent de vous dévorer pour survivre. D'autant que d'après lui, un mal ronge votre esprit de l'intérieur dès lors que l'on pose la patte* dans la cité.
_Mais si je... Commença la Dragonne
_Ne discutes pas...Tonna l'aventurier. Je ne veux pas qu'il t'arrives quoi que ce soit! S'il venait à m'arriver quelque chose, je préférais que tu ne sois pas là pour voir ça, et te savoir en sécurité."

Il marqua une pause, voyant que les yeux de SotOdWiing commençaient à perler. Il s'approcha doucement d'elle et plaça une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Puis, il posa ses mains sur ses épaules, avant d'ajouter:

"Je t'aime SotOdWiing, je ne veux surtout pas te perdre. Tu es tout ce que j'ai de plus cher. Dès notre première rencontre, tu m'as sauvé la vie, et tu l'as toujours fait. Je ne serais rien sans toi. Je serais encore en train de pourrir pour l'éternité près des ossements de tes parents, si tu ne m'avais pas aidé. Je te dois la vie. J'ai passé à tes cotés les plus belles années** de ma vie. Et jamais je ne t'ai oublié. Je te l'ai promis. Et aujourd'hui, je veux te rendre ce que tu m'as donné en te protégeant de tout contact avec Némésis. Si quelqu'un doit vivre ici, c'est toi. Et jamais je ne laisserai quelqu'un te faire du mal. Si je venais à mourir, je te saurais en sécurité."

Fenrir, voyant sa compagne pleurer, ajouta:

"Promets-moi une chose, SotOdWiing... Quoi qu'il arrive... Ne t'approche jamais de Némésis. Si je venais à être en danger, ne viens pas m'aider. Et si je trépasse... Ne te venge pas en mon nom. Beaucoup trop d'humains ont péri par ma lame et mes crocs; il serait injuste que je sois honoré pour les crimes que j'ai commis. 
_Je... Je te le promets! Sanglota la dragonne. "

Le Dah'Luhrin sortit de sa besace une chainette d'argent. Cette dernière avait un médaillon qui rappelait la forme d'un loup, crocs dévoilés. Il plaça ensuite le pendentif autour du cou de son aimée. 

"J'aurai tant aimé te la donner en de meilleures circonstances. Elle appartenait à mon père. Prends-en soin, pour moi..."

Fenrir se sentit très faible. Il ne supportait pas le fait de l'abandonner, mais c'était par amour qu'il la laissait. Il voulait à tout prix protéger une dernière fois celle pour qui il avait offert sa vie. Il fallait qu'elle vive. Et pour cela, elle devait partir. 
Ne pouvant plus se retenir, il serra violemment sa compagne contre son cœur, versant à son tour de chaudes larmes de chagrin. Puis l'embrassa une dernière fois... 

Fenrir vit Hilkaan approcher, accompagné de Mithrintia: il était temps pour les jeunes femmes de s'en aller. Fenrir laissa sa compagne se reculer pour lui permettre d'avoir suffisamment d'espace pour prendre sa forme draconique. 
Hilkaan tentait de calmer les passants qui, visiblement, n'avaient pas l'habitude de voir un dragon. 

Cela faisait plusieurs centaines d'années que Fenrir et SotOdWiing vivaient ensemble. Et pourtant, assister à la métamorphose d'une humaine en dragon n'avait jamais lassé Fenrir. Une fois sa transformation complète, la dragonne laissa Mithrintia monter sur son dos. Puis elle laissa Fenrir lui caresser le museau une dernière fois. Ce dernier sentait la froideur de ses écailles argentées, et la chaleur de son souffle ardent. C'est à contre-cœur que la dragonne se retourna, et prit son envol en direction du sud. Le Dah'Luhrin resta debout, les larmes aux yeux. Il regardait son amour, sa louve, s'éloigner. Il serra serra ses poings, et ferma les yeux, de demandant si un jour, il pourra à nouveau l'embrasser. Mais il se calma, puisque désormais, elle serait en sécurité, et Mithrintia avec.

Hilkaan semblait lui aussi, triste. Mais nous n'avions pas le choix. Fenrir sentit une lourde main gantée se poser sur son épaule. Il reconnut l'aspect du gantelet de l'armure de Bapto.

"Une bien belle créature, cette dragonne. Tu as de la chance de l'avoir pour compagne, elle t'es dévouée, et elle le restera à jamais... Tu as fais ce qu'il y'a de mieux pour elle.
_J'espère que tu dis vrai... Soupira Fenrir."



Ils partirent peu après, après avoir rassemblé suffisamment de vivres. Le groupe était désormais composé de Fenrir, Bapto et Hilkaan Ils se dirigèrent vers un vieux et immense lac de glace au Nord. 

Entre-temps, ils firent la connaissance de Nazeliah, que Bapto semblait bien connaitre. C'était une jeune femme, d'une race totalement inconnue à Fenrir. Elle avait un corps plutôt mince, et était vêtue d'une robe blanche. Elle n'avait pour seule arme qu'un bâton ressemblant à un sceptre. Son visage était rond, ses cheveux blonds. Quant à ses yeux... Ils etaient d'un rouge profond. Fenrir trouvait que la jeune femme avait un regard semblable à celui de SotOdWiing. Elle avait un regard très... Bestial... Presque inhumain. Elle semblait avoir du caractère, et de l'autorité dans sa voix. 

Durant tout le voyage, Fenrir resta silencieux, manipulant entre ses doigts le pendentif de SotOdWiing. Il ne pouvait s'empêcher de penser à elle, se demandant toujours si il la reverrait. Hilkaan, lui, semblait pensif, et parlait avec Bapto d'un moyen de dégager un passage dans la profonde glace afin d'atteindre la cité sous la glace. Nazeliah, passait son temps à guetter les alentours, comme si quelque chose l'inquiétait.

Parvenus au lac de glace, le petit groupe s'installa près d'un grand rocher, à la lisière de la forêt.  Fenrir alluma un feu, et partit récupérer de quoi l'alimenter. À son retour, Bapto et Hilkaan tentaient de fabriquer quelque chose dans de curieux récipients. Fenrir était un rôdeur aguerri par le temps et les batailles. Il était fin stratège, et connaissait bien la Phytothérapie. Mais visiblement, ce sur quoi travaillaient ses deux compagnons était bien trop avancé et complexe pour lui. Mais il parvenait au moins à comprendre ce qu'ils fabriquaient.
Ce n'est que quelques heures plus tard, que Hilkaan brandit fièrement un petit morceau de métal brun. 

"De l'Axofidium! Lança t-il fièrement. Un métal qui s'évapore au contact d'une température très froide. Ses gaz font fondre la plus solide des glaces!
_C'est donc cela que nous utiliserons pour atteindre Némésis? Demanda le guerrier.
_Exactement! affirma Bapto. Grace à ce petit morceau de métal, nous feront fondre la glace afin de nous permettre d'accéder à l'entrée de la Cité. Moi et Hilkaan nous en occuperons cette nuit. Cela devrait être prêt pour demain matin."

Les deux compagnons rangèrent leur matériel, et se dirigèrent vers le lac, laissant Fenrir et Nazeliah seuls autour du feu de camp. 

"Si je puis me permettre, Nazeliah. Commença Fenrir. Que faites-vous dans ces contrées?
_Je suis ici pour venger la mort de mes parents, tués par les Natafarkiens. 
_Je vois... Mais pourquoi nous avoir rejoins? 
_Cette décision ne concerne que moi. Tonna t-elle.
_Elle est ici parce que je lui ai demandé de venir. Fit Bapto, qui était revenu. Nazeliah est une vieille amie et une farouche chamane qui voue une haine inégalée envers les Natafarkiens. 
_Maître Fenrir. Fit la jeune femme. Ce médaillon que vous portez autour du cou... D'où vient-il? 
_C'est un cadeau que m'a fait AlnahriatsäutÄdfvÿnji, ma compagne, et la dernière des Kaal'Dorahk.
_Vous avez une dragonne comme femme? Quel humain serait assez fou pour s'accoupler avec telle créature...
_Elle et moi ne sommes qu'amants, nous vivons ensemble depuis très longtemps, et nous n'avons jamais voulu nous unir maritalement. Nous préférons rester discret.
_Mais depuis combien de temps vivez-vous avec elle?
_Environ 950 périodes**...
_Mais... Quel âge avez-vous alors?
_Neuf-cent soixante quatorze.
_Vos yeux jaunes et votre âge avancé prouvent que vous êtes tout sauf humain... Qu'êtes-vous au juste? 
_Fenrir est un Dah'Luhrin. Intervint Bapto. C'est une race ancienne, descendant du Valrak. qui a perdu sa puissance au fil des siècles. Ce sont des Loups, ayant appris à vivre par eux-même, libérés du Chaos."

