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 -Souvenirs de Red Opera-

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Kikoo996
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MessageSujet: -Souvenirs de Red Opera-   Lun 12 Jan - 21:12

À peine le continent Nétharien avait-il ressurgi des eaux que de nombreuses équipes de recherches et d'archéologues se mirent à chercher des restes de la civilisation Nétharienne, aussi bien dans la ville de Nethergrad que dans la majestueuse cité de Red Opera. C'est d'ailleurs dans cette dernière qu'ils trouvèrent des dossiers extrêmement intéressants, certains datant de l'époque pré-cataclysmique tandis que d'autres écrits peu avant l'explosion des bombes de l'impératrice Dilva. Or, si ces archives étaient nombreuses, elles n'étaient pas aussi intéressantes que ce que l'on pensait. Certes, ces documents étaient des pièces uniques d'une période de l'histoire, mais ce qu'ils racontaient ou décrivaient étaient souvent vagues et ne permettaient aux archéologues d'accomplir leur but principal : reconstituer précisément la période pendant laquelle Nethergrad était inondée de radiations.

Les chercheurs étaient sur le point d'abandonner quand, tout à coup, l'un d'eux trouva une un ouvrage classé au mauvais endroit dans l'ancienne Bibliothèque de Red Opera. Ceci aurait pourtant dû être impossible, cette bibliothèque avait toujours été parfaitement rangée et ceux ne respectant pas l'ordre des archives risquaient la mort à cette époque... Non, quelque chose n'allait pas avec cet ouvrage, il devait contenir quelque chose de spécial. L'homme l'ayant trouvé l'ouvrit avec précaution, puis annonça à ses collègues :

"Je pense avoir trouvé quelque chose. Pas une simple archive comme les autres, mais quelque chose de beaucoup plus gros. Je vais vous le lire, mais je vous conseille de vous asseoir : le récit dure un certain temps."

Il se racla la gorge avant de démarrer sa lecture, puis lu le texte d'une voix forte et claire.

"Année C+350, Red Opera.

Je m'appelle Siltar Uradonn et je suis citoyen de Red Opera. J'écris ce journal car je ne sais s'il existe des preuves de l'existence du monde présent et de notre société. Si c'est déjà le cas, tant pis, et si ce n'est pas le cas... Et bien tant mieux. Je ne sais si ce journal sera un jour lu, mais cela n'a pas grande importance.

Je vais commencer par vous décrire l'immense cité de Red Opera et son fonctionnement, car je doute que ses habitants même la comprennent malgré sa simplicité.
Mon père m'a toujours raconté quand j'étais enfant que Red Opera était "Une échelle sociale taille réelle". Je ne comprenais évidemment pas le sens de cette expression à l'époque, mais j'ai découvert son sens au fil des années.
Les Opériens habitent en effet la place qui correspond à leur statut social : les artisans habitent près des entrées de la cité afin qu'ils puissent faire entrer les charges de matériaux le plus facilement possible.
L'armée réside dans le cœur de Red Opéra, prête à intervenir en cas de besoin : elle représente la force dissimulée de la Cité.
Viennent ensuite les citoyens plus aisés, venant des grandes familles : ceux-ci habitent au-dessus des artisans, ceux possédant le plus de richesses habitent au plus haut de la cité, juste en dessous des généraux et des dirigeants principaux.
Les généraux et les dirigeants principaux, eux, habitent donc la partie supérieure de Red Opera, près de l'impératrice Dilva, qui elle vit dans la chambre impériale.
Une chose est donc certaine et indiscutable : l'impératrice domine autant notre peuple par son statut social que par sa position par rapport à celui-ci. Une seule chose réside d'ailleurs au-dessus d'elle : le Deus Ex Machina qui rappelle à la population Nétharienne que Red Opera la domine.