Fenrir finit son morceau de pain, et quitta ses compagnons pour aller dormir seul. Il voulait être au calme pour la nuit. Trop de choses se bousculaient dans sa tête. 

Il fallait qu'il se repose: la véritable difficulté dans cette aventure commençait le lendemain...

[FIN PARTIE 1]


*On parle d'animaux, ici, je vous le rappelle...
**Le terme "Année" n'existe pas en Andorien. On parle dans ce cas de "Ohk" traduit par le mot "Période" en français.

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MessageSujet: Re: -L'appel du Nord- [Chapitre 1]   Sam 13 Sep - 12:40

Imaginez-vous votre pire ennemi. Une personne que vous ne pouvez pas tolérer, dont vous avez peur, avec qui vous ne partagez pas les mêmes idées, pour laquelle vous avez une haine si grande que vous seriez capable de la tuer.
Mais remplacez votre ennemi par une personne étant plus monstrueuse et cruelle que la plus monstrueuse de ses inventions, une personne capable de décimer la vie sur Terre pour accomplir un idéal, fusse-t-elle la seule à en profiter.
Gordon Drake et son Némésis.
Gordon Drake et sa plante Calypso.
Gordon Drake, et les bipèdes.

C'est devant cet homme inhumain que j'éprouve une frustration qui... Comment dire?
Cette frustration n'est même pas dûe à la haine que j'éprouve pour Gordon Drake, mais au sentiment d'impuissance qui me suit partout où je vais depuis que nous sommes arrivés à Némésis. Nous avons été empoisonné par les toxines de cette sattanée plante Calypso, et nous ne pouvons être guéris qu'avec l'aide de son inventeur...
Insupportable sentiment que de dépendre de votre ennemi, que de dépendre de la cause de votre future mort! Ma main est sans arrêt posée sur le manche de mon épée, prête à dégainer à chaque instant. Mais que faire? Comment tuer l'homme qui vous sauvera la vie? Seul Gordon Drake possède l'antidote, et il nous le donnera à condition que l'on libère cette monstruosité de Nemesis...

Je reste seul dans le sas menant au bureau de Drake. Je m'adosse contre le mur et, lentement, je me laisse retomber par terre.
Nous nous battons pour le bonheur de peuples tout entiers, nous y laissons sang et blessures lors de nos combats et un seul homme etcapable de défaire tout ce que nous avons accomplis à l'aide d'une plante. Ce... Ce n'est pas juste...!
Ce monde n'est pas fait pour profiter à une seule personne, mais pour profiter au bonheur de tous! À leur liberté et à l'existance de chacun!
Je sens une larme couler sur ma joue, et ma vue s'embue. Je lache un hurlement de douleur, soudain pris de convulsions : la toxine de Calypso commence à prendre effet. Il ne nous reste encore que quelques jours à vivre.

Une fois calmé, je sors prudemment du bâtiment, prenant garde à ne pas croiser de Nemésiens, quand tout à coup, j'entends des bruits de pas derrière moi. Je me retourne brusquement, et découvre avec soulagement que ces pas sont ceux de bapto. Celui-ci, voyant mon visage fatigué et mes yeux injectés de sang, me dit :
-Ne t'inquiète pas, Gordon Drake sera mort... Dans un futur proche.

Et même derrière son armure de bronze, je sent que sur son visage se dessine aussi un sourire de soulagement.
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Nom : Fenrir Cœurdeloup
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MessageSujet: Re: -L'appel du Nord- [Chapitre 1]   Lun 15 Sep - 21:14

L'air effroyablement frais et le vent froid lui laceraient le visage, malgré le foulard qu'il portait autour de la bouche, en bavière. Fenrir était réveillé depuis presque une heure, et pourtant, il se sentait fatigué. Il se mit debout et partit examiner le lac: un immense trou descendait dans la glace et semblait se terminer en un petit tunnel. Le fond lui paraissait praticable, ils ne risquaient pas de glisser en tentant de marcher dessus. 

"Fenrir? 
_Bonjour Hilkaan...
_Que fais-tu?
_J'observais le trou... On peut y aller?
_Nous avons réussi à trouver l'entrée de Némésis, ce tunnel nous y mène directement."

Hilkaan partit réveiller ses autres compagnons, il était temps pour eux de se mettre au travail. Une fois que tout le monde eût mangé son petit-déjeuner, les compagnons empruntèrent la longue échelle de fortune qu'Hilkaan et Bapto avaient tous deux confectionné pour rentrer et sortir du tunnel. Les parois gelées brillaient, eclairés par la lanterne que Bapto tenait. 

"Cette ville... Est-ce de la technomancie? Demanda Fenrir. Cela me parait improbable, de faire perdurer une civilisation dans une prison de glace durant des millénaires...
_Mon cher Fenrir, il s'agit de pure Technologie, une science qui vous surpasse de loin. Cette cité a été créée bien avant la création des civilisations actuelles. Ils étaient les précurseurs, leur technologie était telle qu'aujourd'hui encore, aucun être vivant n'a su égaler ne serait-ce qu'une seule fois leur savoir.
Tout Némésis a été bâti et mis en état de marche à partir de matériaux naturels. Tout a été fabriqué par la roche et la terre sans aucun enchantement. Rien que de la mécanique avancée!"

Ils arrivèrent enfin devant une étrange porte de métal ronde. Elle était couverte de rouille, mais la porte semblait encore être très solide. Malgré cela, Bapto n'eut aucun mal à l'ouvrir. Une fois l'entrée déverrouillée, Fenrir eut une douleur dans le nez. Il plaqua instinctivement ses mains sur son visage pour atténuer l'odeur nauséabonde que dégageait l'entrée. Ses compagnons le regardaient, inquiets.

"Tu vas bien, Fenrir? S'inquiéta Bapto.
_Oui, oui... C'est juste... L'odeur...
_J'oubliais que tu avais un odorat... Hors du commun. Mais on va avoir cette odeur pendant un bon moment. Il va falloir s'y habituer."

Ils pénétrèrent dans ce qui ressemblait à une place de centre-ville. Il était difficile d'y voir quoi que ce soit: une sorte de brume rougeâtre se propageait au sol... Mais hormis les volutes colorées, autre chose les frappa. Le sol était jonché de cadavres plus ou moins frais. L'odeur de chair en décomposition manqua donna la nausée Fenrir, qui avait l'horrible sensation que son nez allait exploser. Certains corps étaient déjà dévorés, d'autres grouillaient d'asticots et autres larves de parasites. Il s'arrêta un instant pour examiner un cadavre fraichement tué. La chair avait été arrachée puis sans doute consommée par quelque chose qu'il n'osait croire. Et pourtant la marque des morsures était formelle: il s'agissait bel et bien d'êtres humanoïdes. À peine eût-il le temps de se relever que quelque chose lui tira sa capuche, révélant de ce fait son visage. Ce dernier se retrouva sur le dos, légèrement étourdi par sa chute et distinguait à peine son agresseur. C'était un humanoïde, grand, exagérément maigre, vêtu de bas rapiécés. L'individu se jeta à la gorge du Dah'Luhrin et tenta de dévorer son visage. Mais il fut stoppé dans son élan par une lame courte qui fendit l'air et lui transperça le menton. Fenrir sentit un léger flot de sang lui couler sur les doigts, puis arracha sa lame de la tête du malheureux, avant de repousser son cadavre. Il vit ses compagnons le regarder avec inquiétude, mais il se releva, essuya son couteau avec les loques de son agresseur, puis, s'épousseta, avant de rebattre sa capuche noire sur son visage.

"Par Selena! Jura t-il en souriant. Mais pourquoi faut-il toujours que je m'attire les pires catastrophes? Ça devient lassant.
_Il vaut mieux ne pas trainer: l'odeur du sang va en attirer d'autres!"

Ils furent coupés par un bruit strident, puis une voix qui résonna dans tout Némésis. 

"Bonjour chères âmes en perdition! Bienvenue à Némésis! Cela fait bien longtemps que je n'ai plus eu de nouveaux bipèdes ici! Vous devez être fort désespérés pour vous aventurer ici... Peut-être que les dieux m'ont envoyé des renforts pour assainir la corruption Ektoplazmique!"