Je suis né d'un père artisan et d'une mère venant d'une grande famille, ce qui est extrêmement rare : les mariages se font le plus souvent entre classes sociales. J'habite donc avec mes parents au niveau des artisans, mais nous allons régulièrement assister à des bals organisés par les grandes familles. J'ai également la chance de bénéficier d’une éducation scolaire, même en tant que fils d'artisan.
Mais ma vie n'est pas passionnante, elle n'est d'autant moins que je n'ai jamais vécu quelque chose d'extravagant comme la première repoussée des rebelles Nethariens ou la destruction du laboratoire Arker... Mais tenez, je vais parler des rebelles.

Les Nethariens (que les habitants de Red Opera appellent "rebelles" non sans mépris) sont les habitants de Nethergrad, l'ancienne capitale du continent. Nethergrad a été construite par un groupe de survivants du Cataclysme connus sous le nom de « L’armée Rouge », il y a bien longtemps, alors que les deux "factions" Red Opera et Neptune existaient encore. Quand Neptune fut détruite par l’Armée Rouge, ses survivants rejoignirent la ville de Nethergrad qui était alors très prospère.
L'ancienne capitale est donc une ville constituée de survivants, survivants qui ont réussi à construire une vraie société à partir de rien.
Mais la prospérité de cette ville n'existe plus depuis longtemps... Ou du moins depuis l'arrivée au pouvoir de l'Inquisiteur, puis celle de l'impératrice Dilva. C'est elle qui a instauré une vraie hiérarchie dans Red Opera pour "rétablir l'Ordre" et qui a commencé à exploiter de manière intensive les richesses Nethariennes, réduisant les citoyens de Nethergrad à de simples esclaves, alors que l'Inquisiteur avait déjà commencé le travail en engageant son armée sur Nethergrad et en détruisant le laboratoire Arker. Entre L'Inquisiteur et Lady Dilva a régné Belladona, une Impératrice très aimée par son peuple. Elle avait gagné sa place d'impératrice après de nombreux exploits et elle reste depuis le symbole du succès de l'ancien empire uni de Nethergrad et Red Opera. Son nom est cependant banni par Lady Dilva, qui ne tolère pas que l'on puisse parler d'un être meilleur qu'elle.
La génération de mes parents est aussi appelée les Miraculés, car ils ont survécu l'explosion du Laboratoire qui a irradié la plupart du continent. La quasi-totalité de la population Netharienne comme celle de Red Opera a été emportée par l'explosion, mais notre Cité a été réhabitée peu à peu grâce aux survivants.
Quand j'étais enfant, mon père me racontait toujours que les Opériens étaient privilégiés, mais qu'ils n'étaient pas pour autant protégés : au moindre signe de rébellion, nous subissions le même sort que les Nethariens. Je ne pouvais pas m'empêcher d'avoir un certain sentiment de trahison envers l'impératrice en pensant à ceci, mais après tout... Si nous nous rebellions, ce serait nous les traîtres.


Je vais faire doublement attention à cacher ce journal à un endroit sûr, car je commence à me rendre compte que certains de mes écrits de mes écrits ne sont pas très... conformes à la morale de Red Opera. Cependant, je continuerai d'y marquer mes idées concernant notre société, car je pense pouvoir construire quelque chose d'intéressant.


Une nouvelle rébellion a eu lieu il y a quelques jours. L'armée a réussi à la repousser, mais il semblerait que la défense de Red Opera soit fragilisée.
Est-ce que les rebelles parviendront à prendre la Cité? Et si oui que ce passera-t-il? Les habitants en parlent comme d'un cauchemar, ils disent que les rebelles laisseraient le monde en ruine si ils possédaient plus de droits et que la société que nous connaissons ferait place à l'anarchie. J'ai appris à penser comme le reste des habitants car c'est ainsi que l'on m'a éduqué, mais s'il en était autrement?
Avant le règne de l'impératrice Dilva, les Néthariens avaient bien construit une société ordonnée et possédaient des droits. N'essayeraient-ils pas tout simplement de reconstruire la nôtre à leur manière?