Il marqua une pause. Visiblement, cet homme était fou! Fenrir vit les muscles de Hilkaan se tendre. Ce dernier était visiblement très énervé. Mais le dictateur continua son discours:

"Je vous laisse une chance d'expliquer la raison de votre venue. Si vous parvenez à trouver mon bureau, peut-être que je vous laisserai entrer avant que d'autres bipèdes ne vous aient dévoré!"

Il ricana, Hilkaan explosa:

"Si je retrouve cet homme, je l’égorge!
-Du calme Hilkaan! Lança Bapto. On ferait mieux de trouver un coin où se cacher, la température baisse rapidement, bientôt il ne restera de nous que des glaçons.
-Oui, tu as raison Bapto. Approuva Nazeliah. Trouvons un endroit et réchauffons nous autour d'un bon feu. J’espère que l'on ne croisera aucun des habitants...
-Habitants, ou créature? Ironisa Fenrir avec dégout. J'ignore encore comment les nommer... Au vu du carnage qui nous entoure..."


Ils réussirent à se réfugier dans une zone abandonnée de Némésis, où les Habitants ne semblaient plus errer. Ils s'installèrent dans un vieux bâtiment, et barricadèrent les entrées avec de vieux meubles et autres objets de manière à éviter tout désagrément. Les aventuriers firent un feu dans une sorte de cheminée, afin d'évacuer le gaz toxique provenant des flammes. Cependant, ils n'étaient pas tirés d'affaire pour autant. Ils craignaient que la chaleur attire les Nemesiens. 
Ils mangèrent un morceau, puis commencèrent à se reposer pour la nuit. Fenrir fut le premier à faire son tour de garde: il sortit par une fenêtre de l'étage et de là, grimpa sur le toit. 
Il resta plusieurs heures à guetter les rues calmes, et à assister parfois à des crimes qu'il ne pouvait empêcher. 

Cette ville le mettait mal à l'aise. Les Nemesiens étaient fous, devenus incontrôlables et primitifs. Quel dirigeant pouvait infliger cela à son propre peuple? Quel homme serait assez fou pour condamner ainsi tout une cité et la regarder se tuer par elle-même? 
Le guerrier ne ressentait pas de haine envers le peuple fou, au contraire. Il savait. Il comprenait. Lui-même avait déjà subi de tels troubles comportementaux. Le goût de la chair humaine, il y avait déjà gouté lorsqu'il perdait le contrôle. Il connaissait la sensation que la viande lui procurait. A la fois salée, sucrée, et un arrière goût métallique. Cette sensation de satisfaction, de puissance, et de jouissance bestiale qu'il avait ressenti... Mais les Nemesiens, contrairement à lui, n'avaient pas eu d'autres choix que de céder à ce mode de vie.

Malgré son vêtement chaud, Fenrir décida qu'il était temps pour lui d'aller se réchauffer, et de se reposer un peu. Il était épuisé et la journée du lendemain allait être tout aussi harassante. La nuit allait bientôt tomber, et il valait mieux se tenir prêt en cas d'attaque. Il s'agrippa au rebord du toit. Puis se laissa tomber, et attrapa le bord de la fenêtre auquel il se hissa pour pouvoir retourner dans le bâtiment.  
Il s'assit ensuite près du feu, puis toussa d'une manière étrange. Fenrir remarqua Nazeliah le regarder, une expression de doute sur le visage. Bapto vint s'asseoir près de lui.

"Tu vas bien Fenrir? 
_Oui, j'ai juste... Je ne sais pas... Un peu mal à la gorge, sans doute l'odeur...
_Tes mains tremblent! Remarqua Nazeliah. Tiens, mange ça. Tu te sentiras mieux. "

Le scaphandrier regarda Nazeliah qui semblait désormais plutôt inquiète. Elle tendait à Fenrir une petite fleur violette. Ce dernier l'avala. Il attendit quelques secondes, puis se sentit mieux. Sa fatigue avait également baissé. 

"Bapto? Qu'est ce que tu sais sur Némésis et sur la personne qu'on doit trouver? 
_C'était il y'a plusieurs centaines d'années. Cet homme, nommé Gordon Drake, a participé a la construction de cette ville. Un gouvernement administra ensuite la ville. Malheureusement, Drake réussit à le renverser en les corrompant. Il devint par la suite le chef incontesté de Némésis. Après quoi, il mit au point un système permettant de faire mouvoir la ville sous l'eau, dont il ordonna la construction. Pour une raison qui m'échappe, la ville s'est dirigée vers le Nord. Mais ce que Drake n'a pas prévu, c'est que son navire fut pris dans les glaces, et il ne pût en aucun cas revenir en arrière: ils étaient prisonniers. Plutôt que d'évacuer la ville, il observa comment se comportait les habitants. Il devint par la suite fou. Et j'ignore comment...
_On le découvrira probablement bientôt. Dit Fenrir."

La nuit tomba rapidement, et la température chuta également. Les aventuriers trouvèrent difficilement le sommeil, craignant une attaque des Nemesiens. Malgré cela, rien ne se produisit et ils passèrent une nuit sans incident. Il se levèrent, quelques heures après. Fenrir était déjà levé et mangeait déjà un peu de viande pour se rassasier. Les autres se préparèrent à partir: il fallait retrouver Drake au plus vite.

Fenrir fut le premier à sortir et partit en éclaireur. Il grimpa sur les toits et faisait signe à son groupe quand la voie était libre. Courant sur les toitures des bâtiments, il suivait ses compagnons tout en indiquant quelle route emprunter afin d'éviter tout conflit. 

Il sentit soudainement une légère chaleur lui lécher le visage. 
Elle provenait d'un genre de bâtiment plutôt imposant qui ne ressemblait à aucune construction que Fenrir ait déjà vu. Quelque chose lui faisait penser qu'ils n'étaient pas très loin de leur objectif. Il fit signe à ses compagnons de se cacher un instant pendant qu'il observait les lieux. Il ne semblait pas trop y avoir de Nemesiens dans la zone. Mais un affrontement s'avérait nécessaire pour passer: une poignée d'errants leur barraient le passage. Fenrir attendit un instant afin d'etudier les déplacements de ces derniers, puis sortit Kaal'Norhin de son fourreau. Il était prêt.

Le guerrier prit son élan puis s'elanca dans le vide. Il atterit, puis fit une roulade avant de transpercer le dos d'un Nemésien qui eut le malheur de lui tourner le dos. Fenrir se précipita sur le pauvre habitant suivant, suivi ensuite par ses compagnons qui sortirent de leur cachette. 

"Il faudra qu'un jour tu m'expliques comment tu fais ça. Fit Hilkaan.
_J'ai été élevé comme ça. Répondit Fenrir. Mais mieux vaut ne pas s'attarder, d'autres vont être attirés par l'appel du sang. 
Dépêchons-nous!"

Ils coururent dans le bâtiment, suivant le chemin le plus chaud et le plus bruyant. Lorsqu'enfin ils arrivèrent dans une immense salle des machines. D'immenses tours mécaniques se dressaient au milieu, des fumées de vapeurs s'en dégageant par endroits. Un bon nombre de ces machines semblaient néanmoins inactives et abimées. 

"C'est ici! S'extasia Bapto. La salle des Générateurs. C'est donc grâce à cette machinerie que Némésis a réussi à se déplacer. Impressionnant!
_Sans vouloir te hâter, s'impatienta Fenrir, dépêches-toi! Je sens leurs odeurs, et ils sont très proches et très nombreux. 

Le Dah'Luhrin dégaina lorsqu'il vit les premiers Nemesiens accourir. Mais bientôt, toute la salle fut submergée de créatures humanoïdes avides de sang qui se jetterait bientôt à l'assaut des aventuriers.

"Bapto que faisons nous à présent? Demanda Hilkaan. Je n'ai qu'une épée, je peux tout au plus en tuer une vingtaine avant de sombrer sous la masse...
_Laisse-moi réfléchir veux-tu? Tonna l'interessé. Ah! Je vois plus loin la salle des machines, elle semble encore active, essayons de nous frayer un chemin, une fois la bas nous aviserons, le bureau de Drake ne doit pas être si loin tout de même!"

Malheureusement pour eux, l'entrée de la salle-machine était bloquée par une horde de Nemesiens affamés. Bapto ouvrit la course, bousculant à l'aide de son lourd scaphandre tout sur son passage. Ses compagnons lui emboitèrent le pas, tailladant ceux qui se trouvaient à portée. Laissant derrière eux plusieurs monceaux de cadavres. 
Arrivés à la salle des machines, les aventuriers remarquèrent dans leur course que seules quelques mécanismes étaient encore en état de fonctionnement. Bapto repéra plus loin un genre de couloir rond que lui et ses compagnons s'empressèrent de rejoindre. À peine eurent-ils franchi l'entrée du couloir qu'une immense porte de métal se referma derrière eux, séparant les Nemesiens des Aventuriers. 