Toujours est-il que l'impératrice Dilva a fait installer de manière stratégique des bombes ectoplasmiques sur tout le continent, avec l'aide des meilleurs ingénieurs de la Cité. Or, certains d'entres eux ont affirmé que ces bombes étaient trop puissantes et présentaient un danger pour les habitants. L'impératrice les a alors fait convoquer sur la place publique de Red Opera, et les a faire exécuter sous les yeux des citoyens. Nous étions forcés de regarder ce spectacle horrible, mais cela ne gênait pas tout le monde. Certains membres des grandes familles riaient même pendant les exécutions.


Une nouvelle armée de rebelles avance, plus grande que jamais. Exceptionnellement, les artisans ont été déplacés à "l'étage" des grandes familles afin d'être plus protégés des attaques. De nombreuses rumeurs circulent au sujet de Lady Dilva, mais on ne sait lesquelles croire. Elle aurait ordonné l'explosion des bombes à la prochaine grosse attaque, elle aurait une seconde armée de Talos afin de détruire définitivement la rébellion, et Nethergrad avec elle...  Une rumeur parle même d'une possible réactivation du Deus Ex Machina. Mais pourquoi l'impératrice ferait-elle tout cela? Pour détruire une nouvelle fois l'Empire? Cela n'a aucun sens.


Mais ils sont arrivés. Ils sont des centaines des milliers, voire des centaines de milliers. Les plus grands capitaines Nethariens les dirigent et ils avancent en ailes, siégeant peu à peu Red Opera en bloquant les escaliers principaux. L'armée de Talos est si puissante qu'elle pourra défendre la Cité tout de même, mais ces attaques m'inquiètent tout de même : il est dit que jamais on a vu une telle armée marcher vers Red Opera. Peut-être que l'armée Netharienne parviendra à entrer dans la ville après tout.


Je me cache. Je n'entends rien. Cela paraissait pourtant impossible mais c'est arrivé. La rébellion a marché jusqu'à gravir les immenses marches de Red Opera. Une violente bataille a éclaté entre les rebelles et l'armée de Talos et, étonnamment, les rebelles n'ont pas été écrasé par notre armée. Ils ont même continué à avancer, encore et encore jusqu'à ce que l'impératrice Dilva fasse une déclaration, ou plutôt un ordre. Elle a ordonné que l'on fasse exploser toutes les bombes placées sur le continent, afin de détruire la menace rebelle pour de bon.
Il s'avère donc que les rumeurs étaient vraies... Les bombes ont explosé.
Et il s'avère également que les ingénieurs exécutés aient eu raison : Lady Dilva sous-estimait la puissance de ces bombes.
Les forêts, les montagnes, les eaux, la terre entière s'est soulevée. Un immense raz de marée s'en est suivi, inondant les ruines restantes et atteignant le haut des escaliers de Red Opera. Heureusement, l'eau s'est arrêtée juste à l'étage des artisans, n'inondant pas les habitations. Mais de nombreuses personnes ont été emportées par le souffle des explosion, puis d'autres sont mortes sur-le-coup tellement les radiations des bombes ectoplasmiques étaient fortes. Quant à moi je suis rentré juste à temps dans l'atelier de mon père alors que les bombes explosaient... J'ai perdu conscience juste après.

Quand je me suis réveillé, je mourrais de faim et chaque muscle me faisait atrocement mal. Ma mère et mon père étaient avec moi dans l'atelier. Ma mère m'a servi à manger afin que je reprenne des forces puis j'ai repris peu à peu tous mes sens. C'est en regardant par la fenêtre de l'atelier que j'ai découvert l'ampleur des dégâts. C'était comme si le monde avait été retourné. Tout était en ruine et un brouillard sale et épais caressait le sol, intoxiquant le peu de vie qu'il restait.
Mon père passe ses journées couché dans son lit car il est gravement malade : il semblerait qu'il ait été très exposé aux radiations lors de l'explosion des bombes. Nos réserves de nourriture vont bientôt être vides, je creuse donc un accès à l'atelier voisin qui comporte de la nourriture en grande quantité, appartenant avant à un gros agriculteur. Je ne sais pas ce que nous réserve demain, mais cela ne peut être pire que ce que nous vivons en ce moment.


Mon père est mort. Cela doit faire une douzaine d'heures que ma mère pleure sans cesse. Nous avons réussi à prendre contact avec nos voisins agriculteurs, qui sont apparemment toujours vivants. Ils partagent avec nous leur nourriture, tandis que nous partageons nos outils et nos armes avec eux. Il parait que les occupants d'un autre cherchent à se joindre à nous, mais nous nous méfions, car ils pourraient chercher à piller nos réserves.
Un crieur fait régulièrement des annonces du sommet de Red Opera, et sa voix porte jusqu'à nous. Il nous dit que l'impératrice nous incite à ne pas paniquer, que de l'aide nous viendra bientôt. Mais que faire d'autre que paniquer quand on a tout perdu, que la société que nous connaissions est au bord de la perdition, si elle n'est pas encore perdue?
Je ne veux pas perdre espoir, mais je sais simplement par instinct qu'il ne reste aucun espoir de pouvoir reconstruire le monde qui existait autrefois.


Aucune aide n'est encore venue. Un troisième atelier a été relié au nôtre et, par chance, il n'est pas habité par des voleurs. L'artisan de ce troisième atelier est spécialisé dans les breuvages aux atouts incroyables. Il parvient à soigner n'importe quelle maladie grâce à ceux-ci et nous fait part de ses recettes... Peut-être aurions-nous pu soigner mon père s'il n'était pas mort si tôt.

Aujourd'hui, le crieur a annoncé la mort de l'impératrice Dilva. Je ne sais pas trop quoi en penser, et je ne sais pas trop si je dois croire à cela non plus. Peut-être que ce n'est qu'une technique de l'impératrice pour que nous ne l'accusions pas, ou bien pour nous "calmer". Dans tous les cas, si cette dernière hypothèse était son vrai but, je peux dire que c'est un bel échec. À peine quelques minutes après l'annonce du crieur, des cris se sont fait entendre partout dans Red Opera et de violentes batailles ont éclatés. Les habitants osaient sortir de leurs habitations, exposés aux radiations, dans le but de tuer le voisin qui pouvait avoir des vivres. Des corps tombaient devant nos fenêtres et s'écrasaient violemment contre le sol. Nous avons donc barricadé les fenêtres et les portes pour ne pas être victimes d'une bagarre, puis nous avons percés quelques petits trous dans les murs afin de voir un minimum ce qu'il se passait à l'extérieur.
À l'heure à laquelle j'écris, les batailles et les cris se sont calmés dans le calme terrifiant de la nuit.


Ma mère est de plus en plus faible. Elle est rongée par le chagrin et la peur, et mange de moins en moins. Cela m'inquiète, parce que je ne veux pas la voir partir, c'est la dernière personne à laquelle je tiens et qui m'est chère. Je m'occupe donc régulièrement d'elle et tente de lui remonter le moral.
Sinon, le reste du temps, je discute avec nos voisins. C'est incroyable comme ils peuvent rester de bonne humeur ces gens là, alors que nous sommes proches de mourir chaque jour. Je n'arrive pas à savoir s'ils gardent espoir ou s’ils sont juste d'un optimisme incroyable. Peut-être les deux, après tout.            