Pensant être en sécurité, ils prirent le temps de souffler quelques minutes. Ils commencèrent à étudier le couloir: ils étaient coincés entre deux portes de métal. Ils ne pouvaient plus sortir. Lorsque soudain, une voix à travers des interphones se fit entendre:

"Non, non et non! Vous n'avez pas compris mon œuvre, il ne s'agit pas de tuer le bipède, mais de l'absoudre de ses péchés! Bon peu importe, vous êtes arrivé ici, cela prouve une chose, vous êtes des bipèdes d'une autre trempe... Je vais peut être vous laisser voir mon Être! Mais ne pensez pas m'abattre comme l’espèrent tous ces Némésiens depuis des siècles! Je ne suis pas un bipède moi! Je suis le prophète!... Bien! Entrez pauvre fous..."

La porte, derrière eux s'ouvrit, laissant apparaitre une lumière bleutée. Ils empruntèrent l'escalier de métal qui s'offrent à eux. De toutes manières, c'était le seul endroit où ils pouvaient aller. Ils arrivèrent alors dans un bureau. 

La température était chaude et agréable. L'air était plutôt sain, et n'avait pas cette constante odeur de cadavre en décomposition. On pouvait sentir également l'odeur des meubles parfaitement nettoyés et la fumée d'un cigare à tabac. 

Ils le virent alors: l'Homme qu'ils recherchaient. Un homme assit sur une siège de cuir, portant un costume blanc, très chic. Il avait les cheveux bruns, et les yeux bleus. Il fumait un cigare et sourit à la vue de ses invités couverts de lésions et de sang.
Puis il se leva, et commença à parler:

"Hum, vous avez une mine déplorable... Ricana t-il. Sacrés bipèdes que vous êtes. Quelle folie vous a donc menés jusqu'ici? Serait-ce moi? Je m'en sens flatté, vraiment. C'est d'ailleurs peut être la raison pour laquelle je vous ai sauvés... Bref, à vous de parler, cela fait longtemps que je n'ai plus eu de visiteur. Presque milles ans, à vrai dire! Mon dieu, que le temps passe vite, on ne le croirait pas, mais qu'est ce que je m'amuse ici avec ces braves Némésiens... Combien sont mort pour la purification de leur âme? "

À ces mots, le sang de Fenrir ne fit qu'un tour. Il sentait déjà la rage lui monter à la tête. Il parvint difficilement à se calmer, ce qui ne fut visiblement pas le cas de Hilkaan qui se rua sur le dictateur, et lui plaqua sa lame sous la gorge.

"Comment osez vous dire ça! Cracha t-il. vous êtes un monstre! Un dictateur! Un meurtrier! Vous avez délibérément piégé les Némésiens à l’intérieur du vaisseau pour le seul plaisir de les voir s’entre-tuer, et se bouffer mutuellement! Vous vous auto-proclamez "Purificateur", mais vous êtes juste un bourreau sadique! Je regrette d’être venu ici pour voir un être tel que vous!
_Du calme Hilkaan! Fit Bapto. Nous avons besoin de lui. Il répondra de ses actes plus tard."

Hilkaan, bien que calmé, ne bougeait pas: il maintenait sa lame contre la gorge de Drake. Bapto se tourna ensuite vers son hôte. 

"Voila le but de notre venue, nous avons franchi la glace et le Némésis pour vous trouver, non pas pour vous tuer, mais pour réclamer votre aide dans une quête.
_Une quête? Vous êtes vraiment des bipèdes étranges vous! Vous venez chercher un homme tel que moi, enfermé depuis milles ans dans une carcasse d'acier oubliée de tous, pour aider à une quête.... Je vous pensais plus sage que cela monsieur le.. heu... Scaphandrier?

Bapto eut ensuite une longue discussion avec Drake sur la façon de détruire Rhaemlord. Le dictateur leur révéla son ultime dessein: libérer les Nemesiens qu'il appelait "bipèdes" sur Natafark pour ainsi la purger de toute vie. L'idée ne plut à aucun des Nethariens, mais c'était leurs seule chance. Drake révéla également ses intentions et ses accomplissements aux cours des dernières années. Il voulait instaurer ce qu'il nommait "l'Entropie" une façon de purger le monde des Hommes par la nature. Il avoua également que la végétation saprophyte du Némésis sécrétait une substance toxique qui, à force d'exposition, faisait perdre la raison à celui qui en respirait l'air. Ils réussirent à convaincre Drake de les aider, mais sous plusieurs conditions: il devaient remettre en état de marche les machines du Némésis tout en passant les hordes de Nemesiens et en trouvant un moyen de libérer la cité de la glace. 

Ils quittèrent par la suite le bureau de Drake, et commencèrent à se mettre au travail. Ils partirent chercher des matériaux et autres pièces de rechange dans un entrepôt désaffecté. Leur hôte, bien que passif, et ne faisant rien d'autre que fumer un cigare en les observant à travers ses moniteurs, verrouillait les portes, protégeant comme il pouvait les Nethariens contre une éventuelle attaque de "Bipèdes". Bien sûr, certaines portes voyaient leurs liaisons électriques coupées, il fallut se défendre contre les Nemesiens qui ralentissaient parfois leur progression. La plupart du temps, Fenrir se contenta de suivre les ordres de Bapto lors des réparations, n'y connaissant rien dans ce domaine. Plus vite ils finiraient de remettre en état de marche toute la ville, plus vite il sortiraient d'ici. 

Le soir vint à tomber, les aventuriers finirent par trouver un endroit suffisamment sécurisé afin d'être tranquilles pour la nuit. Ils étaient épuisés: l'anxiété constante due à la crainte de se faire attaquer, en plus des combats, et des réparations, vidaient toute force physique de leurs corps.

Ils montèrent le camp, et commencèrent à manger. Fenrir ne semblait cependant pas avoir faim. Hilkaan relisait attentivement son carnet d'études. Griffonant quelques croquis qui, d'après lui, leurs permettrait d'accélérer le processus de réparations.

"La question, c'est comment allons-nous pouvoir remettre en état le générateur d'hydrocompression principal? Dit-il. Le positionneur quantique est complètement détruit...
_Peut être qu'en le remplaçant par un synthétiseur ectoplasmique... Proposa Bapto.
_Ça peut effectivement fonctionner. Mais j'ignore si la machine tiendra.
_Elle tiendra, Hilkaan. Je vais m'en assurer.
_Très bien, alors de cette manière on pourra..."

Mais il s'arrêta subitement. Tous se tournèrent vers Fenrir. Ce dernier était assis sur le rebord de la fenêtre et fredonnait un chant Andorien. Tous se turent, laissant le chant les apaiser légèrement, et la curiosité prendre le dessus. Cela faisait fort longtemps qu'ils n'avaient pas entendu quelque chose d'agréable. De son coté, le guerrier continuait de chanter, sans se soucier des regards braqués sur lui. 

"...Dah lovenan velevärn Kiima sen
Tilv laaz unzeun Kiimanr zet wen
Hinral wäre on, Palgar zil valnat
In Akol'Kar , Andorkez zil sterdat."

Après avoir récité ce dernier couplet, Fenrir soupira profondément, puis revint près de ses compagnons, qui n'avaient pas osé le déranger. Il y eut un moment de silence, puis Nazeliah demanda:

"Qu'est-ce que c'était, Fenrir?
_C'est un vieux chant appelé "La bataille ardente".
_De quoi est-ce que ça parle? Questionna t-elle.
_ Il y a très longtemps, Andorath était en proie à la colère des dragons, dont un en particulier... Le Dorahk'Taal. Ce dernier ravageait pour son plaisir les villages, incendiant tout ce qui lui résistait. Mais les hommes apprirent à les combattre, et ils se rebellèrent contre eux au pied du mont Valkor. Humains et dragons combattirent durant des mois, jusqu'à ce que le Dorahk'Taal tombe, lui et sa femelle. 
Ce chant raconte la fin de la guerre. Et le début de la liberté des humains. Mais, craignant que l'histoire ne de répète, ces derniers ont longtemps cru que les dragons se vengeraient et reprendraient le dessus si ils subsistaient. C'est pourquoi pendant encore longtemps, les derniers dragons furent tués. Mais certains sont parvenus à s'échapper. Parmi eux, il y'avait la fille du Dorahk'Taal...
_Et la fille en question... C'est...
_SotOdWiing, oui. Coupa Fenrir. Celle à qui j'ai confié plusieurs fois ma vie, et celle que j'aime. Celle avec qui j'ai vécu presque toute mon existence...
_Elle a assisté à ce massacre? Demanda Hilkaan.
_Je l'ignore. Elle a toujours préféré ne pas parler de son passé..."