Les jours, les semaines passent. Nos réserves de nourriture rétrécissent, et nous ne voulons pas risquer de rencontrer d'autres habitants en fouillant les autres ateliers. Il semblerait que l'air redevienne peu à peu respirable et que les radiations aient diminué. Nos voisins agriculteurs suggèrent que nous allions chasser, car nous ne tiendrons pas plus d'un mois encore avec nos réserves. Nous sommes donc allés explorer à l'extérieur de Red Opera en prenant garde à ne pas être pris dans une bataille et, au bout de quelques heures de marche, nous avons pu découvrir quelques troupeaux de vaches encore vivants. Au retour, nous avons réuni nos trois familles afin de décider d'un changement de "cachète". Il y a en effet sous les montagnes des espèces de grottes aussi résistantes aux radiations que nos ateliers. Ma mère est assez réticente à l'idée de quitter notre atelier car elle soutient le fait que vivre au beau milieu de la nature est trop dangereux, mais je finirai par la convaincre.


Ca y est, nous avons déménagé. Nous avons dû transférer tous les objets et les réserves sans nous faire attaquer et cela nous a pris plus de deux semaines, mais le peu d'habitants restants dans Red Opera ne nous ont pas embêté.
Nous avons même découvert un ancien champ dans cette grotte ainsi que quelques bêtes qui se reposaient à l'abris des radiations : nous avons donc de quoi nous nourrir pour une longue durée si nous formons un élevage et entretenons le champ.

N'ayant pas grand chose à faire de mes journées, je me pose des questions. La première étant comment un champ a poussé au fond d'une caverne... Et bien j'ai trouvé. Certains trous dans les parois de celle-ci permettent à la lumière d'y pénétrer le jour, mais cela ne suffit pas : c'est pour cela qu'une certaine sorte de pierre lumineuse constituant certaine parois de la caverne éclaire d'une manière incroyable, aidant les plants à pousser plus rapidement. Je ne sais par contre pas si ces pierres ont été placées par l'Homme ou si elles étaient là à l'origine mais pour être franc, je m'en fiche. J'ai du temps à perdre mais, à ce point, je ne pense pas.


J'ai demandé à mon ami alchimiste s'il savait de quoi était constitué l'armure de l'impératrice Dilva, car il semblait qu'elle ne vieillissait pas grâce à celle-ci. Lui-même s'était déjà posé la question et n'y avait pas trouvé une réponse précise, mais il avait une idée. L'armure de Dilva la mettrait en fait en état de stase ectoplasmique (un procédé utilisé afin de mettre "en pause" un corps pendant une longue durée sans le faire vieillir) tout en la laissant vivre. Son armure aurait été forgée par les plus grands scientifiques de Red Opera qui étaient parvenus à "connecter" son cerveau avec des mécanismes introduits dans l'armure qui pouvaient lui permettre de bouger alors que son corps lui-même était en pause.


Cela doit faire 2 années que je n'ai pas écrit dans ce journal. Si je n'y écris pas souvent, c'est parce qu'il n'y a rien de spécial et que tout se passe comme il le faut. Je vais tout de même résumer un peu notre situation. Notre champ pousse bien et nous avons de bonnes récoltes. Nous avons à présent un élevage qui compte environ quarante  bêtes, essentiellement des vaches et des poules. Les poules nous produisent des œufs, et sont donc également une très bonne source d'alimentation.
Dulfur, notre bon ami alchimiste a repris ses recherches avec des plantes exposées aux radiations, qu'il tente de "dé-ectoplasmiquiser". J'ai connu plus simple comme terme, mais disons qu'il essaye de les purifier. Hilbar, l'agriculteur, prend soin du champ et de l'élevage, et s'occupe également de l'abattage des bêtes. Quant à moi, je forge avec les minerais que l'on trouve dans les souterrains des outils pour mes amis, ainsi que des armes pour nous défendre de certaines créatures nées de résidus ectoplasmiques qui sont très dangereuses.


Nous avons rencontré d'autres survivants lors d'une excursion dans les grottes voisines. C'était des Nethariens, qui eux même s'étaient déjà alliés avec d'autres survivants, d'anciens amis apparemment. Ils sont plus nombreux que nous et possèdent également un champ souterrain. Ils nous ont également parlé d’un campement de survivants dans la partie souterraine de la bordure du fleuve principal de Nethergrad, qui serait le plus gros depuis les explosions.