Ils se turent pendant quelques minutes, finirent leur repas, et s'endormirent. 

Les jours passèrent. Dans la salle des machines, Hilkaan place la dernière pièce du générateur principal. Bapto tira sur un large levier, dans le coin de la pièce. Un vrombissement suivi de fortes vibrations se fit entendre. La salle des machines s'éclaire peu à peu. Les rouages et autres mécanismes commencent à se mouvoir. Les chauffages sont de nouveau en marche, ainsi que les systèmes de climatisation et d'aération.

Bapto s'empara de l'Axofidium que lui tendait Hilkaan, et le jeta dans une turbine.

"Si mes calculs sont exacts, fit Hilkaan, la glace sera suffisamment fondue d'ici une bonne dizaine d'heures. En attendant, nous devrions nous reposer."

Ce dernier et Nazeliah s'installèrent tranquillement. Bapto et Fenrir, eux, décidèrent d'avoir une petite discussion auprès de leur hôte. 

Ce dernier était assis sur une chaise, caressant une curieuse plante rouge, tout en fumant un cigare, comme à son habitude. Ils se trouvaient dans une pièce annexe à son bureau. En son centre, était placé un gouvernail. D'étranges et imposants instruments de navigation longeaient les murs de la pièce. Ne laissant que peu d'espace pour circuler.

"Eh bien mes chers invités, êtes vous prêt à remonter à la surface à bord du Némésis ? Demanda Drake.
_C'est plutôt à nous de vous poser la question... Pendant mille ans vous n'avez plus vu le Soleil, allez vous survivre à cette épreuve ? Ironisa Bapto
_J’espère pour vous que vous n'avez pas contracté de porphyrie... Lança Fenrir.
_Ne vous inquiétez pas pour moi chers amis, le Soleil est mon plus grand ami! Après tout, c'est lui qui donne la possibilité aux plantes de vivre et de se multiplier.
_Vous faites sûrement allusion à votre Calypso quand vous dites cela...
_Oui mon cher Bapto, Calypso est l'embryon de ma révolution entropique, et Némésis le cœur de toute mon œuvre. Une fois lâchée à la surface rien ne pourra plus empêcher ses toxines de se propager, et ainsi de détruire l'esprit des Bipèdes. De leur cadavres naîtra une nouvelle forme de végétation, une Nature dominante !"

Fenrir commençait à s'impatienter. L'idée de laisser faire pareille chose le répugnait. Il en était malade. Tous les cadavres qui gisaient, tués par sa propre lame. Des innocents... Tués par sa lame, mais victimes de cet homme qui se tenait en face de lui. Il sentait son rythme cardiaque accélérer. Pour se calmer, il lâcha:

"Votre folie ne vous a pas quitté, vieux fou ! Si l'on avait pas eu besoin de vous, je vous planterai volontiers ma lame dans votre gorge...
_Allons, allons... Calmez vous, voyons! Je suis certain que vous et votre scaphandrier de chef trouverez une solution pour me neutraliser et détruire le Némésis ! 
-Alors pourquoi tenter tout de même d'accomplir votre infâme projet? Que diriez vous de laisser tomber votre révolution entropique, et œuvrer pour le bien ? Bien que cela ne pardonne en rien le sang que vous avez sur les mains.
-Œuvrer pour le bien? (Il rit aux éclats: ) Mais quel bien? Vous voyez du bien en ce monde ? Vous les avez vu de vos propres yeux ces Némésiens cannibales, ils ne connaissent pas ce mot ; le « bien ». Le bipède est corrompu, ils doivent tous périr pour aboutir à une Tabula rasa. La nature doit reprendre sa place dominante sur l'homme et plus l'inverse ! Voila ce qu'est «œuvrer pour le bien » selon moi!"

La discussion n'aboutissait à rien. Fenrir et Bapto laissèrent Drake seul, et partirent rejoindre leurs compagnons pour dormir, en attendant l'échéance. Ils furent réveillés par de puissantes secousses. Le Nemesis se mettait en route. Drake, qui visiblement avait osé sortir de son bureau accourut pour informer les Nethariens de la situation:

"Mes amis! Le Némésis est ressuscité ! Voilà mille ans qu'il est dans sa prison givrée et elle n'est plus! Êtes vous toujours prêt à anéantir votre seigneur nordique ?
_On serait heureux d'y aller si on ignorait votre projet! Lança Fenrir.
_Ne soyez pas si irrité maître Lycan! Voyez le bon coté des choses, vous n'aurez plus à subir le joug d'un roi maléfique, d'autant que l'esprit du dieu du Chaos cessera de vous nuire !"

À ces mots, Fenrir sentit sa haine prendre le dessus. Il attrapa Drake et le plaqua contre le mur, son bras appuyant contre sa gorge, le maintenant à quelques centimètres du sol. 

"Écoutez-moi bien, vieux fou! Ma race n'a rien à voir avec ceux que vous appelez "Lycan", nous sommes des bêtes de naissance, pas des hommes. Ensuite, j'ignore comment vous savez que mon être est lié à ce Démon. Mais ne vous mêlez pas de ça. C'est bien au dessus de vous, et de votre soit disant projet.
_Vous savez... Suffoqua Drake. J'ai beau avoir été prisonnier à cent mètres sous terre pendant milles ans, je n'ignore pas ce qu'il se trame au dessus de ma tête. Je connais bien des choses sur vous tous, et je sais par conséquent que mon œuvre ne pourra être défaite !
_Vaincre mes démons est impossible. Anéantir mon essence démoniaque serait m'aneantir, moi! Mon sang est nourri par les effluves du Démon, sans quoi je ne serais rien. Si un jour, je dois vaincre mon créateur, je le ferai seul! Je mourrai en me sachant libéré. Votre prétendue intelligence ne peut en aucun cas me soigner. Une fois que vous aurez terminé votre soit-disante Révolution, je vous tuerai de mes propres mains, et à ce moment, vous me verrez sous mon vrai jour. Vous réaliserez peut-être ce que vous aurez essayé de me retirer.
_Vous ne pourrez m'atteindre, je suis bien trop intelligent pour votre race primitive, Fenrir. Vous oubliez que je contrôle absolument tout ici. Et que vous devrez affronter une horde de Bipèdes pour m'atteindre. En aucun cas, je ne vous laisserai m'approcher...
_C'est bien mal me connaitre, Gordon!"

Fenrir lâcha Drake qui s'écroula au sol, en respirant difficilement, les mains sur sa gorge. Le guerrier sentait sa tête lui faire mal: le poison commençait à faire effet à nouveau. Mais la haine était plus forte que la douleur.
 
" Bapto, tuons le maintenant. Proposa t-il. On trouvera un autre moyen de vaincre Rhaemlord!
_Non, Fenrir, la mort de Drake et de son Némésis ne feront rien de plus. Hilkaan m'a prévenu que nous étions déjà tous infecté par les toxines végétales du vaisseau, par conséquent Drake est le seul à pouvoir nous obtenir un antidote. Cependant il n'en fera rien, n'est ce pas Gordon?
_Un antidote, je ne vois pas de quoi vous parlez... Mais c'est vrai que je serais peut être triste de voir partir des bipèdes comme vous. Il se peut que je vous donne ce fameux antidote, juste pour que vous voyiez mon œuvre s'accomplir..."

Hilkaan commençait, lui aussi, à perdre patience:

"Donnez le nous maintenant et je jure de vous laisser la vie sauve !
_Pas d'affolement brave Hilkaan, vous avez encore du temps devant vous, avant de voir les premiers effets nocifs... 
_Bon trêve de bavardages!  Lança Bapto. La glace a fondu, votre vaisseau est libre, comment comptez vous faire pour détruire le roi Rhaemlord ?
_Ah enfin vous parlez de choses qui m’intéressent! Bien! Dans un premier temps nous allons faire remonter à la surface le Némésis. Ensuite nous continuerons à vaporiser de l'Axofidium pour faire fondre la glace sur notre passage. Puis,  il existe une caverne suffisamment grande pour faire traverser le vaisseau. Cette grotte nous fera traverser le mont Tir. Nous déboucherons ainsi dans le grand port de Natafark. Je vois d'ici les regards effrayés de ces bipèdes du nord!
_Et la suite? S'impatienta Bapto
_C'est très simple, votre seigneur Rhaemlord doit pénétrer dans les entrailles du Némésis. Il sera ainsi contaminé par la toxine Calypso, et mourra quelques jours plus tard. Quant à son armée, les Némésiens s'en chargeront, qu'ils le veuillent ou non. 
_Et bien entendu. Fit Hilkaan. Une fois le Némésis à la surface les toxines se répandront dans l'air et contamineront toutes espèces humaines et animales...
_Oui, oui entre autres. Affirma Drake. Mais voyez le bon coté des choses, le terrible Natafarkien qui règne depuis mille ans, s’éteindra, vaincu par une plante ! Triste fin... Il commençait à m’être agréable, c'est bien fâcheux...
_Bon qu'on en finisse dans ce cas !"

Drake retourna dans la salle des machines et mit en route les propulseurs de Némésis. Les Nethariens s'accrochèrent tous à quelque chose, de manière à ne pas trébucher, tant les vibrations étaient fortes. La glace au dessus d'eux se fissurait dans un grincement insupportable. La cité était libre, désormais, et avançait à travers la glace, aisément, jusqu'à ce qu'elle atteigne enfin la mer, où elle jaillit, près du Grand Port. Son immersion causa une immense vague qui fit chavirer les drakkars et galions natafarkiens, et emporta la majeure partie des habitants et des étals placés près du port. Tout fut inondé par la mer froide. 

Par les hublots, un navire au pavillon noir s'approcha et tenta d'aborder Némésis. Mais Drake refusa leur entrée. Il ordonna aux quatre compagnons d'utiliser une capsule de sauvetage, afin de pouvoir attirer Rhaemlord sur le Némésis, et ainsi en venir à bout. Ils furent, par la suite, repêchés par le navire pirate. 

Nazeliah et Bapto partirent s'entretenir avec la capitaine, Jack Kain. Fenrir et Hilkaan, eux, étaient sur le pont, expliquant la situation.

"Mes amis, commença Hilkaan. Némésis s'apprête à ravager ces terres et tuer ces pauvres innocents qui y vivent. Nous ne pourrons pas tous les sauver. Mais nous ne pouvons laisser les Nemesiens gagner cette guerre pour autant!
_La cité est remplie d'hommes aussi voraces que la plus affamée des meutes de chien. Les laisser passer les frontières serait les laisser s'en prendre aux autres civilisations! Souhaitez-vous vraiment que ces immondices détruisent vos maisons, et dévorent vos familles, et vos enfants? Alors chargez-moi ces canons, et préparez-vous à vous battre, car aujourd'hui, nous combattons deux camps! Nous combattons Rhaemlord et Drake! Si nous voulons la victoire, nous bataillerons sur deux fronts: la mer, et la terre. Je veux que vous bombardiez ces deux camps. Nul ne doit survivre!"

Les matelots se mirent rapidement au travail, plus motivés que jamais. Cette fois, il combattaient pour l'avenir non pas d'une civilisation, mais pour la Terre sur laquelle ils étaient né. Ils chargèrent les canons, préparèrent les différent boulets, et sonnèrent les cloches. 

Fenrir crut apercevoir au loin quelque chose qui lui était familier. Il sourit lorsqu'il distingua de quoi ils s'agissait: un immense galion doré aux immenses voiles rouges, arborant un pavillon bleu orné d'une croix blanche. Le navire était suivi par une gigantesque flotte au même drapeau. La marine royale Andorienne venait en renfort.
Il était temps de passer à l'action...

Plus tard, avant que la bataille ne commence, Bapto vint près de Fenrir.
Le guerrier regardait attentivement Némésis, accoudé contre le bastingage. 

"Ce monstre à plongé son propre peuple dans la folie, et l'agonie. S'indigna Fenrir. Et voilà qu'il s'apprête à éradiquer un continent entier pour le seul plaisir de ses yeux...
_Je sais... Et cette fois-ci, c'est inévitable, le peuple Natafarkiens est perdu. Les Rebelles ont fait évacuer une grande partie de la population, mais le port ne sera bientôt plus que ruines et flammes. Il n'y avait pas d'autres moyens, Fenrir.
_Plus je continue à vivre, plus j'ai l'impression qu'où que j'aille, l'histoire de répète. Le monde est en guerre, et il le sera toujours...
_Notre monde est ainsi fait. On ne peut que subir les volontés du Destin.
_Tu as sans doute raison. Nous devrions trouver l'antidote de Drake avant de succomber nous-même au poison. 
_Oui... Mais en attendant, il nous faut combattre!"

Le scaphandrier s'éloigna du guerrier pour se préparer, mais il fut arrêté par Fenrir qui l'interpella:

"Bapto?
_Oui, Fenrir?
_Promets-moi une chose...
_Laquelle?"

Le scaphandrier remarqua le ton haineux et agressif de Fenrir. Ce dernier avait les mains griffues désormais, et ses yeux étaient devenus rouges
Il sourit, dévoilant ses longues canines.
Bapto comprit ce qu'il voulait, et il accepta intérieurement. 

"La tête de Drake..." Finit-il par dire.

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MessageSujet: - L'Apparition -   Dim 5 Oct - 13:26

« Bapto? »

Nous étions tous autours d’un feu près du campement Nétharien et nous réchauffions en regardant le ciel étoilé. Mais quelque chose me tracassait.

- Oui?
- Peut-on être certain que Rhaemlord est mort?
- Bien sûr, les effets de la plante kalypso l’ont anéanti. Le peuple Xédien est venu voir sa tête de leurs yeux et ont construit un bâtiment près de sa forteresse pour célébrer sa mort.
- Et qu’en est-il de de Drake?
- Il est mort également. La bombe ectoplasmique a détruit Nemesis, ainsi que sa satanée plante Kalypso… il semblerait que le reste de civilisation qu’avaient les Ektoplazms soit éteinte.

Il y eut un moment de silence. Fenrir s’était assoupi près de la dragonne tandis que le reste de nos compagnons étaient rentrés se reposer à l’auberge. Un bruit sourd semblable à un battement de coeur résonnait à travers les montagnes glacées de Natafark, rythmant le silence de la nuit.

« Quels sont ces bruits? » me demanda le scaphandrier.
- Les Natafarkiens racontent que ce sont les battements de coeur de de Kraltar, le dernier dragon de Natafark. Seulement, ce dragon n’est jamais sorti de son oeuf… D’après les recherches de nos scientifiques rescapés, plus des trois quart des Natafarkiens ont pris ce Dragon comme nouvelle divinité après la mort de Rhaemlord. Il faut croire qu’ils ont besoin d’être liés à quelque chose…
- Il faut les comprendre. Leur chef est mort, ainsi que le dieu qui à créé leur terre natale… Ils n’ont plus de repères.
- Mais n’avons nous pas à craindre qu’une guerre civile éclate avec les rebelles au pouvoir?
- Nos équipes nethariennes ainsi que l’armée andorienne vont s’assurer de la stabilité de ce peuple durant les années qui suivent, il n’y a donc rien à craindre. Si toutefois il n’arrive pas quelque malheur entre temps, naturellement.

Bapto rentra ensuite à son tour à l’auberge, me saluant de sa main gantée. Je finis par m’endormir doucement au battements interminables du coeur de Kraltar, une idée en tête que je n’arrivait ni à chasser, ni à tenir. Un mélange de crainte et d’excitation brûlait dans ma poitrine. Il se préparait quelque chose.


Je me réveillai en sursaut au bruit de cris et de pleurs. Une groupe de Natafarkiens était entrés dans le camp Netharien. Je me mis debout et, voyant Fenrir à quelques mètres de moi, je lui demandai ce qu’il s’était passé.

« Retourne-toi! » dit-il en pointant derrière moi.

Lentement, je tournai la tête, effrayé de ce que j’était sur le point de voir.
La montagne la plus haute de Natafark était entrée en éruption, de la lave coulant sur la roche et se solidifiant dans l’eau. La glace, au contact du liquide incandescent, se transformait en une fumée noire qui couvrait le ciel au dessus de l’île.

- Mais comment cela se fait-il?
- Attends! Ce n’est pas tout…

Fenrir partit en direction du temple où était détenu l’oeuf du dragon Kraltar.

- Mais que fais-tu?
- Viens, te dis-je!