Plusieurs mois sont passés depuis notre rencontre avec l’autre groupe de survivants et nous entretenons une très bonne entente avec eux. Ma mère se remet peu à peu de la mort de mon père et se force à rester en forme en aidant Hilbar aux champs pour des petites tâches. Plusieurs d’entre nous pensent à partir pour le campement en bordure du fleuve, mais certains estiment qu’il est encore trop dangereux de l’approcher : ce camp pourrait être dirigé par un chef tyrannique et injuste, qui sait... Dans tous les cas, nous pensons que ce campement est trop exposé aux radiations et que celles-ci finiront vite par nous rendre malade : nous restons donc ici pour l’instant.


Je ne sais même  plus pourquoi j’écris dans ce journal. Dans un monde où la civilisation n’existe plus, qui lira ceci ? Cependant, je continuerai surement à écrire, car tout ce qui n’est pas écrit me semble perdu à jamais. Je veux que si quelqu’un trouve ce journal un jour, il sache exactement ce qu’il s’est passé durant ce blackout total de la civilisation.


Une année ou deux sont passées depuis la dernière fois que j’ai écrit, car il ne se passe pas grand chose. Mais justement, aujourd’hui, je me prépare à l’événement de l’année : nous allons déménager dans le campement du bord du fleuve. Certains de notre groupe sont partis observer ce campement et il semblerait qu’il soit plutôt stable et qu’il ne soit pas trop exposé aux radiations. Heureusement, il n’est pas trop loin de notre caverne et nous pourrons donc revenir régulièrement pour entretenir le champ (c’est Hilbar qui est content, pour le coup).
Nous allons d’ailleurs essayer d’utiliser ce champ afin de nous intégrer à ce campement, en utilisant les récoltes pour faire du troc. J’essayerai également de vendre des outils afin d’aider ce camp à se construire : je pense qu’il y a là un grand potentiel.  


Cela fait plusieurs semaines que nous avons emménagé au campement, et nos journées sont bien remplies. Il existe un groupe de marchands ici et je parviens peu à peu à m’y intégrer, en proposant aux clients des choses de plus en plus variées. Nous avons décidé avec Hilbar qu’il serait judicieux d’ouvrir une petite boulangerie, car les récoltes nous rapportent beaucoup mais nous n’arrivons pas toujours à les liquider. Je prépare de mon côté la construction d’un « Four public », c’est-à-dire une salle creusée dans la roche où il y aurait plusieurs fours : ainsi, les chasseurs pourraient faire cuire leurs viande, les forgerons faire fondre le métal et Hilbar faire cuire son pain (même si je pense lui en faire un pour lui seul, quand il aura ouvert sa boulangerie).
Si nous échangeons la plupart de nos récoltes, nous en gardons cependant une partie pour nous nourrir et nous gardons également un stock de nourriture dans notre ancienne grotte : s’il y a un second accident ou un autre imprévu, nous aurons de quoi manger.


LES TRAITRES MOURRONT ET TOI AVEC EUX.


Quelqu’un a écrit dans ce journal pendant la nuit. Je ne suis pas somnambule et encore moins schizophrène, donc c’est forcément quelqu’un d’autre qui l’a fait. Je ne suspecte pas mes amis et encore moins ma mère, ils n’ont aucune raison d’écrire ce genre de chose. Et puis, honnêtement, qui est assez bête pour écrire « traître » comme cela ? Il manque l’accent circonflexe ! Quand on veut faire peur à quelqu’un, on le fait bien. Point final.


Ma mère est morte. Je l’ai trouvée ce matin dans son lit, immobile, et elle ne respirait plus. Elle peut-être morte de fatigue et de vieillesse, mais il n’y a pas de raison, elle était en pleine forme le jour d’avant.
Je pense que quelqu’un l’a tué, et je suis quasiment certain qu’il y a un lien avec la personne qui a écrit dans mon journal. Dans tous les cas, je viens de perdre la personne qui m’est la  plus chère au monde. Heureusement que mes amis me soutiennent, sinon je ne sais pas ce que je ferais.


Nous avons réussi à construire une boulangerie et le four public est presque terminé, le campement connaît en ce moment une progression énorme. Nous nous faisons beaucoup d’amis, car nous aidons énormément les autres habitants à survivre. J’ai d’ailleurs rencontré des anciens Opériens qui se sont échappé comme nous, et notamment une famille qui est un peu prétentieuse (c’est une ancienne grande famille Opérienne) mais assez sympathiques. Cependant, la plupart des habitants venant de la Cité racontent avoir vu passer une silhouette la nuit devant leurs fenêtres, alors que tout le monde et rentré chez soi. Cette personne écrirait des messages de mort sur les murs des habitants, et notamment sur ceux des rescapés de Red Opera… Et c’est surement la même personne qui a écrit dans mon journal.  J’ai donc décidé de mener l’enquête pour trouver qui elle est.


Il semblerait déjà que la Menace (nom que l’on a donné à la personne écrivant les messages de mort) écrive avec une encre indélébile, contrairement à celle que j’utilise. L’encre indélébile est extrêmement rare, et uniquement les grandes familles avaient l’autorisation de l’utiliser à Red Opera. Ce serait donc une des familles rescapées de la Cité… Mais ce qui est étonnant, c’est que j’ai retrouvé des traces de pas de chaussures de femme, car il y avait des traces de hauts talons. Et, encore plus bizarre, les traces sont très profondes, comme si la femme qui les a faites était très lourde… J’en ai donc conclu que la femme portait une armure. Or, personne ne porte d’armures dans ce campement à part les chasseurs, et encore leur armure ne les rend pas assez lourds pour laisser ce genre de traces… Je vais continuer d’enquêter sur l’origine de la Menace, mais cela va me prendre du temps, d’autant plus qu’elle n’habite pas le campement lui-même.


Je l’ai vue, cette nuit. Elle est rentrée chez moi et a fait le tour de la pièce. Puis elle m’a regardé, yeux dans les yeux et a affiché un large sourire à travers son armure. Je n’ai pas vu les détails de son armure, mais la lumière des lanternes se reflétait sur son armure dotée de rouge. Des espèces de petits mécanismes dépassaient un peu partout de son armure, sans qu’on ne sache à quoi ils servaient vraiment. Deux longs couteux dépassaient de chaque côté de son corps, des couteaux ornés de rouge et d’or.
Ce qui est d’autant plus étonnant, c’est qu’elle ne m’a rien fait, c’était comme… Un second avertissement. Elle ne m’a pas fait de mal, mais la prochaine fois que je la croise, quelque chose de grave m’arrivera.
Mai je n’ai pas peur, je continuerai à enquêter jusqu’à ce que je sache qui elle est vraiment, et quand la prochaine fois qu’elle viendra… je serai prêt.


Durant les dernières semaines plusieurs personnes ont disparu,  et d’autres sont retrouvées mortes dans chez elles. Toutes les victimes sont soit des personnes venant de Red Opera, soit des habitants comme moi qui mènent l’enquête. Et dire que je suis à la fois enquêteur et rescapé de Red Opera… cela me donne des frissons. Les personnes retrouvées mortes sont toutes retrouvées avec deux coups de couteaux dans le dos, et avec les lettres « TRAITRE » écrites sur leur front avec leur propre sang. Il faut que j’avance plus vite, car bientôt, il ne restera plus de survivants si autant de personnes meurent chaque nuit.


Elle est revenue. Elle m’a regardé avec le même sourire que la dernière fois, puis elle s’est approchée de moi, m’a mis une main sur la bouche, m’a pris la main, et m’a coupé un doigt. Je ne pouvais pas me débattre tellement elle était forte, et j’était obligé de garder ma douleur sans crier, par peur de mourir la tête coupée. Puis, elle a lentement enlevée sa main et m’a embrassé. Elle est ensuite repartie comme elle était entrée, d'un pas lent mais décidé.
Je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie. Cette femme doit être folle. C’est une psychopathe. Elle m’a encore donné un avertissement, mais que va-t-elle faire à présent, me couper un doigt chaque nuit ?