Arrivé à l’entrée du temple, le Dah’Lurin ralentit le pas. Nous nous approchâmes lentement de l’oeuf, puis ce que je vis m’arrêta net.

- Ce n’est pas vrai...

L’oeuf était craquelé de toute part, sa couleur noir virant au rouge comme si il était sur le point de brûler. Mais quelque chose retint mon attention : on pouvait voir une silhouette à l’intérieur. Une silhouette presque… Presque humaine.

Les Natafarkiens sont persuadés que cet oeuf est lié à l’éruption de la montagne, murmura Fenrir. Ils veulent donc venir dans ce temple pour vénérer celui-ci… Mais ils ne se rendent pas compte du danger que peut représenter cet objet, ni la créature qui est à l’intérieur. Bapto est en train de négocier avec eux pour les convaincre que ce que l’on fait est pour leur bien…
- Mais Fenrir! Cette créature à l’intérieur, c’est… C’est une petite fille!

Soudain, un craquement se fit entendre, comme un déchirement dans l’air. L’oeuf explosa, illuminant tout le temple. Je me cachais derrière une sculpture, évitant les éclats de pierres, tandis que Fenrir se rapprochait lui dangereusement de la source de l’explosion. D’un signe de main, il me dit de le rejoindre. La fumée se dissipa peu à peu et la silhouette apparu enfin clairement.
C’était une petite fille humaine. Elle avait de longs cheveux noirs tombant jusqu’à ses genoux et portait une robe légère. Je vis le visage de Fenrir pâlir : la fillette semblait revenue des morts.
Cette dernière s’approcha de nous, et les mots qu’elle nous dit restèrent gravés dans ma mémoire :

« Les morts ne sont pas faits pour rester mort éternellement, du moins dans votre monde.
Il est temps pour notre monde et le vôtre de s’assembler, et de ne former qu’un.
Ainsi, l'histoire de votre monde sera complète et vos proches vous rejoindront. Ainsi que vos pires ennemis.
Mon nom est Alcalia, et je vais réunir ces deux monde pour reconstruire ce que ces terres ont toujours été. Et ce qu’elles seront à jamais. »

Et sur ces paroles, la petit fille s’éleva dans les airs, puis vola à tout vitesse hors du temple. Fenrir et moi furent pris de panique et coururent à notre tour vers l’extérieur du lieu de culte.
Dehors, tous les regards étaient tournés vers le ciel : Alcalia s’élevait de plus en plus haut, son corps entouré par un halo de lumière. Soudain, un rayon lumineux venant de l’île de Pandoga à l’Ouest parti dans sa direction, puis un autre venant de l’archipel de Tiluha au Sud. Bientôt, une lumière venant de chaque continent illuminèrent la petite fille, qui se désintégra peu à peu dans l’air, laissant un silence pesant sur tout le continent Natafarkien.

Bapto s’empressa de venir nous voir pour nous questionner sur l’apparition de la petite fille. Je lui racontai chaque détail de l’histoire, de l’entrée dans le temple jusqu’au discours d’Alcalia. Fenrir, lui, avait demandé à être seul un instant et était parti dans le village Natafarkien.
Toutefois, à la tombée de la nuit, il vint me voir et me dit :
« Hilkaan, pense-tu qu’Alcalia a disparu a jamais? »
- Je ne sais pas, Fenrir. Je ne pense pas.
- Mais si ce qu’elle dit est vrai - que le monde des morts va rejoindre notre monde, cela signifie-t-il que Rhaemlord, Thalarmor ou Drake reviendront eux aussi?
- Je ne pense pas qu’Alcalia ait intérêt à avoir des scélérats comme eux dans son 'nouveau monde’… Elle est comme beaucoup d’autres, elle agit pour ce qu’elle croit être le bien. Mais Fenrir, j’en ai assez de me battre… J’aimerais juste lui prouver que son idée est insensée avant qu’il ne soit trop tard pour nous tous.
- Donc nous allons la poursuivre?
- Exactement.

Ce soir-là, le vent marin ne souffla pas, et cette atmosphère pesante ne parti pas non plus. Tout ce que l’on pu entendre, dés la tombée de la nuit, fut le battement de coeur interminable qui résonnait dans les montagnes enneigées de Natafark.

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MessageSujet: Re: -L'appel du Nord- [Chapitre 1]   Dim 5 Oct - 16:52

Voila maintenant des mois que le Roi du nord Rhaemlord et son armée ténébreuse est mort. La plante maudite, Calypso a eu raison de cette menace. Fort heureusement cette même plante fut détruite lors de l'explosion d'une bombe ectoplasmique netharienne ramené par une pirate sous les ordres de bapto. L’épave du Némésis git dans eaux portuaires de Natafark, son propriétaire a périt dans la catastrophe, même si aucun corps n'a pu être retrouvé. Chose non surprenante etant donné que les radiations ont rongés une bonne partie des carcasses Némésiennes...

Hélas, une ombre s'élève à l'Est de Natafark, là où un groupe de survivant Nétharien a établit un poste avancé, en vue de faire rapatrier les exilés. Ces braves survivants, ont extirpés de nombreuses ressources des montagnes, mais ils en ont aussi extrait une relique du passé qui ne devait être retrouvé... L’œuf dragonique de Kraltar. Dernier dragon connu dans les terres du nord. Cet ultime œuf fut caché et enterré dans les entrailles des montagnes enneigés pour éviter que cette menace ne se réveille un jour. Mais les Nethariens ont permis sa renaissance sans le savoir.

Voila maintenant la naissance du dragon Kraltar, personnifié sous la forme d'une jeune fille ayant pris le nom d'Alcalia.
Peu après avoir émergée de son œuf, elle déclara au monde son destin: Réanimer les morts et les terres du passés. Une telle entreprise ne peut évidement voir le jour.

Tres récemment un homme encapuchonné est arrivé au port Netharien. Il ne portait aucun sac de voyage, aucune arme, juste un livre ancien gravé de symbole étranges. La dernière fois qu'il fut aperçue, c’était en compagnie de Bapto, Fenrir et Hilkaan.

-Bonjour noble seigneurs Nethariens... Lançât l'homme Encapuchonné
-Bonjour a toi voyageur, répondit a son tour Bapto.
Qu'est ce qui t’amènes ici?
-Je ne suis que de passage hélas, mais j'ai eu vent de quelques rumeurs concernant votre ville, une histoire de Dragon et d’œuf ancestral...
-En effet nous avons un gros problème ici. Un dragon ancestral tente de ranimer les morts et faire renaitre des terres dévastées. Nous avons été pris de court, nous allons etudier comment vaincre ce danger.
-Voila le but de ma visite, je peux surement vous être utile, je dispose avec moi d'un livre qui peut commander sur le monde entier. Ces pouvoirs sont tel, qu'ils m'ont permis de me libérer de ma prison lunaire...
-Votre prison lunaire? vous voulez dire que vous étiez détenu sur l'End auparavant? Étrange, je ne connais qu'un seul prisonnier sur ce satellite...
-Vous visez juste cher Ex-Imperator, vos scientifiques m'ont jadis attitré un nom, celui d'Arkas. Mais nos actes passés doivent être oubliés pour œuvrer sur l'avenir...
-Vous êtes une erreur de la nature, une abomination engrangés par des scientifiques fous. Vos actes de démences ont causés bien trop de morts pour rester impunis...
-Vous n'avez donc pas besoin de moi dans ce cas.

Sur ces paroles le terrible Arkas prononça des litanies inscrites sur son livre maudit:
"N'est pas mort ce qui à jamais dort
Et au long des ères peut mourir même la mort"

A cet instant le ciel devint noir, l'air se glaça, des éclairs s'abattirent sur la position d'Arkas tandis que sous ses pieds une brèche infernale s'ouvrit. Des démons rampants en sortirent par dizaines, des créatures a la peau verdâtre, possédant en moyenne cinq yeux et sept jambes. Quand a Arkas, il s'embrase peu à peu, le feu révélait son corps cybernétique, moitié humain moitié machine. Une fois son incandescence achevée son corps avait comme changé, sa peaux était devenue verdâtre à l'identique des démoniaques bestioles, et une série de tentacules avaient percé son masque métallique. Un liquide bleuté et gluant suinté des quelques perforations apparu sur ses membres. La partie métallique de son corps avait prit une teinte rouillé et semblait être polluée par de petits organismes vivants difformes.

Le plus grand danger Netharien, éradiqué quelques dizaines d'année plus tôt revint au devant de la scène, comme voulant concurrencer ou s'approprier la place d'Alcalia.