ARRÊTE, TU ME DONNES DES IDEES

Je n’en peux plus, je crois que je vais devenir fou. Elle a encore écrit, et impossible d’effacer ses messages. Je me sens observé à longueur de journée, alors que je ne vois personne. Plusieurs personnes meurent chaque nuit, alors pourquoi est-ce qu’elle ne me tue pas ? La nuit dernière, elle l’a refait : un doigt coupé, un baiser, et finit. Il faut que je parte, j’en ai parlé à mes amis et eux-mêmes me le conseillent. Je vais faire mes préparatifs et je partirai demain au lever du soleil.


TU NE PEUX PAS M’ECHAPPER.


Un doigt de moins, un baiser de plus. Je suis parti aujourd’hui, mais je ne sais pas où aller. Je vais sûrement rentrer à Red Opera car au moins, là-bas, je serais tranquille : plus personne ne doit y vivre.
Je pense donc arriver là-bas dans deux ou trois jours, et je ne sais pas ce que je ferai plus tard. J’irai peut-être voir mes amis pour aller chercher de la nourriture de temps en temps, mais  je pense en avoir assez pour l’instant.


Je cours, je me cache. Elle est là. Je suis rentré hier dans l’atelier de mon père puis, après m’être reposé, j’ai visité la partie supérieure de Red Opera. J’ai visité le quartier des commandants et généraux et j’ai décidé par la suite de rentrer dans l’ancienne demeure de l’Impératrice Dilva, et des Dirigeants avant elle. Les salles y sont magnifique, toutes sont ornées d’or et de pierres précieuses les plus rares que l’on puisse trouver. Or, quand  je suis entré dans la salle du trône, je l’ai vue. Pour une fois, elle n’était pas dans l’obscurité et j’ai pu la voir en détail. Elle portait effectivement une armure aux reflets rouges entièrement mécanisée. Et c’est à ce moment-là que j’ai compris qui c’était…
C’était Lady Dilva.
Elle était à la fois attirante et terrifiante, humaine et robotisée par son armure.
Elle m’a dit « Siltar Uradonn, vous ne pouvez pas m’échapper… Pourquoi essayez vous ? »
Elle s’est approchée peu à peu de moi et a continué :
« L’unique raison pour laquelle je ne vous tue pas et parce que vous me faites penser à mon mari… Or celui-ci est mort. Mais si vous continuez à courir… Je serai forcée de vous tuer. »
Mais je ne pouvais pas rester là. Elle est folle et elle m’aurait torturé… J’ai donc couru. J’ai couru droit devant moi, ne sachant même pas où j’allais.

J’écris ces dernières lettres dans la bibliothèque de Red Opera où sont rangés des milliers de livres, et je placerai ce journal au milieu des autres ouvrages. Je vais mourir, je ne sais pas de quelle manière mais c’est certain. Et si quelqu’un lit un jour ce journal, je m’adresse à lui : Lady Dilva n’est pas morte, et elle vit encore parmi vous. »


Un long silence tomba dans l’immense salle. Chacun des chercheurs avait un regard vide, aucun d'eux ne sachant quoi penser de l’ouvrage. C’était à la fois l’une des plus grosses découvertes qu’ils avaient fait, mais le message qu’il contenait était terrifiant. Ils repartirent ce jour là de leur expédition dans un silence de mort. Certains jetaient constamment des regards anxieux sur le côté, restant à l’affut. Aucun d’eux n’en parla à leurs familles et leurs amis, car eux même n’arrivaient pas discuter d’un chose pareille. Car Dilva était bien vivante, et elle viendrait hanter toute personne revenant sur le continent Netharien.
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