-Alors que pensez vous de ma métamorphose et de mes petits amis? Vous auriez du accepter mon aide, plutôt que vous opposer. Je suis le seul ici capable de vaincre Alcalia a l'aide du Nécronomicon! Celui-ci m'est apparu par miracle lorsque j’étais dans ma prison lunaire. Un démon tentaculesque a pénétré dans ma cellule, après avoir conclut un pacte il m'a offert cet ouvrage. Avec lequel j'ai pu me libérer de mes entraves. En échange de ce don, il m'ordonna d’anéantir le dragon naissant à Natafark. Me voila ici pour exécuter l’œuvre de mon libérateur! avec ou sans votre aide, mais sachez que je ne vous oublierai pas une fois ce dragon mort...


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MessageSujet: Re: -L'appel du Nord- [Chapitre 1]   Ven 10 Oct - 16:12

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MessageSujet: Re: -L'appel du Nord- [Chapitre 1]   Ven 10 Oct - 21:14

zipper49 a écrit:
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...Pas con, ça...

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MessageSujet: - Tiluha -   Sam 18 Oct - 11:54

Bapto nous avait donné un signal d’alarme suite à l’apparition d’Arkas dans Natafark. Je décidai donc de partir pour l’achipel de Tiluha afin de retrouver Alcalia et de la convaincre de la folie de son idée. Fenrir ne vint finalement pas avec moi, car quelque chose d’important l’attendait: la porte Infernale s’était rouverte à Andorath.
Je fis équiper un petit navire partant pour Tiluha et quittai Natafark au lever du soleil. Le voyage ne fut pas long : Tiluha était l’archipel le plus proche au Sud. Mais le fait de partir seul me mettais mal à l’aise, bien que l’équipage m'accompagne… Cela faisait longtemps que je n’étais pas parti à l’aventure sans mes compagnons.

Je posai enfin pied à terre après une demi-journée de voyage, dans la chaleur et l’humidité la plus totale : Tiluha était envahie par la forêt vierge, tandis que les extrémités de cet archipel étaient enneigés dû au froid venant du grand Nord, créant une véritable coupure avec ce paysage exotique. L’archipel était divisé en deux îles principales en forme de demi-cercles, protégeant du froid de petits îlots entre ces îles.
Le climat des deux îles principales était différents : l’île Est avait un climat tropical, tandis que l’île Ouest était peuplée d’une végétation plus semblable à celle de Nethergrad… ou du moins ce qu’elle était à l’époque.
Il ne fallu pas longtemps pour que soyons accueillis par des guerriers Tilukan qui nous accompagnèrent jusqu’au village principal de Tiluha, Gwalda. On nous amena au chef de ce village, qui étonnamment, parlait le Nétharien.

« Bienvenue, voyageurs. Est-ce la malédiction qui vous amène ainsi? »
- Oui, monsieur…
- Appelez moi Gwal’Udath.
- Oui, Gwal’Udath. Une créature appelée Alcalia est apparue il y a peu de temps dans Natafark, et j’ai vu celle-ci se diriger vers votre archipel. Est-ce vrai?
- Malheureusement, oui, voyageur… Depuis l’arrivée de cette créature, nos eaux sont maudites : les poissons ont disparu, et nos chasseurs sont atteint d’un mal étrange… Chaque jour, l’un d’entre eux meurt de cette maladie inconnue, et nos réserves de nourritures diminuent chaque jour. Comprenez-nous, la chasse aquatique est notre principale source d’alimentation !  
- Nous avons donc tous intérêt à nous assurer qu’Alcalia disparaisse… Auriez-vous une idée précise de la direction dans laquelle elle serait allée?
- Certains de nos guerriers disent l’avoir vue sur l’île Ouest de notre archipel, au sommet de l’autel des dieux. Il ne manquerait plus que ceux-ci ne nous aident plus…
-Ne vous inquiétez pas pour cela. Et surtout, restez dans votre village… Le mal qui règne sur Tiluha n’atteindra pas votre peuple.

Je m’empressai de remonter à bord de notre navire afin d’atteindre l’île opposée. Je regardais longuement les eaux de Tilhua à l’affut de quelque indice pouvant expliquer le fléau qui touchait les chasseurs, mais je ne vis que ceci : l’eau cristalline qui était décrite dans les mythes des Tilukans était devenue trouble, grisâtre même.
Après une petite heure de voyage, notre navire touchait l’île Ouest et l’équipage commença à décharger les provisions, installant un camp pour la nuit à venir. Bien que le soleil commençait à disparaître derrière la cime des arbres, je décidai de partir pour l’autel, accompagné de trois autres hommes d’équipage.
Cet autel était situé sur les hauteurs de l’île, et il fallu donc entamer une longue ascension (heureusement moins longue que celle du mont Tir) avant de l’atteindre.

Une fois au sommet, je m’approchai lentement en surveillant mes arrières, bien que mes hommes d’équipage soient toujours à mes côté : il y avait une sorte de présence inexplicable.
Soudain, une lueur apparu dans l’obscurité. Elle était très faible au début, puis elle s’intensifia jusqu’à éclairer tout l’autel. Un corps se matérialisa dans l’air dans le rayon de lumière : Alcalia. Je courrai alors dans sa direction, ne voulant pas la laisser partir une seconde fois.

"Arrêtez-vous! Vous ne pouvez pas atteindre votre but. Quel intérêt allez-vous y trouver?"

Alcalia se tourna vers moi puis, lentement, releva la tête. Elle avait un sourire aux lèvres.

- Que pensez-vous? Nous connaissons mieux que vous ce monde, que ce soit ses paysages ou son histoire. Vous êtes un être un aventurier, et pourtant… Vous ne semblez pas connaître un des éléments les plus importants du monde dans lequel vous existez.
- De quoi voulez-vous…
- Mais écoutez-nous, bon sang! Chacun des peuples de ce monde est né sur un continent. Natafark était le premier, puis Tiluha, Pandoga, Nethergrad et j’en oublie… Chacun de ces peuples avait construit  un sanctuaire avec l’aide des dieux et des Ektoplazms, inventeurs de la technologie spacio-numérique. Mais ne pensez pas que c’était n’importe quel sanctuaire… Les Ektoplazms avaient inventé à cette époque un moyen d’enregistrer une certaine fraction de l’état du monde, afin de sauvegarder un endroit s’il venait à être ravagé par une possible guerre. L’idée peut paraître impossible, mais ces génies de la science y étaient parvenus. Mon but… Je veux dire notre but est donc, comme vous l’avez compris, d’activer ces systèmes de spacio-numérisation dans les différents sanctuaires et donc de ranimer le monde qui existait naguère, tout en faisant revivre les personnes qui y vivaient.

Quelque chose m’intriguait. Non pas son but, ni les moyens pour y parvenir, aussi incroyables qu’ils soient. Alcalia parlait une fois de « Je » une fois de « Nous »…

- Mais que voulez-vous dire, « Notre but » ? Combien êtes-vous?
- Vous ne comprenez donc pas… Je… enfin nous, sommes des dizaines, des centaines! Kraltar est un corps que nous avons utilisé, mais ce corps est mon corps. Alcalia… n’est qu’un… symbole… Pour les morts qui le contrôlent. QUI ME CONTRÔLENT!

Alcalia semblait prise d’une espèce de transe. Alors qu’elle s’élançait vers la droite, elle s’arrêtait soudainement et partait dans l’autre direction avant de trébucher et s’écraser sur le sol. Son comportement était digne d’une schizophrène… Mais j’avais enfin compris quelque chose : Kraltar est toujours à semi-consciente dans son corps, alors que l’autre moitié était occupé par les morts voulant récupérer le monde qu’ils connaissaient , prenant le nom d’Alcalia.
Alcalia (ou Kraltar) continuait à courir et voler dans tous les sens, commençant à prendre sa forme draconique et redevenant humaine la seconde d’après. Elle finit toutefois par s’envoler vers une grotte de l’autre côté de la montagne et s’enfonça dans l’obscurité la plus totale, se cognant contre les parois de pierre.

Il était donc impossible de communiquer avec Alcalia car son âme n’était pas une… Mais si j’arrivais à stimuler la conscience de Kraltar… Je serais peut-être capable d’empêcher Alcalia d’atteindre son but. Il me fallait seulement quelqu’un parlant le langage draconique. L’idée tourna pendant des heures dans ma tête durant notre retour au camp. Puis soudain, alors que nous nous retrouvions autour d’un feu, cette idée se clarifia : je connaissais une personne pouvant communiquer avec Kraltar.
SotOdWiing.


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